LES DIX COMMANDEMENT DE MOÏSE. U
Qu'il ne faut point commettre de meurtre*
Qu’il ne faut point commettre d 1 adultère.
Qull ne faut point dérober.
Qu'ïl ne faut point porter de taux témoignage. Qu'il ne faut point désirer aucune chose qui appartienne à autrui.
« Or tout le peuple entendait le tonnerre eüe son * de la trompette, dit la Bible, et voyait les lampes « ardentes et la montagne toute couverte de fumée; « et dans la crainte et l'effroi dont ils étaient saisis, a ils se tinrent éloignés, et ils dirent à Moïse : Paru le^nous vous-même et nous vous écouterons, n Moïse s’était entouré de l’appareil le plus imposatis, il avait mis tout en œuvre pour inspirer l'effroi et la soumission aux têtes dures qu’il avait à gouver- Qer * Maintenant, bien qu'il continue à consulter Bleu, ou la justice, il parlera lui-même.
Après avoir donné les dix commandements, qui sont la base des lois, et dans lesquels il ne reconnaît qu’un seul Dieu, et repousse toute figure taillée de tout ce qui respire, blâme indirect du culte égyptien, qui mettait au rang des dieux, des ibis, des bœufs et des crocodiles, ainsi que les images taillées de ces bêtes divinisées. Moïse donne aux Israélites le code le plus complet jusque-là (1491 av. J.-C É )
A plusieurs reprises il était monté à la cime du Si n ai , mais deux fois principalement 0 y resta quarte jours et quarante nuits a converser avec Dieu, ou absorbé dans ses profondes méditations*
Dans la suite il continua son œuvre de législateur
SU HÉBREUX
en marchant avec les enfants d'Israël ou en se reçu ci liant dans T arche sainte, ou temple portatif, qu'il fit construire et que tes Hébreux dressaient à chaque campement. Il faisait donc des articles à lois à mesure que le besoin sVo faisait sentir; et cela doit nous avertir que nous ne devons pas cher* cher dans le code mosaïque un ordre méthodique, que les circonstances ne permettaient pas de suivre.
Ceux qui voudront connaître le code mosaïque à fond, liront la Bible; quant à moi, je ne puis qu'en donner quelques extraits, qui en révéleront cependant l'esprit et lu tendance.
On sait quelle est la grandeur de l'œuvre q^ Moïse place sous la protection de Dieu, Voici corn* ment le Seigneur parle suivant notre profond & sage législateur :
« Je suis le Seigneur votre Dieu, qui vous ai tiré « de l'Égypte, de la maison de servitude... Vous; « n'aurez point de Dieux étrangers devant mou « Je suis le Dieu fort ci jaloux qui venge l'iniquité « des pères sur les enfants jusqu'à la troisième €U tt q uatrièine géi i érutîon, et qui fait miséricorde duitf « la suite de mille générations à ceux qui m’aiment « et gardent mes préceptes.
« Vous ne vous ferez pas de dieux d’argent nid* « dieux d’or. Vous me dresserez un autel de terre, « et vous offrirez dessus vos holocaustes,'.... Si V0$ <f me faites un autel de pierre, vous ne le bfttîrei « point de pierres taillées ; car il sera souillé si VOUS 1 1 y employez le ciseau * (la Bible).
Les Égyptiens avaient des quantités considérable
LOIS ü£ MOÏSE,
de Dieux; ils en adoraient les figures taillées, et leurs autels étaient splendides. Moïse, lui, ne veut qu'un seul Dieu ; il repousse toute idole, et l’autel de la divinité doit être simple comme la nature. Il est dit que Dieu punit jusqu'à quatre générations, mais qu'il récompense jusqu'à mille eu laveur des pères qui ont gardé ses préceptes,
La nature déploie aussi la même bonté et la même rigueur sur les générations des hommes. Si un père dissipe son bien, ses descendants végéteront ; s'il se livre à la débauche, s'il s’épuise, s'il vicie son sang, sarace sera maladive et exténuée, et elle souffrira d'un crime qui ne fut pas le sien propre. Ainsi, vivons bien, non seulement en vue de nous-mêmes, mais encore dans l'intérêt de notre postérité, à laquelle il dépend de nous de laisser en partage ou le bien ou le mal. Dieu et la nature sont d'accord ; soumettons-nous doue à leurs décrets, quelque sévères et rigoureux qu'ils puissent être*
« Le Seigneur dit à Aaron (et aux prêtres) : Vous « ne posséderez rien dans la terre des enfants d'Is-
* raêl, et vous ne partagerez point avec eux* C'est « moi qui suis votre part et votre héritage au milieu
* des enfants rllsraël » (la Bible).
Du temps de Joseph, quand le peuple égyptien perdit ses biens et sa liberté, les prêtres seuls restèrent propriétaires, parce que Pharaon l'avait ainsi voulu. Chez les Israélites, il en sera autrement, le peuple possédera des terres à l'exclusion des prêtres, qui vivront des dîmes et de l’autel. Et, en effet, qu'ont-ils besoin, les prêtres, d'être propriétaires?
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S'ils se font aimer du peuple, ne seront-ils pourvus de tout?
<r Si vous achetez un esclave hébreu , il vous scr* vira durant six ans ; et le septième, il sortira libre <f sans vous rien donner,
<t Si la pauvreté réduit votre frère à se vendrez « vous, vous ne l'opprimerez point en le traitant « comme les esclaves. Mais vous le traiterez comice <r un mercenaire : il travaillera chez vous jusqu'à Tan- « née du jubilé ; et il sortira avec ses enfants, et n* « tournera à la famille et b l'héritage de ses pères.»
Si un étranger, qui est venu d’ailleurs, s'enri* « chît chez vous par son travail, et qu'un de vos « frères étant devenu pauvre, se vende à lui oui « quelqu'un de sa famille, il pourra être racheté w après qu’ii aura été vendu... * (la Bible).
On le voit, si la loi ne détruit, pas l'esclavage, die le modifie, et radoucit singulièrement en faveur èt l'Hébreu; aucun législateur n'avait encore si bien traité les pauvres de sa patrie.
« Vous n’attristerez et n'ainïgerez pas l’étranger: « parce que vous avez été étrangers vous-nu« w dans le pays d'Égypte.
« Que la justice se rende égale parmi vous, soit « que ce soit un citoyen, ou un étranger qui ait « péché, parce que je suis le Seigneur votre Dieu * (la Bible).
Moïse pense souvent aux étrangers, et il dit an peuple : Aimez donc aussi les étrangers, parce qitf vous l'avez été vous-mêmes dans l'Égypte.
LOIS DE JMOÏSE*
Dieu dît aux juges : a Vous ne recevrez point la « parole du mensonge, et vous ne prêterez point la
* main à Fini pie, pour porter un faux témoignage « en sa faveur. Vous ne vous laisserez pas emporter
* à 3a multitude pour faire le mal; et dans les juge-
* ments, vous ne vous rendrez point h Davis du plus fl grand nombre pour vous détourner de la vérité*,,
«r Vous ne vous écarterez pas de la justice pour « condamner le pauvre* Vous fuirez le mensonge ;
* vous ne ferez point mourir rinnocent et ie juste, « parce que j’abhorre l'impie*
« Fou* ne mettrez aucune différence entre les per- « ïoftne#, vous écouterez le petit comme le grand, et « VOLS n’aurez aucun égard a la condition de