‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 3)Chapitre 4 sur 45 · EXPÉDITION- D’ALEXANDRE · texte numérisé non relu

EXPÉDITION- D’ALEXANDRE

le pays li l'approche d’Alexandre, afin d’affamer son armée et de l'empêcher d’avancer. f,e conseil fut accusé de timidité par les généraux de Darius. Le même Mamnon proposait encore d’envoyer une atmee en Macédoine, pour rendre à l’ennemi les maux qu'ils en recevaient, et le forcer par ce moyen à la retraite. Ce conseil ne fut pas mieux reçu que le premier. Il fut donc résolu que l’on combattrait Alexandre. L’armée perse de l’Asie-Mincure se retira derrière le Graxique, et attendit. Alexandre presse sa marche ; il va établir son camp en face de l’ennemi ; les deux armées étaient séparées par le lleuve. Alexandre, impatient de combattre, s’élance dans les eaux duGranique: treize compagnies de cavalerie le suivent, ie gros de son armée ne reste point en arrière; il lutte contre le courantdes eaux; il avancé vers les Perses au milieu d'une nuée de traits ennemis : il veut prendre terre, ainsi que ses troupes, et les Perses les repoussent avec la lance et l’épée. Cependant le héros marche de pied ferme, d combat corps à corps, et pendant qu’un général !,*. P at * us tombe sous ses coups, un autre lient epée levée sur sa tête, quand Clilus arrive, coupe a fIu p erse et sauve son roi. Les deux années se chargent, les Perses sont mis en fuite : ils laissent douze mille hommes sur le champ de bataille -331 ’Want -T*-G*). Conombre est infiniment plus gros dans la relation (TÀrain.

Alexandre, qui voulait s’attacher la Grèce, et surtout Athènes, envoya à cette ville trois cents boucliers pris sur les ennemis, >

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Le jeune héros poursuit sa marche : il traverse la Lydie, s’empare (le Sardes, fait le siège de Milel, dont il se rend malice malgré la vive défense des Perses. Ce fut là qu’il congédia son armée navale, la jugeant désormais inutile a son entreprise* 11 ne garda qu’un petit nombre de bâtiments pour le transport des machines de guerre, parmi lesquels vingt appartenaient aux Athéniens. Les Perses s'étaient retirés deMilet à Halicarnasse, où ils concentrèrent leurs forces. Alexandre marche à eux pour les combattre. Sur son passage il voit toutes les villes grecques-asiatiques se déclarer en sa faveur. Il proclame bien haut que c’est pour la liberté des Grecs qu’il fait la guerre aux Perses. Il arrive devant Halicarnasse, il en l’ormele siège. Les machines jouent ; les assauts se répètent: des deux parts la bravoure éclate ; des tours tombent sous les conps du bélier des assiégeants; des machines macédoniennes disparaissent, consumées par les feux que lancent les assiégés, qui, en outre, font de vigoureuses sorties. Alexandre se voit un moment dans une situation alarmante, il s’inquiète. Mais les vieux vétérans, par leur exemple, raniment le courage des jeunes soldais, et tous ensemble, ils repoussent l’ennemi, pénètrent dans la ville, Alexandre les rappelle : le lendemain Halicarnasse fut prise et détruite. Une parité des Perses avaient déjà fait leur retraite.

Secondé par ses généraux, Alexandre étend rapidement ses conquêtes : k Lydie, la Phrygie, la Carie, la Lyrie, la Pamphylîé, sont en sa possession. Cependant Memnon ne restait pas inactif; à la tête

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