‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 3)Chapitre 37 sur 45 · DÉMOCRATIE ET AUTOCRATIE · texte numérisé non relu

DÉMOCRATIE ET AUTOCRATIE

l'éclat de tous les beaux-arts, tels que la peinture , la mé ta if Mrjj »c et 1 a ciselure , q u i rS o î v en t, p o u r r ep rése n 1er l es corps qu'ils imitent, en abstraire la superficie* » (Vice J

«J'aime avoir les hommes libres faire eux-mêmes les lois sous lesquelles ils vivent, comme ils ont fait leurs habitations* C’est un plaisir pour moi que mon maçon, mon charpentier, mon forgeron, qui m'ont aidé à bâtir mou logement* mon voisin ('agriculteur et mou ami le manufacturier s’élèvent tous au-dessus de leur métier, et connaissent mieux l'intérêt public que le plus insolent cbiaotix de Turquie, Aucun laboureur, aucun artisan dans une démocratie n’a la vexation et le mépris à redouter*** Etre libre, n’avoir que des égaux, est la vraie vie, la vie naturelle de l'homme; toute autre est un indigne artifice, nue mauvaise comédie, où Tun joue le personnage de maître, r autre Feselave* celui-là le parasite, et cet autre l'entremetteur* Vous m'avouerez que les hommes ne peuvent être descendus de l'êta t r naturel que par lâcheté et par bêtise- » (Voltaire,)

«Athènes, déjà très puissante, le devint encore plus lorsqu'elle fut délivrée de ses tyrans.** Les forces des Athéniens allaient Uni jours eu croissant. On pourrait prouver de mille manières que l'égalité entre les citoyens est te gouvernement le plus avantageux : cet exemple seul le démontre : tant que les Athéniens restèrent sous la puissance de leurs tyrans, ils ne se distinguèrent pas plus à fa guerre que leurs voisins ; mats, ayant une fois secoué le joug, ils acquirent sur eux une trèsgrande supériorité*» (Hérodote.)

* Pendant que la Grèce entière était dans l'attente de 1 événement, et que les Athéniens en particulier se trouvaient dans la situation la plus critique, plusieurs citoyens des familles les plus nobles et les plus ri lies, que la guerre avait ruinés, et qui, ayant perdu, avec leur fortune, la gloire et l'autorité dont Hs jouiraient, voyant en d'autres mains les honneurs et les dignités, s'assemblèrent secrètement dans une maison de Platée, et conspirèrent de renverser à Athènes le gouvernement populaire; ou, s'ils ne pouvaient y réussir, de perdre la Grèce entière, et de ïa livrer aux barbares, etc* » (Plutarque.)

« Dans tous les pays les premiers citoyens sont ennemis

de la démocratie. Si on laisse le parti des grands se for* tifier dans tes villes, bientôt on verra se détruire la souveraineté du peuple.., Vous ne trouverez pas une seule ville où les grands soient bien intentionnés pour le peuple... Jamais les Athéniens n'ont eu a se louer de s'être rangés du parti des nobles; le peuple, au contraire,s’est bientôt vu réduit en servitude: témoin la Béotie, témoin les nobles de Milel qui payèrent les services d’Athènes par une prompte désertion et le massacre du peuple. Que ne leur arriva-t-il pas d'avoir préféré les Spartiates aux Messënîens! Sparte subjugua Mcssèue, puis die flt la guerre à Athènes. » (Xénophom)

Lors de F invasion des Perses, Thèbes « n "était soumise ni à un certain nombre de magistrats, nî régie pnr la volonté du peuple, les affaires étaient entre les mains de quelques ambitieux. Dans l'espérance dii conserver plus sûrement leur pouvoir, si les Perses avaient l'avantage, ils continrent le peuple par la force, et donnèrent entrée aux barbares. » (Thucydide.)

a Enfm Cri lias fit observer à Lysandre que les Lacédémoniens ne seraient jamais assurés de l'empire de la Grèce, si la démocratie subsistaiL à Athènes. v [Plutarque*}

« Parmi les causes multipliées qui ont élevé si haut leur vertu (des Athéniens], ne plaçons pas au dernier rang notre constitution politique. Loligarchie peut bien inspirer la crainte, mais elle ne met pas dans les âmes l'horreur d’une bassesse. » (Dcmoslhène*)

« Après qu'Athènes eut perdu ses vaisseaux dans la défaite de l'Hdkspont, et qu'elle eut essuyé la plus cruel te disgrâce^ qui de nos anciens ignore que les partisans de Ja démocratie étaient disposés à tout souffrir plutôt que de recevoir Sa loi. et qu'ils trouvaient indigne qu’une république qui avait cisitïmandé aux Grecs fut assujëtie h une domination étrangère? Voilà ce qu'ils disaieut.au risque d’être exclus dos traités, comme ils le furent. Quant aux fauteurs de Y oligarchie, ils consentaient lâchement à la destruction de nos murailles, et acceptaient le joug de la servitude. Ne sait-on pas que lorsque le peuplé avait l'autorité, nos soldats occupaient les citadelles des autres villes, et que sous la domination des Trente les ennemis s'étalent emparés de la nôtre ?Ne saiL-on pas que les Lacé-

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