PROPHÉTIES IVI5AÏE
m'offrez? dit le Seigneur, tout cela m'est à dégoût Je n'aime point les holocaustes de vos béliers, ni la graisse de vns troupeaux, ni le sang des veaux, des agneaux et des boucs.
« Lorsque vous veniez devant moi pour entrer dans mon temple, qui vous a demandé que vous eussiez ces dons dans les mains?
« Ne m'offrez plus de sacrifices inutilement : l'encens iîi’jH en abomination : je ne puis plus souffrir vos nouvelles lunes, vos sabbats et vos autres fêles : l'iniquité règne dans vos assemblées.
ii Je hais vos solennités des premiers jours des mois et tou ira les autres : i«l!es me sont devenu es à charge ; jesuis lus «Je lessétfflrîr.
i\ Lorsque vous étendrez vos mains vers moi, je détournerai mes yeux de vous; et lorsque vous ffftïtttplierez vos prières, je ne vous écouterai point ; parce que vos mains sont pleines de sang*
« Lavez-vous, purifiez-vous, otez de devant mes yeux la mrtlignilc de vos pensées; cessez défaire le mal ; apprenez a faire le bien ; recherchez ce qui est j Liste ; a^ stez fbpprimé ; laites jus^æ à l'orphelin ; cié fe 11 tez 1 a ifeo vc.
« Et après lu venez, e i $oui n cz voire *.* .use 1 1c*va 1 1 1 moi, dît lé Seigneur, Quand vos péchés seraient comme r écarlate , ils deviendront blancs coumir !a neige ; et quand iis seraient ronge? rumine 3 - %-mis 3 Ion , ils seront blancs comme la laide la plus blanche.
* Si vous voulez in écouter, vi lasserez raK^tsiés des biens de la terre. Si vous uu-îc voulez pas, et si vous m'irritez rutiîrc vous, l'époe vous dévorera: car c'est le Seigneur qnï l'a prononcé de sa bouche.
* Vus princes sont des in fidèles: iis sont les compagnons 4*s voleurs. Ms aiment tous les présents ; ils ne cherche ut ipic lé gain et l'intérêt. Ils ne font point justice au pu- Çjlfe, et la rause de la veuve «a point d'accès ïiuprv.s a eux.
« C'est pourquoi le Seigneur, le Dieu des années , le fnrtd'Israël a dit : Hélas! je me consolerai dans la perte, de ceux qui me combattent, et je serai vengé de mes en* Demis,
El fé le mirai ma main sur vous ; je vous purifierai de lente votre écume par le feu ; j'nierai tAlit fêla in qui est en vous
102 EÎKllRECX.
« El je^ÈtafiUrai vos juges comme ils ont été data et vos conseillers comme ils étaient autrefois : et apm cela vous serez appelée la cité du juste, la ville fidèle*
n Sion’isera rachetée par mi juste jugement, et elle sera rétablie par la justice* » (Isaïe, chap. i.)
« Entrez dans la prière, et cachez-vous dans les oimt tares delà terre pour vous mettre il couvert de la tem¥ du Seigneur, et de la gloire de sa majesté*
« Les yeux altiers de l'homme seront humiliés; labaih fesse des grands sera abaissée, et le Seigneur seul parafe grand en ce jour-là-
* «Car le jour du Seigneur des armées va éclatera tous les superbes, sur les hautains, et sur tous les ins>lents; et iis seront humiliés.
« Il va éclater sur tous les grands et hauts cèdresdv Liban, sur tous les chênes de Basan, sur toutes les montagnes les plus hautes, et sur tontes les collines les plusè vëes, sur toutes les tours les plus hautes, et sur toutes k murailles les plus fortes, sur tous les vaisseaux deThasé et sur tout ce qui est hea 1 et qui plait à Foui.
« El l'élévation de l'homme sera abaissée, la hâtifea des grands sera humiliée; le Seigneur seul paraîtra grao; en ce jour-là. n (Isaïe, chapon.)
« Dites au juste qu'il espère bien, parce qu'il recueillera le fruit de ses œuvres. Malheur à H copie qui ne pense qtt'a mal, parce qu'il sera puni selon la mesure de ses erioak
« Mon peuple a été dépouille par ses exacteurs; et de fe aimes les ont dominés. Mon peuple, ceux qui vous ûm bien heureux, vous séduisent, et ils rompent ïc chtfP- 1 par ou vous devez marcher.
« Lrî Seigneur entrera en jugement avec les anciens*! les princes de sou peuple, parce que vous avez mangé Md le fruit de la vigne, cl vos maisons sont pleines dfe dépouilles du pauvre.
« Po u rq U o i fo ni ez-vo ns n ux pi cd s mon peu pie ? pûu ' meurtrirez-vous de coups le visage des pauvres? ditli S i - omr, le bien des armées. » (Isaïe, chap. eii.)
u J'ai attendu queia maison d'Israël fîtdes actions juste et je ne vois qu'inïquîté ; et qu'elle portât des fruits rf* justice, et je lien tends que les cris de ceux qui sont dans
Poppre^imi.
