‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 3)Chapitre 6 sur 45 · EXPÉDITION B 1 ALEX AN DRE · texte numérisé non relu

EXPÉDITION B 1 ALEX AN DRE

porter les armes ; le reste de la population, il la retient dans la captivité De nouveaux habitants furent immédiatement appelés a repeupler cette industrieuse et courageuse ville (332 av.

Dîodore de Sicile raconte le fait suivant, que je me plais à reproduire :

« L'ancien roi Stralon perdît le trône par son amitié pour Darius* Alexandre laissa Héphestion maître de choisir parmi ses hôtes celui qu'il voudrait faire roi deTyr. Voulant du bien à Fliôte chez lequel il était logé, Héphestion avait d'abord songé à le proclamer souverain de la ville. Maïs celui-ci, quoiqu'un des citoyens les plus riches et les plus considérés, refusa cette offre, comme n'ayant aucune parenté avec la famille royale. Héphestion lui demanda alors de désigner h son choix un descendant de la race royale; son hôte Inj répondit qu'il en existait un , homme sage et vertueux, mais extrêmement pauvre. Héphestion ayant répliqué qu'il te ferait nommer roi, l'iiôte se chargea de la négociation. Il sg rendit donc auprès de celui qui venait d être nommé roi de Tyr et lui apporta le manteau royal. II trouva ce pauvre homme couvert de haillons et occupé dans un jardin àptmcrdp l’eau pour un faible salaire* A près lui avoir appris l'événemen^ il le revêtit des ornements royaux, le conduisit sur la place publique et le proclama roi des Tyrieps* La multitude accueilli t ce nouveau roi avec des démonstrations de joie, ét admira elle-même ce caprice de a iortune. Balloxymcs (c'estle nom de nouveau roi) resta attaché à Alexandre, et sa royauté peut servir

d’exemple à ceux qui ignorent les vicissitudes du sort. »

Alexandre,après ce long siège, que Darius aurait dû contrarier par divers moyens s’il avait eu le cœur ou le génie qu’on a voulu lui supposer, s’éloigna de Tyr. Il marche vers Gaza, l’assiège, et se rend maître de cette ville syrienne au bout de deux mois de lutte*

Le fils de Philippe et d’ülympias pénètre dans rËgypte, pays courbé sous le joug du despotisme, et par conséquent incapable de résistance* Diodore dit ;

a II s’empara, sans coup férir , de toutes les villes ete.ee jmys; car les Égyptiens, mécontents des Per* ses qui avaîentr-firofané leurs temples et qui gouvernaient avec dureté, accueillirent avec joie les Macédoniens, »

Après avoir réglé l'administration de l'Égypte, sans rien changer à ses anciennes coutumes, Alexandre conçoit le projet de s’enfoncer dans les déserts de la Libye, pour aller consulter l’oracle de Jupiter Àmrnon,

« G’étaît un voyage, dit Qumte-Curce, qu’une petite troupe et sans attirail eût eu assez de peine à faire s car il y a grande disette d’eau par toute celte contrée, et le ciel ne lui en est pas plus libéral que la terre* Ce ne sont que sablons infertiles, qui, étant une fois échauffés par le soleil, rendent une chaleur si cuisante qu’on y chemine comme sur un feu; et l’on n’a pas seulement à combattre l’ardeur et la sécheresse du pays, mais le sableméme qui, comme il

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