HÉSIODE. A ' J
! üinOmc temps, et il raconte comment ils se disputent la palme de la poésie aux Olympiades. Hcsiodcremporta, diL-on, la victoire, victoire qu i 1 aujiil due a une subtilité et non a la force de son génie. Plusieurs savants auteurs grecs sont de l’avis de Plutarque et font Hésiode le contemporain d'Hoœôre. Nous avons cependant tout lieu de croire qu’il était plus jeune, et nous plaçons 1 époque de son existence vers T an rire S)dÛ uv.
Hésiode habitait lu village d’Asera; il cultivait lus champs, et faisait paître scs troupeaux su r l<f| co- 1 \m\ûe ÏUélieou. A la mort de son père, ii eut à plaider contre son frèrePersès, pour le partage de la accession. Perses corrompit les juges, et eut la meilleure part. Cependant RèsiodiSdont les goûts I fiaient fort simples, sut se procurer une modeste aisance. Son frère, bien qu'il eût été le mieux, partagé, tomba dans la misère, et notre poète vint plusieurs fois au secours de celui qui aurait voulu le dépouiller entièrement.
Ce fut au milieu des troupeaux, sur les penchants dèlHéHcon, que les muses, ou I inspiration pouli- | que, vinrent visiter Hésiode. Scs deux ouvrages les plus remarquables sont la Théogonie et les Travaux fl tes jours. Dans Tun il chante la naissance des dieaxmythologiqnes ; dans l 1 autre ii don nu des leçons (le culture et d’économie, ainsi que des préceptes de morale: Ce sont les premiers ouvrages qui aient paru en leur genre, bu poète dit en parlant des muses :
« Jadis elles enseîgiièrail à IlésiodcMl harmonieux
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acéords, tandis qui! faisait paître ses agneaux a-, pied du céleste Hélieon. w
Les quelques mots que nous venons de reprti- < luire prouvent qtfHésiode était homme des chûmjh et berger.
Faisons u sa Théogonie le seul emprunt qm voici :
« Au commencement existait le Chaos, puis la Terre j la large poitrine,demeure toujours sûre de tous lesèim; ensuite le sombre Tarlare, placé sous les abîmes delakrn immense; enfin l'Amour, le plus beau des dieux, l'Amour, ipii ennoblit les Ames, et, s’emparant du cœur de toute l p s divinités et de tous les hommes, triomphe de leur mi» volonté. Du Chaos sortirent l'Êrèbe et la Nuit obscun 1 . LTllher eüe Jour naquirent de la Nuit, qui s'unit d’amour avec fEirèbe, La Terre enfanta d’abord Uranus couronna d’étoiles, et le rendi t son é»al en grandeur, afin qu'il 11 couvrit tout entière et offrit aux bienheureux immortel une demeure toujours sûre; elle créa les hautes monta gnes, les gracieuses retraites des nymphes qui habitent la monts aux gorges profondes, »
Knltn de lu Terre et cTUranus naissent une fbolt de dieux et de déesses , parmi lesquels SaiumcJe père de Jupiter, fut le plus puissant. Saturne mufiî traîtreusement Uranus, son père, et se fait lr m des dieux* Jupiter, qu’on appelle le père des dicm et des hommes, bien que les uns et les autres m tassent lorsqu'il vint au monde, chasse son père fin ciel, et punit cruellement Proraéthée de ce qui avait communiqué aux hommes le feu sacre du génie. Bien d’autres détails, qui ont servi de toifc ment à la mythologie grecque, suivent. Ils ont leur intérêt, mais ils ne peuvent s’adapter a notre plan*
Qu’on remarque seubmeni que JaTeiTeetleCW,