PROPHÉTIES B'fSÀÏË*
« Malheurà vous qui joignez maison à maison, et qui ajoutez terres à terres, jusqu'à ce qu'en fin le lieu vous manque : serez-vous donc les seuls qui habiterez sur la terrer
« l ai appris ce que vous faites, dit le Seigneur des armées : et je vous déclare que celle mulLitudede maisons, ces maisons si vastes et si embellies seront toutes déserles sans qu'un seul homme y habile,
si Car alors dix arpents de vignes rempliront à peine un petit vase de vin, et trente boisseaux de blé qu'on aura semés n'en rendront que trois,
« Malheur à vous, qui dites que le mal est bien, et que îe bien est mal ; qui donnez aux ténèbres le nom de lumière,et à la lumière le nom de ténèbres ; qui faites passer pour doux ce qui est amer, et pour amer ce qui est doux,
« Malheur à vous, qui êtes sages à vos propres yeux,et qui êtes prudents en vous-mêmes,
« Malheur à ceux qui établissent des lois d'iniquité, et qui font des ordonnances injustes , pour opprimer les pauvres dans le jugement, pour accabler l'innocence des plus faibles de mon peuple par la violence, pour dévorer ta veuve comme leur proie, et pour mettre au pillage le bien des pupilles.
b pue ferez-vous au jour où Dieu vous visitera, au jour de l'affliction qui viendra de loin Tondre sur vous? À qui aurez-vous recours, et où laisserez-vous voire gloire?
« Mais il jugera' les pauvres dans la justice, et il se déclarera le juste vengeur des humbles qu'on opprime sur la terre ; il frappera la terre par la verge de sa bouche, et il tuera l'impie parle souffle de ses lèvres.» [IsAÏt:, ehap. v.)
a Vous jeûnez, dit le Seigneur, et vo y ,g fai les des procès et des querelles, et vous frappez vos frères avec une violence Impitoyable. Ne jeûnez plus à l'avenir comme vous avez fait jusqu'à cette heure, en faisant retentir Tair do vos cris.
« Le jeu lie que je demande consiste-l-il à faire qu'un homme afflige son àme pendant un jour,qu’il fasse comme un cercle de sa tète en baissant le cou, et qu'il prenne le «ac et la cendre ? Est-ce là ce que tous appelez un jeûne, et on jour agréable au Seigneur?
« Le jeûne que j'approuve n'est-ee pas plutôt celui-ci ?
ÎEÉBREUXt
Itompez les chaînes de l 1 impiété, déchargez de tous leurs fardeaux ceux qui en sont accables; renvoyez libres ceux qui sont opprimés par la servitude, et brisez tout ce qui charge les autres*
a Faites part de votre pain à celui qui a faim, et faite? entrer en votre maison les pauvres et ceux qui ne savent où se retirer. Lorsque vous verrez un homme nu, revètezle; et ne méprisez point votre propre chair*
« Alors votre lumière éclatera comme l'aurore ; et vous recouvrerez bientôt votre santé ; votre justice marchera devant vous, et la gloire du Seigneur fermera voire marche.
« Alors vous invoquerez le Seigneur, et il vous exaucera: vous crierez vers lui et il vous dira : Me voici Si vota ôtez la ch aine du milieu de vous, si vous cessez d'étendre la main contre les autres, et de dire des paroles désavantageuses à votre prochain :
« Si vous assistez le pauvre avec une effusion de cœur, et si vous remplissez de consolation Pâme affligée, votre lumière se lèvera dans les ténèbres, et vos ténèbres deviendront corn me le midi.
« Le Seigneur vous tiendra toujours dans le repos; il remplira votre âme de ses splendeurs, el il vous engraissera vos os : vous deviendrez comme un jardin toujours arrosé, et comme une fontaine dont les eaux ne sëcheal jamais.
a Alors vous trouverez vos délices dans le Seigneur; je vous élèverai au-dessus de ce qu'il y a de plus élevé sur la terre, et je vous donnerai pour vous nourrir Théritop de Jacob votre père, car c'est la bouche du Seigneur qui a parlé, r> (Isaïe, chap. lvîji.)
<t L"esprit du Seigneur s'est reposé sur moi, parce qoo le Seigneur m'a rempli de son onction : il m'a envoyé pour annoncer sa parole à ceux qui sont doux, pour guérir ceux qui ont le cœur brisé; pour prêcher la grâce aüï captifs, et la liberté à ceux qui sont dans les chaînes;
« Pour publier Tannée de la réconciliation du Seigneur, et le jour de la vengeance de notre Dieu, pour consoler ccui qui pleurent ;
a Pour avoir soin de ceux de Sirm qui sont dans N larmes; pour leur donner une couronne au lieu de !;L cendre, nue huile de joie au lieu des larmes, et un viHc*
FPiOPHiin ES' d É je n :bi 11: , 0 i
ment île glotfë milieu il'im esprit affirmé : et il y mira il m ■die des hommes puissants en justice, qui seront des pbm -
du Seigneur pour lui rendre gloire .» ils-uu, chup. m.
