‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 4)Chapitre 18 sur 48 · VIOLES CE DES FILS DE JACOB · texte numérisé non relu

VIOLES CE DES FILS DE JACOB

meut cette satisfaction, et nous demeurerons tous ensemble, pour ne plus faire qu'un neuf, peuple .

« Ils s'accordèrent tous h celte proposition ; et tous les mâles furent circoncis*

a Mau le troisième jour d'après, lorsque la doideur des plaies de la circoncision est plus violente, deux des enfants de Jacob, Simeon et Lèvi, qui étaient frères de Dix a, entrèrent hardiment dans la ville tèpée à la main, tuèrent tous les mâles ; et entre autres Hèmar et Slchm* et ensuite Us amenèrent , de la maison de Sichem, leur sœur Bina.

« Après qu'ils furent sortis, les attires enfants de Jacob sc jetèrent sur tes morts, pilUrent toute la ville pour venger Voutrage fait à leur sœur; prirent les brebis, les bœufs et les dnés des habitants, minèrent tout ce qui était dans les nia won# et dam les champs, et amenèrent leurs femmes captives avec leurs petits enfants .

fr Après cette exécution si violente, Jacob dit à Siméon et h Lévi : Vous m'avez mis tout en désordre. et vous m'avez rendu odieux aux Chanancens et aux Phérézéons qui habitent ce pays. Nous ne sommes que peu de monde ; et Us s'assembleront tous pour m*attaquer et me prendront avec toute ma maison .

« Scs enfants lui répondirent : Devaient-ils abuser ainsi de notre sœur comme d'une prostituée? »

Les enfants de Jacob ne commettent-ils pas !;'t un odieux guet-à-pons? Sichem, le fils du roi, est coupable; mais que ne laiMl pas pour se taire par-

HÉBREUX

donner sa faute? Combien lui et son père se montrent liants, généreux envers des étrangers? Mais ees étrangers sont sans bonne foi et ont un cœur de roche : aussi massacrent-ils tous tes males qu'ils peuvent atteindre; Us pillent les richesses ; ils détruisent ce qu'ils ne peuvent emporter; ils réduisent en esclavage les femmes et les enfants..... Quelle hypocrisie, quelle barbarie, et comment pourri ons-nous, après de telles exécutions, croire à la sainteté des vieilles mœurs !... Non. il n’est pas vrai que la perfection même soit à l'origine des choses, et qu'ri n 7 y ail point de progrès à réaliser. Rira n’est plus orgueilleux, plus corrompu que le sauvage, Maïs il est vrai qu’il unit à ses vices un certain enthousiasme qui fait sa force et sa vertu.

Lorsque Ésaü alla tout en colère au devant de son frère, et que ce frère en fut averti, « Jacob cul une grande peur, dit la Bible; et dans la frayeur dont il fut saisi, il divisa en deux bandes tous ceux qui étaient avec lui et les troupeaux, les brebis, les bœufs et les chameaux, en disant : Si Ésaü veuUt* laquer une des troupes, l’autre, qui restera, sera sauvée. » Ici te même caractèrese manifeste.

Est-il possible que Jacob n'eût point connu l’affreux dessein de ses enfants ? que tant de crimes se soient commis sous ses yeux sans qu’il ait pu s’y opposer? Ce patriarche était donc sans autorité, sans influence sur sa famille? et encore, qu'esH^ qui l’inquiète, qui le frappe le plus? que dit-il après le massacre dont ses fils se sont rendus coupables!

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