‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernesChapitre 22 sur 45 · VI1XE UE THÈSES · texte numérisé non relu

VI1XE UE THÈSES

cuUi valeur s, des artisans, des bergers. Ainsi le l ratai I des mains ne doit pas déshonorer, puisque les dieux mêmes ont travaillé, et qu'on les a adorés a cause de cela. Combien sont absurdes et irréligieux les hommes qui méprisent les ouvriers t parce qu'ils sont ouvriers, les ouvriers, sans lesquels ils ne sauraient vivre 1 Qu'ils sont inconséquents I

Si les dieux grecs ont été déifiés par la reconnaissance publique, ce devaient être assurément des hommes d'une bien rare perfection; et pourtant on nous en a donné les portraits les plus hideux

Nousdirons plus loin, à propos des fils cl es dieux et des

déesses, comment on a pu leur attribuer tant de passions et tant de vices* Pour le moment, revenons sur les origines des principaux Etats de la Grèce, et disons, d'après les anciens auteurs, les faits les plus saillants de leur fondation , bien qu'entourés de fables, Après avoir traité de chaque Etat séparément, nous traiterons de l'ensemble de la Grèce*

Thèlit*»-

Cadmus, fils d'Agénor, roi de Phénicie, et d Hcléphassa, fut envoyé à la recherche d Europe, sa sœur, que Jupiter ou tout autre ravisseur avait enlevée, U partit donc de la Phénicie. Arrivé à Delphes, il consulte V oracle qui, au lien de répondre nettement à sa demande, lui ordonne avec mystère de suivre un bœuf qu'il devait rencontrer, et de bâtir une ville au lieu oii cet animai s'arrêterait. Cad mus obéit* et il croyait qu'il aurait à parcourir toute la terre. A peine sur les terres de la Bcotîè, il fait un

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sacrifice aux dieux, et envoie ses deux compagnon (les seuls qui lui restassent d'un plus grand nomk qui l'avait suivi), a la fontaine de Dircé, pour y puiser de l’eau. Un dragon monstrueux gardait cetr? fontaine; il $e précipite sur eux et les dévore, Cadmus impatient de ne pas voir revenir ses amis,d inspiré par Minerve, va au devant d'eux. Il aperçai! le monstre dont ta gueule ruisselait encore le sang J se précipite au devant, l'attaque, et le tue. 11 sur la surface de la terre les dents du dragon, Ces dents sont aussitôt des hommes armés, qui s'élancent contre Cadmus. Celui-ci, que la divinité inspire en chacun de scs actes, jette une pierre au milieu de ces guerriers nés des dents du dragon, et alor> ils s'entrechoquent, ils sc frappent lesuns les antres, et se mettent tous à mort, à l'exception de cinq qui survivent h la lutte et se rangent sous les ordres Cadmüs, Ce fut avec le secours de ces nouveaux set vïfêûrs que Cadmus fonda la vifle de Thèbes, à Ht quelle il donna des lois (1519 av. LC*), La forteress* de cette ville fut longtemps appelée la Cadmée, da nom du fondateur Cadmus.

Cadmus eut d'Harmonie , son épouse, cjuatft fdles : îno, Àutpnoé, Àgavé et Sémélé : elles eureis des relations inli mes avec les dieux et de terrUÂt» aventures. Bacchus était fils de Sémélé.

Les mystères de Bacchus, ayant été apportés ûm Thèbes* plongèrent la ville dans le délire et les plus affreux désordres : les meurtres y furent fréquente Penthée fut déchirée par des bacchantes, au nombre desquelles sc trouvait sa propre mère*

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