« Ecoutez, peuple insensé, qui êtes sans entendement fl sans esprit ; qui avez îles yeux et ne voyez point, qui avez des oreilles cl n'en tendez point.
« Ne me respecterez-vous donc point? dit le Seigneur, et ne serez-vous point saisis de frayeur devant ma face ; moi qui ai mis le saj>Ic pour borne' à ta mer, qui lui ai prescrit une loi éternelle qu'elle ne violera jamais? Se* tagues s'agiteront, et elles ne pourront aller au-delà ; ses Ilots s'élèveront avec furie, eïils ne pourront passer ses limites.
« Mais le cœur de ce peuple est devenu un cœur incrédule et rebelle, ils se sont retires, et s'eu sont allés.
« Ils n'ont point dit en eux-mêmes : Craignons le Seigneur notre Dieu, qui donne en son temps "aux fruits de Ici terre les premières et les dernières pluies, et qui nous conserve tous les ans une abondante moisson.
« Vos iniquités ont détourné ces grâces, et vos péchés se son t opposés au bien que j’étais prêt à vous Taire; parce qu’il s'est trouvé parmi mon peuple des impies qui dressent des pièges comme on en dresse aux oiseaux, et qui tendent des filets pour surprendre les hommes.
a Leurs maisons sont pleines des fruits de leurs tromperies, comme un trébuche test plein des oiseaux qu’on y a pris ; c’est ainsi qu’ils deviennent grands et qu'ils sourî- Ctoent,
« lis sont gras, ils sont vigoureux, et en même temps ‘b violent maiot par les actions les plus criminelles. Ils M'entreprennent point la défense de la veuve ; ils ncsoii- ^ ntt élit point le droit du pupille, et ils ne font point justice aux pauvres.
a We punirai-je point ces excès? dit le Seigneur, et ne me vengerai-je pas d’une nation si criminelle?
« Il s’est fuit sur la terre des choses étranges, cL qu'on ne peut écouter qu’avec le dernier étonnement.
<i Les prophètes débitaient des mensonges comme des prophéties ; les prêtres leur applaudissaient, et mon peupie y trouvait son plaisir. Quelle sera donc enfin la puui- Uiuj que je lui réserve ? » (Jèîiémle, chap. v.)
ïïÉbueux*
iOG
k Lu Seigneur me parla de nouveau , et me dit :
« O'ou vient que vous tous servez parmi vous de m> parabole, et que vous l’avez tournée en proverbe danilf rfÈl : Les pères, dites-vous, ont mangé des raisins veto et les dents des enfants en sont agacées?
« Je jure par moi-même , dit le Seigneur Dieu, qiteim parabole ne passera plus parmi vous en proverbe™ Israël.
« Car loties les âmes sont à moi : l'âme du fils eslàrr ; eouvoijO Pâme du père; l-àme qui a péché mourra dit, même*
a Si un homme est juste, s’il agit selon ï équité ellij justice m , s'il ne mange point sur les montagnes, et s'il iJ lève point les yeux vers les idoles de la maison d’M j s'il ne viole point la femme de son prochain ; s'il n’attritèj et n'opprime personne; s'il rend à son débiteur le gant qu'il lui avait donne; s’il ne prend rien du bien {Taiilnl par violence; s'il donne de son pain à celui qui a faim;* couvre de vêtements ceux qui étaient nus; s’il ne prê» point à usure, et ne reçoit point plus qu'il n’a donné; détourne sa main de l'iniquité, et s'il rend un jugentu équitable entre deux hommes qui plaident ensemble;é marche dans la voie de mes préceptes, et garde mes (H dimnances, pour agir selon la vérilê;cejtii~ià est juste,il il vivra très certainement, dit te Seigneur Di-mi.
a Si ni homme a un fils qui soit un voleur et qui ré pan de le sang, ou qui commette quelqu’une de ces latits, quand meme il ne Les commettrait pas toutes; qui nwrf sur les montagnes ; qui viole la femme de son prochaiij qui attriste et opprime le faible et le pauvre; qui preu«| par violence le bien d'autrui; qui ne rende point ie$3ra ii son débiteur; qui lève les yeux vers les idoles; qui cornette dos abominations; qui prête à usure et qui reçois plus qu'il ma prêté, vivra-t-il après cela? ï^on, cerE®. il ne vivra point; il mourra très certainement, puîsqût a fait toutes ces actions détestables, et son sang seras-■ sa ièle*
f/âinc qui a péché mourra plle-mème ; le fils ne porten? point l'iniquité du père, et le père ne portera pointl'faq qui té du fiis ; la justice du juste sera sur lui, et FimK de l'impie sera sur lui.
Si rimpte fait pénitence de tous les péchés qu’il av4 commis, s’il garde tous mes préceptes, et s'il agH^k
nuumiknES ïmUkciiiel.
Vwquito et la justice, il vivra certaine met! t* <3|ti ne mourra
pufo
Je ne me souviendrai plus de toutes les imputes qu il avait commises; il vivra dans les oeuvres <lc justice qu'il aura faites.
