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frrafiquettt de la calomnie, sont également le fléau de celui qu'ils déchirent et de celui qui les écoute.
u II faut supporter sans murmurer Je joug de la fortune et ne point s'irriter conLre l'aiguillon de la nécessité. Voilà la leçon de la raison ; je veux ta suivre. Plaise aux dieux que je passe ma vie dans la familiarité des gens de bien , et que mes chants soient toujours consacrés à la gloire 1 »
Rajouterai encore les fragments suivants, pris ça et là dans les odes du poète :
« Ainsi donc, l'homme qui possède la sagesse et la vérité, doit profiter du présent pour jouir du bonheur que les dieux lui ont accordé, car le jour de la vie est tantôt serein, tantôt troublé par les orages, et la félicité des mortels iPest jamais de longue durée. Pour moi, quelque traitement que le sort me prépare, je saurai toujours me mettre à la portée des autres hommes r simple avec les petits grand avec les grands. Quelle que soit ma fortune, je m'y soumettrai sans murmure, et tâcherai de nVeu contenter,... »
« Eh ! quel homme peut dérober ses actionsaux regards des dieux; »
« C'est à l'école du malheur que l'homme acquiert la prévoyance et la sagesse, n
« Les antiques vertus qu'altèrent les siècles et les hommes, reprennent enfin leur première vigueur. Les champs ne se couvrent pas tous tes ans de riches moissons; les arbres ne voient pas, chaque printemps, leur tète parée de (leurs odorantes, et chaque automne , leurs rameaux chargés de fruits; leur fécondité s'éteint et se renouvelle alternativement. Ainsi périt et se renouvelle îa force des mortels par l'ordre du destin, n
« Une vertu innée est d'un grand poids dans îa balance de la gloire, Lelui qui la possède est véritablement grand. Il homme, au contraire, qui doit tout à l'art et à l’étude , vit dans l'obscurité, obéissant à mille impulsions diverses, marchant toujours d’un pas chancelant , et ne faisant qu'effleurer des vertus, auxquelles son âme faible ne peut s’élever... u
« Q u au là mol, je borné mes désirs aux choses que les
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dieux ont mises à nia portée; et quand je considère qtn’ de tous les biens que peuvent donner les institutions poli tiques* la médiocrité est le plus solide et le plus florissant* je |daîns le sort des princes et des nés. Je m'exerce sao* bruit aux vertus privées* loin de ta (tasse exvie, $&/ïrotitw en rifc-méme son propre châtiment* et qui se consume «i voyant le bonheurae celui qui* élevé au faîte des grandeurs* vit en paix à l'abri de ses cruelles atteintes*
« Heureux le mortel qui* parvenu aux noirs confins <k la vie* lègue à ses enfants avec une douce médiocrité, me bonne renommée* le plus précieux de tous les biens.,, »
« Une grande àme, un cœur sublime, nous rapprochent des immortels, w