DÉMOCRATIE ET ARISTOCRATIE
de cet article, c’est-à-dire, sur Athènes et Sparte, sur la démocratie et l’aristocratie.
« Lacédémone ne fut pas environnée de murailles; on avait néanmoins Part de la fermer à rapproche des voyageurs qu'on y traitait ou comme des espions, ou comme des ennemis : Sparte était, au milieu du Péloponèse, aussi peu hospitalière que le Turent jamais la Seythie et laTaurîde; tandis qu'à Athènes on comptait souvent jusqu’à dix mille étrangers de toutes les nations, et, pourvu que les lois et la police y fussent respectées, ou y j | était ami de tout le monde, « (Pauw.)
«t Les Lacédémoniens ne contribuèrent jamais au progrès d’aucune science, ui au développement d'aucun art. » (Pauw.)
«Nous ignorerions aujourd’hui jusqu’au nom des Spartiates, si les nations av^c lesquelles ils étaient en guerre n'avaient écrit leur histoire. . Il n'existe pas aujourd hui dans le monde en lier un seul livre écrit à Lacédémone par de véritables Spartiates de race dorique. » (Pauw.)
« Une société uniquement composée de soldats ne pouvait être qu’un lléan terrible pour les États limitrophes : aussi doii-on envisager Lacédémone comme le foyer d’où s'élevaient les incendies et les discordes civiles; eL, à force de rapines et de déprédations, ou parvint à y entasser presque tout for et l'argent de la Grèce épuisée. » (Pauw )
« Les Lacédémoniens furent presque les premiers entre les Grecs qui, avides des terres de leurs voisins, portèrent la guerre chez les Messënietfê pour tirer de l’argent des prisonniers qu’ils faisaient... Il est encore notoire que T par désir de dominer sur les Grecs, ils eurent la faiblesse de se soumettre aux ordres de gens qu’ils avaient vaincus; car, après avoir combattu pour la liberté commune de la Grèce et avoir défait les Perses qui voulaient l'envahir, après les avoir forcés de retourner dans leur pays, ils leur livrèrent, par le traite fait avec Âmalcidas, les villes mêmes pour lesquelles ils avaient pria les armes, dans la vue de tirer d'eux l’argent dont ils avaient besoin pour soumettre les Grecs,.* » fPolybe.) i « Dans les oligarchies, c'est la multitude qui {ait les
&HÈCE.
révolutions. Elle prétend à TégalÜé et se soulève, parce que les avantagés ne sont pas égaux- Dans la démocratie, c'est la classe distinguée qui conspire; elle se croit supérieure et ne veut point de L'égalité» » (Aristote.)
La muUiLüde veut sa part des avantages qui doivent être communs ; ['oligarchie, se prétendant d’une nature supérieure, ia lui refuse, ia repousse avec violence ; de là tes révolutions. Qui a raison ? Qui a torL? Qui doit en supporter la responsabilité ?**-
ttSons un climat à peu près uniforme, Findolenc© est innée ; au comraire, sous nu climat variable, c'est l'amour de Vexercil pour l'esprit et pour le corps, L:* lâcheté s'accroît par l'indolence et l'inaction ; la force virile s'alimente par le travail et la fatigue. C'est à ces circonstances qu'il faut rapporter la bravoure des Européens et auSM à leurs imiitutiom , car ils ne sont pas gouvernés par des rois comme les Asiatiques. Ceux qui sont soumis à des rois sont nécessairement irès lâches, ainsi que je Fai déjà diL plus haut, car leur âme est asservie * et ils ne s'exposent pas volontiers pour augmenter U puissance d'un antre* Ceux, au contraire, qui sont gouvernés par leurs propres lois, affrontent les dangers pour eux-mêmes et non pour les autres, s'y exposent volontiers et sc jettent dans le péril- Eux seuls recueillent l'honneur de leurs victoires. Ainsi les institutions n'e&ercent pas me minime influence sur le courage, u (Hippocrate»)
a Galion, dans ses livres de la médecine trùmêgiste^ dit que la science médicale Lies prêtres égyptiens u"était que fausseté et imposture- La morde enseignée dans leurs livres n'était que trop évidemment dépravée; car non-ieuîfimenl elle tolérait, mais elle honorait les courtisanes- Leur théologie était remplie de superstitions , d'absurdités et de korcbdëries. La mag ni licence de leurs mena* ments, de leurs pyramides, pouvait bien ri'èlre que le fruit de la barbarie, qui salue souvent avec la grandeur-Aussi kacuJ/rture et la métallurgie des Egyptiens sont restées imparfaites et grossières, la délicatesse et le Uni des arts étant le résultat de la philosophie. C'est pour cela que ia Grèce, cette nation de philosophes, rayonna seule de