‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernesChapitre 21 sur 45 · BEU GE · texte numérisé non relu

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Délny;»,

Faut-il parler de Prométhée et dire comment Jupiter le punit du bien qu'il avait fait aux hommes? Faut-îl parler du déluge d’Ogygès et du déluge de Deuealiora? Disons quelques mots de ce dernier seulement,

Jupiter, indigné des crimes dont les hommes se tendaient coupables, avait changé la terre en une vaste mer. Tous les hommes furent submergés, h l'exception du fils de Promèthée, Detiealion, et de sa femme Pyrrha, qui, assis dans une frêle barque, voguaient sur la surface de l’abîme. Les eaux s'étant retirées, Deuealion et Pyrrha touchent du pied le sommet du mont Parnasse, Il ne restait que ces deux êtres de tout le genre humain.

Ils se dirigent vers le temple de Delphes; ils consultent F oracle, et Thémis leur répond : « Sortez du temple, voilez-vous le visage, et jetez derrière vous les os de votre mère, »

Après s’être longtemps tourmenté l'esprit, ils comprennent. Us détachent alors leurs ceintures, s en couvrent P un et Pautre la face, et ayant ramassé it leurs pieds les pierres qui sont les os de la terre, notre mère, ils les jettent derrière eux. Les pierres lancées par la main de Pyrrha se transforment-en femmes, celles que la main du mari ajeh^es sont aussitôt des hommes. Ainsi fut repeuplée la terre, par îa volonté de Jupiter,

Qu$ ce déluge est loin d'avoir la grandeur et la majesté du déluge biblique. Celui-ci inspire l’effroi

grecs.

et l'adrairation, l’autre est mesquin* et on ne sait a quel moment du quinzième siècle avant JésusiE peut trouver sa place*

fibietix tic la Cârécc*

Faut-il parler do fous tes dieux de la Grèce? débrouiller leurs origines? dire leurs relations avec les créatures humaines, avec lesquelles ils vivaient tantôt dans l'intimité, tantôt dans la discorde? Ce serait trop long, Mais donnons néanmoins quelques détails à leur sujet*

Les dieux vivaient parmi les êtres humains qulb avaient devancés ou suivis dans la vie : ils étaient pères d’hommes et de femmes plus ou moins célèbres; mais plusieurs d'entre eux devaient leur naissance à de simples mo v telles. Ces di e u x n *é taie n L do ne pas des êtres surnaturels; ils étaient tout simple' ment des hommes que la reconnaissance avait dm-, ni ses. Prouvons-! e par des citations.

D’après Diodûre de Sicile ; « Jupiter a été sans « égal en courage, en intelligence, en équité, enfui j « en tout genre de vertus. Héritier du royaume de I « Saturne, il combla les hommes de bien faits* U « leur enseigna le premier à observer entre eux Je*

« règles de la justice, à s'abstenir dé toute violence,

« et iî établit des tribunaux pour terminer leursi§*

« férends. Enfin, par de bonnes lois, il assura la n « tranquillité publique, gagnant les bons et infini n dant les méchants* 11 visita presque toute la terre,

« exterminant ks méchants n ks impies , et mtro*

« duisant partout f égalité et la démocratie. »

IHEUX Î)E LÀ GRECE*

Selon le même auteur, B acquis a inventé la culture de la vigne et la fabrication du vin ; Gérés a apporté le blé et enseigné le labourage. Aussi « Bao <cai]s et Gérés sont les deux divinités auxquelles les hommes rendent les plus grands « honneurs, en souvenir des bienfaits qu’ÎIs en ont j reçus,

«On attribue ii Minerve la culture de Folivier, s qu'elle communiqua aux hommes aussi bien que t rasage de ses fruits. Car, avant elle, l’olivier était a laissé inculte parmi les arbres sauvages, et on n en a avait aucun soin. C'est aussi Minerve qui a enseigné p la préparation des vêtements et ['architecture. Elle i a beaucoup agrandi les connaissances humaines,,.

« C 5 est pourquoi on Fa surnommée Ouvrière*

« Vülcàin fut l'inventeur de tous les ouvrages de « fer, de cuivre, d'argent, enfin de toutes les jnat tières susceptibles d'être travaillées au feu. Il en- « seigna aussi aux artisans et à tous les autres tioma mes î'usage du feu. C'est pourquoi les artisans ^ invoquent partiintHèrement ce dieu. » (Biodore,) àristée, pour avoir le premier fait cailler le lait et soigné les abeilles; Eoi.e, pour avoir le premier mis des voiles aux vaisseaux; Triptoléme, pour avoir enseigné le labourage; Esculàpe, pour avoir excellé dans la médecine; DafhnïS, pour avoir enseigné le chaut bucolique et charmé les bergers, furent divinisés. Je ne parle pas de toutes les divinités de la Grèce.

Que le culte ait été importé eti Grèce parles émigrés égyptiens; que Jupiter soit Osiris et chaque

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divinité grecque une doublure d’une divinité égvptienne, il n'est pas moins vrai que le culte qui; leur rendait avait sa source dans la reconnaissant Et disons que si le grand Jéhova des Hébreux porte infiniment sur tous les Jupiter, il y a néanmoka des héros grecs de beaucoup supérieurs h. ion les héros Israélites. Qu'est-ce donc que Samstmat près du brave et généreux Hercule?

Samson, comme la plupart des athlètes, se p U dans les mauvais lieux; il est le jouet des court 1 sannes ainsi que de ses femmes légitimes qui ^ moquent perpétuellement de lui. Hans ses vengeances il est absurde et cruel, et jamais une per sée d'humanité n'a pénétré son âme épaisse, ffoe eu le était cloué d'un tout autre caractère.

Hercule combat les bêtes féroces, délivre Vvùm thée que Jupiter punissait injustement. Après s? douze grands travaux, il parcourt la terre, et psi tout il extermine les scélérats et les despotes insolents* II abolit les coutumes sauvages, il rendis villes florissantes. Hi adore dit : «On prétend qu?

« c'est par ressentiment qu'il était r ennemi des lé I « tes féroces et des hommes méchants, parce epif.

étant encore enfant, il avait été attaqué par (b « serpents; et que, devenu homme, il avait été sou- 1 * mis aux ordres d'un monarque injuste et ipso- « lent. »

Que ce modèle des héros inspirera bien plti^ 1 courage et les nobles actions que le brutal et vindicatif Samson 1

Les dieux grecs sont des instituteurs do lois, df (

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