JOSEPH ET SES PREHES
Seigneur : cet entant ne peut quitter son père ; ear s’il le quitte if le fera mourir. Vous dites à vos serviteurs : Si le dernier de vos frères ne vient avec vous* vous ne verrez plus mon visage.
« Lors donc que nous fûmes retournés vers notre père, votre serviteur, nous lui rapportâmes tout ce que vous aviez dit, mon Seigneur* Et notre père nous ayant dit quelque temps après : Retournez en Égypte pour nous acheter encore un peu de blé, nous lui répondîmes : Nous ne pouvons y aller seuls* Si notre jeune frère vient avec nous, nous irons ensemble; maïs à moins qu'il ne vienne, nous n’osons nous présenter devant relui qui commande en ce pays-lu. Il nous répondit ; Vous savez que j'ai eu deux fils de Rachel» ma femme. Lïm d’eux étant allé aux champs, vous m’avez dit qu’une bête Pavait dévoré, et il ne paraît point jusqu’à cette heure* Si vous amenez encore celui-ci et qu'il lui arrive quelque accident dans le chemin, vous accablerez ma vieillesse d’une affliction qui la conduira au tombeau.
<* Si je me présente donc îi mon père, votre sei^ viteur, et que l’enfant n’y soit pas, comme sa vie dépend de celle de son bis, lorsqu’il verra qu’il n’est point avec nous, il mourra, ci vos serviteurs accableront sa vieillesse d’une douleur qui le mènera au tombeau.
<t Que ce soit donc plutôt moi qui soit votre esclave, puisque je me suis rendu caution de cet enfant et que j’en ai répondu a mon père, en lui disant : Si je ne le ramène, je veux bien que mon
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père m'impute cette faute, et qu'il ne me la parèofM jamais.
* Ainsi je demeurerai votre esclave, et servirai mon Seigneur à la place de reniant, ahn qu'il retou rue avec ses frères ; car je ne puis pas retourner vers mon père sans que reniant soit avec nous, à peur que je no sois moi-môme témoin de fextrênf affliction qui accablera mon père.
« Joseph ne pouvait plus se retenir; et parce qu'il était environné de plusieurs personnes, il coinmanà que Ton fît sortir tout le monde, afin que nul étranger ne fût présent lorsqu'il se ferait connaître à frères. Alors les larmes lui tombèrent des yeux, il éleva fortement la voix, fut entendu des Égyptiens, et de toute la maison de Pharaon* et dit à ses frères Je suis Joseph. Mon père vit-il encore? Mais ses frère ne purent point lui répondre, tant ils furent saisi* de frayeur.
« Il leur parla donc avec douceur, et leur dit : Approchez-vous de moi. Et s’étant approchés de lui. il ajouta: Je suis Joseph, votre frère, que vous ave; vendu àdes marchands qui m’ont amené en Égypüt
« Ne craignez point, et ne vous Affligez point ilt ce que vous m’avez vendu pour être conduit en & pays-ci ; car Dieu m’a envoyé en Egypte avant voffi pour votre salut. Il y a deux ans que la famines commencé sur la terre, et il en reste encore cinq pendant lesquelles on ne pourra ni labourer ni w cueillir. Dieu m'a fait venir ici avant vous pour voit? conserver la vie, et afin que vous puissiez avoir des vivres pour subsister. Ce n’est point par voir*