« Ijsi-ee quejeveuxla mort de l'impie? dît le Seigneur Dieu ; cl no veux-je pas plutôt qu’il se convertisse, et qu il se retire de sa mauvaise voie , et qiFit vive? « (Ezécdiel, cliap. xvii i, )
« Le Seigneur nie parla encore . et me dit :
« Fils de Fhotnme, prophétise/. louchant les pasteurs d'Israël, prophétisez, et dites fuis pasteurs : Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Malheur aux payeurs d'Israël qui su paissen L e u x- in è m es ; les p as t c u rs n e p ai ssc n t-î l s pas leurs Iran peaux ?
« Et cependant vous mangiez le lait do mon troupeau , t tvous vous couvriez de sa laine ; vous preniez les brebis les plus grasses pour les tuer, et vous ne vous mettiez: pas en peine de paître mou troupeau.
« Vous n’avez point travaillé à fortifier celles qui ôtaient faibles, ni a panseret à guérir relies qui étaient malades; vous n'avez point bandé ks pluks de celles qui étaient blessées; vous n'avez point relevé celles qui étaient tombées; et vous n'avez point cherché celles qui s'étalent perdues, mais vous vous contentiez de les dominer avec une rigueur sévère et pleine d'empire.
«Ainsi mes brebis ont été dispersées, parce quelles Savaient point de pasteurs ; elles ont été dispersées en divers lieux, et elles sont devenues la proie de toutes les bêtes sauvages*
« Mais vous, nies brebis, voici ee que diL le Seigneur Dieu : 3e viens moi-mème pour être le juge entre les fore* biset les brebis, entre les béliers et les boucs.
" Ne vous devait-il pas su (lire, ù riches, de vous nourrir *ti dex ce 1 1 e n Ls pâ t u ra ges, san s font c t aux pi e d s ce q u i en restait? et après avoir bu de l'eau claire, vous avez trouble le reste avec vos pieds,
« Ainsi mes brefois paissaient ce que vous avez foulé aux pieds, et elles buvaient l’eau que vos pieds avaient tremblée.
« Mais moi qui suis le Seigneur, je serai leur Dieu , * I îtirin serviteur David sera au milieu d'elles comme leur
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prince. C'est moi qui ai parié, moi qui suis le Seigneur.
« Je ferai avec mes brebis une alliance de paix, j'exlfr minerai de la terre les bêtes les plus cruelles; et ceux f habitëntabiiis le désert dômirotit en assurance au mh\ des bois,
<f Je les comblerai de bénédictions autour de ma col®: je ferai tomber les pluies en leur temps , et ce seront fc pluies de bénédiction.
« Les arbres des champs porteront leur fruit, la lér j donnera sou fçrme et sera féconde; mes brebis habit' j nr sans crainte dans leur pajs; et eïfes sauront que c'esltu qui suis le Seigneur, lorsque j'aurai brisé leurs chaînes e rompu leur jgpgf et que je les aurai arrachées d’entre b mains de ceux qui les dominaient avec empire.
«. Elles ne seront plus eu proie aux nations, et les bète de la terre ne les dévoreront plus; mais elles habitèrent dans une pleine assurance sans avoir plus rien à craindra « Je leur susciterai une plante d’un grand nom ; ils*: seront plus consumés par la famine sur la terre: etilsP r seront plus eu opprobre parmi les Dations *■ ( Ezèchib, cft|p. xmw)
« O vous qui changez eu absinthe les jugements, etijej abandonnez la justice sur la terre- « Cherchez celui qui a créé Tetoile de Course et l éltwk de forma ; qui fait succéder aux ténèbres de la finit ii clarté du matin, et la nuit au jour; qui appelle les caut* la mer, et les répand sur la face de la terre : son m est : le Seigneur.
« C'est lui qui renverse les plus forts comme en souriant et sans effort, et qui expose au pillage les plus puissante « Ils ont haï celui qui les reprenait dans les assemblé publiques; et ils ont eu en abomination celui qui parto# d’n ne ma t i î cre i rré proc 1 1 al i le,
a Comme donc vous avez pillé le pauvre, effljcî vous lui avez emporté tout ce qu’il avait de plus prériect vous n'haliilerez point dans ces maisons de pierre detailh que vous avez bâties : vous ne boirez point du vin dec» excellentes vignes que vous avez plantées.
« Car je connais vos crimes qui sont en grand nombre: je sain que vous êtes puissants h faire le mal ; je sais qw mis êtes les ennemis du juste; que vous recevez desdàitt et que vous opprimez te pauvre dans les jugements.
