‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 4)Chapitre 17 sur 48 · VIOLENCE DES FILS DE JACOB · texte numérisé non relu

VIOLENCE DES FILS DE JACOB

de leurs troupeaux, il ne parla de rien jusqu'à ce (julls fussent revenus,

« Cependant Hémor, père de Sichem, vint pour lui parler. En même temps les enfants de Jacob revinrent des champs; et ayant appris ce qui était arrivé, ils entrèrent dans une grande colère, à cause de Faction honteuse que cet homme avait commise contre la maison d'Israël, en violant et traitant si outrageusement la lïlîc de Jacobv Hémor leur parla donc, et leur dit : Le coeur de mon fils Sichem est fortement attaché à votre fille, Dannez-la lui donc pour épouse, allions-nous réciproquement les uns les autres; donnez-nous vos filles en mariage t et prenez aussi les noires.

ff Sichem dit aussi au père et aux frères de la fille: Que je trouve grâce devant vous, et je vous donnerai tout ce que vous désirerez Faites monter ses droits aussi haut que vous voudrez; demandez des présents, et je vous donnerai de tout cœur ce que vous voudrez ; donnez-moi seulement cette fille, afin que je réponse,

« Les enfants de Jacob répondirent à Sichem et h sou père, avec dessein f de les tromper , étant tout transportés de colère, à cause de Poutrage fait à leur sœur, et ils leur dirent : Nous ne pouvons faire ce que vous demandez, ni donner notre sœur à un homme incirconcis ; ce qui est une chose défendue et abomi nable parmi nous. Mais nous pourrons bien faire alliance avec vous, pourvu que vous vouliez devenir semblables k nous, et que tous les mâles

HÉBREUX

qui sont parmi vous soient circoncis. Nous vom donnerons alors nos fiïlcïs en mariage, et nous prendrons les vôtres ; nous demeurerons avec vous, et nous ne serons plus qu'un peuple avec vous.

« Si vous ne voulez point être circoncis, nous reprendrons notre fille, et nous nous retirerons,

« Cette offre plut h Hémor et k Sïchem, son (ils; et ce jeune homme ne différa pas davantage à ex£ cuter ce qu T on lut avait proposé; parce qui! aimail cette fille avee passion. Or, il était le plus considéré de la maison de son père.

a Étant donc entré dans rassemblée qui se tenait à la porte de la ville (1), ils parlèrent ainsi ail peuple :

« Ces personnes sont des gens paisibles, qui veulent habiter avec nous. Pcrmettons-lcur fie trafiquer (2) dans cette terre, et de la labourer, étant spacieuse et étendue comme elle est, et ayant besoin de gens qui s'appliquent à la cultiver ; nous prendrons leurs filles en mariage, et nous leur donnerons les nôtres» Il n’y a qu’une chose qui pourrai! différer un si grand bien, qui est qu auparavant nous devons circoncire tous les mâles parmi nous, pour nous conformer à la coutume de ce peuple. El après cela, leurs biens, leurs troupeaux et tout ra qu’ils possèdent sera à nous; donnons-leur seule-

(!) Ou voiL fréquemment dans les Histoires anciennes que tes assemblées populaires se'tenaient aux ; portes des villes.

(3) On le voit, les Juifs ont toujours trafiqué.

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