‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 5)Chapitre 17 sur 32 · VERTU DE LA DÉMOCRATIE · texte numérisé non relu

VERTU DE LA DÉMOCRATIE

« ration se tramait au milieu des camps; et la eorruption avait déjà fait de grands progrès lorsque « Aristide en fut averti (47'J av. »

Je me borne à dire que ce général conjura tous les dangers par sa prévoyance et sa sagesse*

Je ne veux pas parler des autres peuples qu'on if entraîna dans les rangs de Tannée perse, qu’après les avoir soustraits à l'influence démocratique par Texil ou le meurtre des chefs de ce parti.

Nous Pavons démontré, si les historiens signalent des trahisons pendant les temps les plus difficiles île la Grèce, ils les imputent aux. puissants* Ainsi les rois, ainsi les nobles, ainsi Pohgarchie peuvent trahir la patrie, les pauvres, jamais I,*.* Ils savent combattre, ils savent vaincre ou mourir pour elle, voilà tout ; et c'est là Téternel honneur de la démocratie! Quand donc sa rivale se dégradait, elle resta pure de toute souillure*

Nous avons dit comment les Spartiates et les Athéniens s’étaient signalés dans la guerre; jusqu'à quel point ceux-là étaient jaloux de ceux-ci, et cependant nous devons reprendre le fil de la narration pour préciser ce que nous n'avons fait qu'indiquer en passant.

Ta us anias, le vainqueur de Platée, avait été puni de mort chez les Spartiates pour prix de sa trahison, Thémistpde, dont la vertu iTétait pas sans tache, avait jugé prudent de fuir le jugement de ses concitoyens et de se réfugier chez les Perses* Ces deux illustres généraux eurent pour successeurs, dans le commandement en chef désarmées, des hommes

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de mérite, dont plusieurs avaient fait leurs preuves depuis longtemps. Les Spartiates comptèrent pantii leurs généraux les plus célèbres : LéotycMde, Archidamus, Nicomède, Cnéimzs, Brasîdas, AMdas; les Athéniens étaient commandés par Aristide, Ci mon, XatUhïppe, Myromde, Tolmïde, Carcinus, Périclès. AuUuitTliémîstocle, ce parvenu de génie, Jetait montré fier, hautain, blessant envers ses concitoyens, autant Aristide fut simple, doux, bienveillant, populaire.

Feu après la bataille de Platée, qui assurait ah Grèce son indépendance, « il se tînt, dit Plutarque, une assemblée générale de toute la Grèce, dans laquelle Aristide proposa le décret suivant :

« Tous lu s chefs et tous les députés des villes de la Grèc* s'assembleront tous les ans à Platée, pour y faire des sacrifices aux dieux : ou y célébrera, chaque cinquième année, des jeux qui seront appelés : les jfx-x de la liberté; on lèvera dans toute la Grèce dix mille hommes de pieij cliniilft chevaux, et on équipera une flotte de cent vaisseaux pour faire la guerre aux barbares. Les Platéeus sû* mm regardés comme des hommes saints, et consacrés aui dieux, â qui iis feront des sacrifices pour le salut de h Grèce. »

Ce décret fut adopté, et tous les ans on célébrait h Platée l'anniversaire de la mort des Grecs qui avaient péri dans la bataille qui porte le nom de celte ville; on y célébrait également, tous les cinq ans, le jeux de la liberté; cl cette cérémonie entretenait le culte de la patrie*

Ce sage citoyen ne s’en tint pas là. Nous avons parlé des lois de Solon ; nous avons dit que, d'après la constitution de ce législateur,les pauvres étaient

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