?Il0PüÉTlks ù'aMOS. 109
a C'est pourquoi Hiomma prudern se tiendra alors en silence, parce que le temps est mauvais*
« Cherchez le bien, et non pas le mal, afin que vous viviez : et alors le Seigneur le Dieu des armées sera vrai» aient avec vous, comme vous prétendez qu'il y est*
«Haïssez le mal, et aimez le bien ; faites que Injustice règne dans les jugements ; elle Seigneur le Dieu des armées aura peut-être compassion des restes de Joseph*
« Mais puisque vous ne m'écoutez pas, voici ce que dit le Seigneur, le Dieu des armées, le souverain maître ; Los cris ëc atçront dans tou les les places; et dans tous les dehors de la ville on n'entendra dire que : Malheur! malheur! Ils appelleront à ce deuil les laboureurs même, et ils feront venir pour pleurer ceux qui savent faire les plaintes funèbres.
« Malheur à vous qui vivez au sein de l'abondance de toutes choses, et qui mettez votre confiance en la montage de Sam a rie : grands qui êtes les chefs des peuples,qui entrez avec une pompe fastueuse dans les assemblées d'Israël. * (Ajsos, berger et prophète, chap. v.)
« Ecoutez ceci, vaches grasses de la montagne de Samarie, qui opprimez les faibles parla violence, qui réduisez les pauvres en poudre, et qui dites à vos seigneurs ; Apportez, et nous boirons*
« Le Seigneur Dieu a juré par son saint nom , qu'il va venir un jour malheureux pour vous, où l’on vous enlèvera avec des crocs, et où Ton mettra ce qui restera de votre corps dans des chaudières bouillantes.
«Voici ce que dit le Seigneur : Après les crimes qiflsraél a commis trois et quatre fois, je ne changerai point TarrÈlque fai prononcé contre lui; parce qu'il a vendu le juste pour de Targent, et le pauvre pour les choses les plus viles*
« Ils brisent contre terre la tète des pauvres , ils écartent ét détournent dans le jugement la voix des faibles* » (AMos,chap. n et iv.)
« Ecoutez ceci, vous qui réduisez en poudre les pauvres, et qui faites périr ceux qui sont dans l'indigence ;
« Vous qui dites ; Quand seront passés ces mois ou tout est à bon marché, afin que nous vendions nos marchandées? quand finiront ces semaines ennuyeuses, afin que nous ouvrions nos greniers, que nous vendions te blé bien
ÜO néunEux*
cher et a fausse mesure* et que nous pesions dans de fausses balances l'argent qu’on nous donnera;
« Pour nous rendre par nos richesses les maîtres des pauvres* pour nous les assujettir sans qu'il nous en coûte presquerien, et pont leur vendre lescrïbluresde notre bEé*
a Le Seigneur a prononcé ce serment contre l'orgueil de Jacob: Je jure que je n'oublîerai pas toujours totitei leurs oeuvres.
u Après cela toute leur terre ne sera-t-elle pas renversée? Elle le sera certainement. Tous ses habitants seron: dans les larmes; elle sera acablée de mani, comme mt campagne inondée par un fictive; ses richesses seront en ! levées, et se dissiperont comme les eaux duNîl s'écoalenl après avoir couvert toute l'Egypte,
« Je changerai vos jours de fête en des jours de larmes, et vos chants de joie en des plaintes lamentables : Je w réduirai tous à vous revêtir d'un sac* et à vous raser li tète ; je plongerai Samarie dans les larmes comme une mère qui pleure son Bis unique* et sa fin ne sera qu’amer* « tume et que douleur. r> (À ho s* cbap. vm.)
« J'ai dit encore : Ecoulez ; princes de Jacob , et vow chefs de la maison d’Israël : N 1 est-ce pas à vous de savoir ce qui est juste?
« Cependant vous avez de la haine pour le bien et de l’amour pour le mal; vous arrachez aux pauvres jusqu'à leur peau, et vous leur ôtez la chair de dessus les os,
« Ils ont mangé la chair de mon peuple; ïîs lui ont arraché la peau;ils lui ont brisé les os; ils les ont hàchèi comme pour les faire cuire dans une chaudière, et comme de la chair qu’on fait bouillir dans un pot.
« Il viendra un jour ou ils crieront au Seigneur,et il ne les exaucera point : il détournera alors son visage d’eun comme le mérite la malignité de leurs actions.
« Voici ce que dit le Seigneur contre les prophètes qui séduisent mon peuple, qui déchirent avec les dents* et ne laissent pas de prêcher la paix; et si quelqu'un ne 1eo[ donne pas de quoi manger* ils mettent leur piété à lui déclarer la guerre,
« G est pourquoi vous n'aurez pour vision qu’une uni! sombre, et pour révélation que des ténèbres. Le soleil^ sans lumière à l’égard de ces prophètes* cl le jour deviendra pour eux une obscurité profonde.
PROPHÉTIES DE MiCHÉE ET D'U.XBACUC. 111
* Ceux qui ont des visions seront confus , ceux qui se mêlent de deviner l'avenir seront couverts de honte : ils rougiront tous, et iis se cacheront le visage lorsqu'il paraîtra que Dieu aura été muet pour eux,
« Mais pour moi j'ai été rempli de la force,de la justice, et de la vertu de l’esprit dû Seigneur, pour annoncer à Jacob son crime et à Israël son iniquité.
