‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 4)Chapitre 35 sur 48 · MORT UE MOÏSE · texte numérisé non relu

MORT UE MOÏSE

rm

Dernière» réflexion* ttur MoÏHt.

Nous nous sommes étendu sur les Hébreux ; mais nous le devions; car ils sont tout peuple* Parmi eux, point d'intrigues de cour, point de guerre do dynastie ; chez eux c'est la vie patriarcale ; c'est la vie nomade sous les tentes et dans le désert, avec ses vices et ses vertus; avec ses affections naïves et ses fureurs sans bornes* Cette histoire des temps primitifs peint encore les mœurs actuelles des montagnards de la Syrie et d'une partie des Arabes africains, et elle méritait toute notre attention. Quant à Moïse, nous ne pouvions moins faire que de nous y attacher fortement. Souvenons-nous qu'il a puissamment remué les idées et agi sur le inonde U.

Moïse était naturellement violent* En Égypte, il voit un Égyptien outrager un Hébreu; il tue cet Égyptien et l'enterre dans le sable ; dans le pays de Madian, des jeunes tilles, après avoir puisé de F eau pour abreuver leurs brebis, sont mises en fuite par des bergers qui s'emparent de Fange, Moïse se bat, ae montre violent avec les violents, et son courage fait triompher le droit du faible. Quand il descend du Six ai, s'il voit le peuple adorer le veau d'or, il s'irrite, et dam sa colère, il brise les Tables de la loi. Moïse se montre plus d'une fois cruel envers Israël; et des milliers d'hommes périrent sous ses coups* Mais avec un tel peuple, pouvait-il réaliser sou ceuvre et ses plans de réformes s'il n'eùt eu un bras de fer ? Non. Et la preuve de ce que nous avançons se trouve dans ces paroles qu'il adresse aux Hébreux au moment de mourir :

Page 1