TRAHISON UES NOBLES THÉBA1NS
« alors ni soumise à un certain nombre de rnagîs- « trais, ni régie par ta volonté du peuple ï mais, ce « qui est le plus contraire à un gouvernement légal « et modéré, et ce qui approche ïe plus de la tyrantt nie, te affaires étaient dam les mains de quelques a ambitieux. Dans l'espérance de conservcr plus a sûrement leur pouvoir, si leMède avait l’avantage,
« ILS CONTINRENT LE PEUPLE PAR LA FORCE, ET DON- « NÈRENT ENTRÉE AUX BARBARES (480 RV* LC*)* >i
Mais ces quelques ambitieux, qui continrent le peuple, qui Farinèrent pour une indigne cause, qui donnèrent entrée aux barbares, qui se firent leurs auxiliaires pour asservir la Grèce, sur qui s'appuyaient-ils? Sur qui? Sur îaclasse aristocratique dont ils étaient les chefs.
Pour ceux qui prétendraient que Thucydide ne désigne lui-môme pas assez nettement ceux qui sont 1 objet de son accusation, j’ajoute ces quelques lignes de Plutarque :
« Le fort du combat (à Platée) eut donc lieu contre tt les Thébàins , dont les principaux et les plus « puissants avaient embrassé le parti des Modes, fi et s’étaient servis de leur ascendant sur la multi- « Unie, pour Feu traîner dans cc parti contre son « gré* »
J’ajouterai encore ceci du même Plutarque :
« Les barbares (les Perses), ayant forcé le passage « (des Thermopyles), gagnèrent le haut des mon-
* légués et entrèrent sur les terres des Thébains.
* Alors le Lacédémonien Dcmarate(le traître dont a nous avons parlé) fît connaître au roi de Perse
ï. IV*
GRECE
« Attagimis, son ami, chef du parti oliGrachïqüe , <t et lui obtint sa protection, «
On sait le reste. Ainsi, deux rois grecs , des nobles êrétriem, des nobles thébaim, trahirent k patrie commune; et les Athéniens môme donnèrent leur contingent à la trahison* Lorsque Hippias, le fils de Pisistratc, marchait contre sa patrie dans les rangs de Tannée étrangère, il avait dans Athènes, comme auprès de sa personne, des partisans , des nobles amis qui faisaient des vœux pour le triomphe des barbares* Hérodote nous dit que, quand Athènes fut prise, les bannis athéniens de h suite de Xèrxës sacrifièrent aux dieux suivies ruines fumantes de la patrie* Voici ce que nous dit Pluturque de ces mômes Athéniens, on plutôt de cmi qui, plus coupables encore, étaient restés dans les rangs des défenseurs de la Grèce pour les trahir à propos :
<* Pendant que la Grèce entière ôtait dans Pat* « tente de T événement, et que les Athéniens en, « particulier se trouvaient dans la situation la phii « critique , plusieurs citoyens des familles les « plus nobles et les plus riches, que la guerre * avait ruinés, et qui, ayant perdu, avec leur t'or- « Lune, la gloire et l'autorité dont ils jouissaient,
« voyaient en d’autres mains les honneurs et les éi*
« gnités, s'assemblèrent secrètement dans une n maison de Platée, et conspirèrent de renversera « Athènes le gouvernement populaire ; ou, s’ils ne