* Ecoutez ceci, princes de la maison de Jacob, et vous juges de îa maison dlsraël ; vous qui avez L'équité en abomination, et qui renversez tout ce qui est juste ; qui Làlissez Si on du sang des hommes, et Jérusalem du fruit de l'iniquité.
a Leurs princes rendent des arrêts pour des présents; leurs prêtres enseignent pour l’intérêt ; leurs prophètes devinent pour de i'argent; et après cela ils se reposent sur le Seigneur, en disant : Le Seigneur n’est-îl pas au milieu de nous? Nous serons à couvert de tous maux.
« C’est pour cela même que vous serez cause que Sion sera labourée comme un champ; que Jérusalem sera réduite en un monceau de pierres, et que la montagne où le temple est bâti, deviendra une forêt.
« Ils appellent bien le mal qu'ils font : le prince exige : b juge est à vendre : un grand fait éclater dans ses paroles la passion de son cœur ; et ceux qui rapprochent la fortifient.
« Le meilleur d’entre eux est comme une ronce, et ïe plus juste est comme l’épine d’une haie. Mais voici le jour qu'ont vu les prophètes, voici le jour où Dieu vous visifora dans sa colère : vous allez être détruits, w (Micdée, chap. m.)
<* Seigneur, jusques à quand pousserai-je mes cris vers vous, sans que vous m’écoutiez ? jusques à quand élèvera, 'J e ma voix jusqu'à vous dans La violence que je souffre aans que vous me sauviez ?
« Pourquoi me réduisez-vous à ne voir devant mes yeux que des iniquités et des maux; des violences et des injus- «ces? Si l’on juge une affaire, c’est la passion qui la décide.
«De là vient que les lois sont foulées aux pieds, et que Jt)n ne rend jamais justice ; parce que le méchant l’emporte au-dessus du juste, et que les jugements sont tout corrompus.
112 iiEimï’XK.
a Jetez les yeux sur les nations, et soyez attentifs; pre; parez-vous à être surpris et frappés d'étonnement: car il va se faire dans vos jours une chose que nul ne croira lorsqu'il l'entendra dire*
c< Je vais susciter les Chaldéens, cette nation cruelle et d'une incroyable vitesse, qui court toutes les terres, pour s'emparer des maisons des autres,
a Elle porte avec soi l'horreur et l'effroi ; elle ne reçoit* naît point d'autre juge qu'elle-même, et elle fera tous le*, ravages qu'il Lui plaira.
a Scs chevaux sont plus légers que les léopards,et plia | vîtes que les loups qm courent au soir : sa cavalerie s j répandra de toutes parts, et ses cavaliers viendront deloia charger l'ennemi, comme un aigle qui fond sur a proie.
« Ils viendront tous au butin : leur visage est coœit un veut brûlant; et ils assembleront des troupes de capli& j comme des monceaux de sable.
« Leur prince triomphera des rois T et il se rira des 1 y rans : il se moquera de toutes les fortifications que b)o pourra faire contre lui; il leur opposera des Levées d: terre, et il les prendra.
« Alors son esprit sera changé; il passera toutes borDfr et il tombera enfin ; c'est à quoi se réduira toute la pH sauce de sou dieu*
tt Mais n 1 est-ce pas vous, Seigneur, qui êtes dès km* meuccmeut, mou Dieu et mon saint? et n’est-ce pas qui nous sauverez de la mort? Seigneur, vous avez éüü» ! ce prince pour exercer vos jugements ; et vous T avez rendu fort pour ehàtier les coupables.
« Vos yeux sont purs pour ne point souffrir le mal, H vous ne pouvez regarder l'iniquité : pourquoi donc voyavous avec tant de patience ceux qui commettent de f grandes injustices? pourquoi demeurez-vous dans le silence, pendant que l'impie dévore ceux qui sont plus jtistë que lui?» {Hàbacuc, chap, i.)
« En ce temps-lh, dit le Seigneur, on entendra de porte des poissons un grand cri, et de la seconde parliez la ville s'élèveront des hurlements, et le bruit d'un grand j carnage retentira du haut des collines.
« Hurlez, vous quiserez pilés en votre ville comme en ufl mortier; toute cette race de Chanaan sera réduite au si-
PROPHETIES DE SOPMÔïUE. J i3
leoce, ces gens couverts d'argent seront tous ex1erminés.
« En ce temps-là je porterai la lumière des lampes jusque dans les lieux les plus cachés de Jérusalem, et je visiterai dan s ni a, colère ceux q u i son t e n fo n cés da n s î e urs ordures, qui disent en leur cœur; Le Seigneur ne fera ni bien ni mal,
» Toutes leurs richesses seront pillées, et leurs maisons ne seront plus qu'un désert : ils feront des batiments, et ' ils ii'ï demeureront pas; ils planteront des vignes, et ils n en boiront point le vin.
« Le jour du Seigneur est proche ; il est proche, ce grand ! jour; il s'avance à grands pas : j'entends déjà les Bruits lamentables de ce jour du Seigneur, où les plus puissants seront accablés de muni.
« Ce jour sera un jour de colère, un jour de tristesse et de serrement de cœur, un jour d'affliction et de misère, un jüur de ténèbres et d’obscurité, un jourde nuage et de tempêtes, un jour où le son de la trompette retentira contre les villes fortes et les hautes tours,
a J'accablerai d'afiliation les hommes ; et ils marcheront comme des aveugles; parce qulls ont péché contre le Seigneur : leur sang sera répandu comme la poussière, et leurs corps morts foulés aux pieds comme du fumier.
« Tout leur or et leur argent ne pourra les délivrer au jour de la colère du Seigneur. Le feu de son indignation va dévorer toute la terré, parce qu'il se hâtera d'exterminer tous ceux qui T habitent. » (Sopho^ïe, cbap. i.)
« Le Seigneur parla ensuite à Zacharie, et lui dit.
« Voici ce que dit le Seigneur des armées : Jugez selon ; la vérité, et que chacun exerce la miséricorde et la chanté eu vers son frere,
tt N opprime ni la veuve, ni le pupille, ni l'étranger, ni le pauvre; et que nul ne forme dans son cœur de mau- E vais desseins contre son frère,
« Mais ils n’ont point voulu se rendre attentifs à ma v oix ; îlsse sont retirés en me tournant le dos ; et ils ont appesanti leurs oreilles pour ne point m'entendre,
u Ils ont rendu leur cœur dur comme le diamant pour ne point écouter la loi, nt Les paroles que le Seigneur des armées leur avait adressées par son esprit, qu’il avait ré~ pandu dans les prophètes qui nous ont devancés: et le
Mil
i 1 V HÉBIŒtlX.
Seigneur des armées a conçu une grande indignatm! contre eux*
a Comme donc îe Seigneur a parlé, et qu'ils ne Ym point écoulé ; ainsi ils crieront, et je ne les écoute point, dit le Seigneur des armées*
« Je les ai dispersés partout dans des royaumes qui leur étaient inconnus : ils sont cause que leur pays est tout désolé sans qu'il y passe personne; et iis ont changée un désert une terre de délices* » (Zacharie., ehap. vu}
« Voici donc, û prêtres, ce que j'ai maintenant ordre èt vous dire :
« Si vous ne voulez point m’écouter, dit le Seigneur^ armées, si vous ne voulez point appliquer votre cœur à» que je vous dis, pour rendre gloire à mon nom ; j'enverrai l'indigence parmi vous, je maudirai vos bénédiction et je les maudirai, parce que vous n'avez point imprina mes paroles dans votre cœur.
« Je vous jetterai sur le visage l'épaule de vos vicliim et les ordures de vos sacrifices solennels, et elles vousent porteront avec elles.
« Vous vous êtes écartés de la droite voie; vous arc été à plusieurs une occasion de scandale et de violerai de la loi: et vous avez rendu nulle l'alliance que Jfciû faite avec Lévî, dit le Seigneur des armées*
« C'est pourquoi, comme vous n’avez point gardé ntë voies et que lorsqu'il s'agissait de ma loi, vous aven égard à la qualité des personnes, je vous ai rendu vilsci méprisables aux yeux de tous les peuples*
« N'avons-nous pas tous le même père ? n'est-ce pas b mêtneDieu qui nous a tous créés? Pourquoi donc chacun de nous traite-il son frère avec mépris, en violant Mîiance qui a été faite avec nos pères?
d Voici encore une suite de ce que vous avez fait 1 Vom avez couvert Fautel du Seigneur de larmes et de pleur* vous l'avez fait retentir de cris : c'est pourquoi je ne ri:garderai plus vos sacrifices , et quoi que vous fassiez pour m'apaiser, je ne recevrai point de présent de votre main « Vous avez Tait souffrir le Seigneur par vos discours Et en quoi, dites-vous, l'avons-nous fait souffrir ? En « que vous avez dit : Tous ceux qui font le mal, passai pour bons aux yeux du Seigneur, et ces personnes fui sofii agréables ; ou si cela n'est pas, où est donc ce Dieu si juste? » (Mai a chie, ehap* ri.)
RBFLEXIONS A PROPOS ÜES PEOPHETES* 113
Quand les prophètes parurent, l'inégalité s'étaît accrue parmi les hommes delà Judée ; les uns avaient pris toute la richesse publique; ils n'avaient laissé aux autres que l'indigence et la faim. Les premiers se dégradai en t, s'e nd urcissaï eut dans leurs ri ch esses; les derniers se démoralisaient, s'avilissaient dans leur pauvreté. Les deux situations contraires produisaient des résultats également funestes, et la nation tout entière descendait peu il peu dans t'abîme. Ce fut en ce temps que les prophètes élevèrent la voix et crièrent : malheur 1... malheur 1...
Au lieu de les écouter, tes rois, les grands, les prêtres, ceux qui s’intitulent avec affectation les honnêtes gens, les hommes d'ordre par excellence, s'irritèrent; ils persécutèrent, emprisonnèrent, outragèrent les prophètes, et ne se corrigèrent point. Ils refusèrent de rendre justice au peuple, de protéger la veuve, l'orphelin, le vieillard, d'améliorer la condition du pauvre; les choses allèrent de pis en pis, et la population juive énervée, lâchement gouvernée, ayant substitué au saint amour de la patrie la plus infâme cupidité, h l’esprit de prévision et de véritable conservation l'ignoble doctrine de îa paix à tout prix, devint la proie de Nabuchorîonosor, du despote de l'Assyrie, qui, après l'avoir ravagée , décimée, en conduisit les tristes restes à Babyîone , où Ha souffrirent toutes les misères, toutes les humiliations, toutes les douleurs que les prophètes, ces dévoués amis du peuple, leur avaient prédites avec tant de clarté et de précision.
Ainsi périssent les nations qui ont substitué i'hy-
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pocrisie à la véritable religion, l'amour de Toril l’amour de Dieu, et chez lesquelles l'extrême riches et l'extrême pauvreté ont porté la dégradation mo* raie au plus haut point*
Maissilemaï n’est pas complet,si lorsque les grand! trahissent tacitement le pays, le peuple conserve encoredeïiçtelligenceet de la vigueur ; s’il s’cmparedæ rênes de l’État avant que le terrain soit miné sousseï pieds, s’il déclare la patrie en danger,s’il se bat pour elle avec transport en invoquant le Dieu des armées, oh j alors, il se sauve; oh ! alors, il se retrempe et retrouve une seconde vie* Sinon, non. et le Dieu dei’universle fait disparaître de la terre, comme un inutile fardeau.
Lesprophêtes connus sont : Isaïe, Jérémie, Barucli, Êzêchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Miellée, Nahum, Halmeuc, Soplionie, Aggée, Zacfoarc elMalachie. Il y en avait sans doute bien d’autres, doni les productions ne noussont pfe parvenues. Les prophètes étaient lespoètes de la Judée, poètes populaire pleins de cceur et d élévation* L’un d’eux, Amos, fut berger; et tous assurément devaient être des enfants du peuple. Us annonçaient l’avenir, les orages quis'amassaient sur leur pays. Es voyaient t rès clair, et il? auraient voulu éclairer tous leurs concitoyens, îp plus les hommes du mouvement répandaient de lumîè res, plus les hommes de la résistance épaississaient jN ténèbres; le mensonge remporta sur la vérité; ce fût pour lemalheurdela nation entière; ce fut là la cause Je sa complète destruction. Avis aux peuples de la terre.
Passons aux Grecs maintenant.
GRECS
premier* tentpii.
Nous avons parlé de la grande migration des Juifs qui s T en fuirent de l'Egypte sous le commandement de Moïse, parlons maintenant d'autres migrations*
Dix-huit siècles avant notre ère, Inachus quitte l'Egypte, et va former, dans le pays qui sera le P6loponfese, un Etat composé de Pélages, qu’il nomma Inachic. Il avait trouvé là une population indigène, qui devait, à ce qu'on croit, son origine à des Phéniciens et ît des Arabes* Inachus eut pour successeur son fils Phoroné, dont la génération forma plusieurs branches latérales, et étendit sa puissance sur tes pays circouvoisms. Egialée fonda Sicyone vers les mêmes temps.
Trois siècles après Inachus (1510 av. vers
le temps ou Moïse quittait, a la tête des siens, la terre d'Egypte, Cécrops et Danaüs quittent le même sol, et envahissent, avec des multitudes, Vun Y Àt-
GRECS
tique, et l’autre PArgolide. C’était dans ce dernier pays que réglait encore la race dTnachus.
Dans le même siècle, Cadmus part de la Phénicie, et va se fixer dans la Béoiie (1510 av.
Deux siècles plus tard, Pélops s’expatrie delà Phrygie et vient s’établir sur le pays iT Elis (1333 av, J.-C.J.
Tous ces chefs, fils de rois ou fds de pauvres, ainsi que Moïse, conduisaient de nombreuses populations, qui avaient fui la misère ou l'esclavage de leurs patries.
Céerops fonde Athènes, Cadmus fonde Thèbes, Danaüs agrandit Àrgos, Pélops règne en Elîde^ ei bientôt sa puissance prendra de l’extension : il donnera son nom au Péloponèse.
La race dTnachus avait rayonné vers des poinb divers. Outre les chefs étrangers déjà cités, d'autres franchissent mers et continents, et des naturels du pays, fortement trempés, prennent également part au mouvement social,
Lélex, Egyptien de nation , fonde Sparte ; Teucer et Dard an u s fondent Troie; Sisyphe fonde Corinthe; Persée fonde Myeènes; Bonis donne son nom à h Doride, Areas à l'Arcadie; Mi nos civilise les Cretois. Tout se meut, tout s’agite dans la Grèce entière.
Les migrations étrangères avaient trouvé fa Grèc* habitée. D'où venait donc sa primitive population? De la Phénicie et de l’Arabie, nous dit-on, Maislei Athéniens se disent Àutochthones; ils veulent être sortis du sol de leur patrie! soit. Beaucoup de peuples ont eu de semblables prétentions.