PREMIERS TEMPS DE L’ÉGYPTE
ont donné les noms des dieux les plus grands.
11 se pourrait aussi qu'îsis et Osïris n’eüssent été que des mortels bienfaisants, que leurs bienfaits mêmes rendirent immortels.
Quoi qu'il en soit, on place aux premiers temps de l’Égypte le règne du soleil, des dieux, des demidieux. Diodore dit : « Suivant le rapport de quel- « ques mytholqgistes, les dieux et les héros ont « d’abord régné sur l’Égypte pendant l’espace de « dix-huit mille ans. »
Le règne des divinités et des hommes extraordinaires aurait commencé trente-six mille ans avant Jésus-Christ, suivant certaines traditions que l’on copie sans y ajouter une grande importance, et se serait prolongé un temps considérable,
Ménas, Du.lrla, Xcharun, !H«‘rlw, Mé.o.tria,
o Après le règne des dieux, menas fut, d’après la tradition, roi d’Égypte ; il introduisit l’nsage des tables, des lits, des riches tapis, en un mot le luxe et la somptuosité, o (Diodore.)
Ce Menas, ou Menés, que d’autres appellent MUraïm, aurait régné en 2965, avant notre ère, dans la haute Égypte. D’autres parties du sol purent, peu après, être occupées par d’autres souverains, mais nous ne connaissons d’une manière positive ni leurs noms, ni quels furent leurs premiers successeurs; nous ne connaissons pas davantage les successeurs immédiats de Menas. Qu’on ne soit donc pas étonné si rien ne s’enchaîne dans notre récit, et si nous ne nous arrêtons que sur peu de noms. On
ÉGYPTIENS
sait, du reste, que ïa nature de ce travail exige de la rapidité. Je ne veux pas faire une analyse complète de {'histoire, un vrai squelette par conséquent, mais m'arrêter seulement sur les points essentiels, afin de laisser au moins, dans l’esprit des lecteurs auxquels je destine plus particulièrement ce livre, quelque chose d’utile.
D’où Menas tirait-il son origine? De l’Assyrie, disent les uns, et il était fils de Cham et petit-fils de Noé; il était Éthiopien, disent les autres, et ses aïeux avaient été enfantés sur le mont de la Lune; aussi c’est dans la haute Égypte, sur les confins de l’Éthiopie, qu’il fixa d’abord le siège de son empire, vu que tout le reste de l’Égypte était encore submergé. Je ne discuterai pas ces deux opinions.
Assez longtemps après Menas, Bu si ms bâtit la ville de TKëbes (2550 ans avant J.-C.j.
Uchoergs, suivant Diodore, fonda Memphis, la ville la plus célèbre de l’Égypte, et fit élever des palais en grand nombre (2200 ans av. J.-C,),
Douze générations après le roi Ucbœnis, Morris, reconnu souverain de l’Égypte, construisît, à Memphis, les Propylées septentrionaux, et fit creuser le lac qui porte son nom. Il avait laissé un espace libre au milieu pour y construire un tombeau et deux pyramides. De grands travaux furent exécutés sous Morris, dont il faut rapporter le règne à environ 2040 ans avant J.-C.
SÉsosTRis régnait en 1722 avant notre ère; ce fut un grand roî.
LE roi stïsustjus
Diodore de Sicile nous parle de son enfance, de la manière dont son père le fit élever parmi les jeunes gens de son âge, desquels il lui fit des compagnons et des amis. Quant il fut à Fépoque d’entreprendre de grandes choses, sentant le besoin de se concilier l'esprit des Égyptiens,« il combla, dit le même auteur, ses sujets de bienfaits : il donna aux uns des présents, aux autres des terres, â d'autres encore il remit des peines; enfin il se montra envers tous affable et d*une grande aménité. Il renvoya absous tous les accusés d’État, et il délivra les dé tenus pour dettes , dont te nombre encombrait les prisons ,
« Il divisa tous le pays en trente six parties que les Égyptiens appellent nomes; il proposa à chacune un nomarque (sorte de préfet), chargé de percevoir les tributs royaux et de présider â l'administration locale. II fit une élite des hommes les plus robustes et se composa une armée digne de la grandeur de son entreprise. Il leva ainsi six cent mille fantassins, vingt-quatre mille cavaliers et vingt-sept mille chars de guerre, » Ses compagnons de jeunesse furent ses dévoués officiers.
Laissons maintenant parler Hérodote; il raconte ce qu’il apprit en Égypte de la bouche même des prêtres ;
r Les prêtres me dirent que Sésostris est le premier qui, s’embarquant sur une flotte composée de vaisseaux longs, partit du golfe Arabique et soumit les peuples habitant les côtes delà mer Érythrée. Ils ajoutent, qu’en poursuivant sa route, il parvint à
ÉGYPTIENS-
une mer où il lui fui impossible de naviguer à cause des bas fonds, et qu’il se vit forcé de faire voile en arrière. Après cette expédition, de retour en Égvpte ! se mit à la tête d’une armée nombreuse, et fit une invasion sur le continent, soumettant par la force de ses armes toutes les nations qu’il trouva sur son chemin. Dans le cours de ses conquêtes, toutes les fois qu'il avait eu à se mesurer avec des peuples valeureux et combattant avec énergie pour leur liberté, il taisait élever sur leur territoire, quand il s en était rendu maître, des colonnes portant des inscriptions qui contenaient son nom, celui de sa patrie, et le detail des forces qu’il avait été obligé d employer pour les soumettre. Mais lorsqu’il n avait eu affaire qu’à des peuples qui s’étaient rendus sans combat, il faisait graver à la suite de Imscnptmn dont je viens de parler, un emblème ûe la lâcheté de ces peuples,
« Sésostris traversa ainsi tout le continent, passa ensuite de l’Asie en Europe, et soumit les Scythes et les Thraees.
« Le pays habité parce peuple est, suivant mon opinion, le point le plus éloigné que l’armée égyptienne atteignit, puisqu’on y voit encore des colonnes élevées par elle, et qu’on n’en trouve plus
au-delà. A partir de ce point, Sésostris revint sur ses pas,
« De retour en Égypte, il employa à de grands ouvrages la multitude des captifsqu’il avait ramenés des pays conquis par lui. Ce sont eux qui ont tiré des carrières ces pierres immenses placées sous son
SESOSTRIS* OUVRIERS, TRAVAUX* 23
règne dans la construction du temple de Vulcain. Ce sont eux qui ont été contraints de creuser tous Les canaux de l’Égypte , et qui ont fait* par leurs travaux forcés, qu’un pays où Ton pouvait jusquelà voyager avec des chevaux et des voitures, n’en a plus aujourd’hui* C’est depuis ce temps, en elFet, que TÉgypte, quoiqu’elle ue soit qu'une plaine continue, est devenue tout-à-fait impraticable aux clinvaux et aux charnots, par l’immense quantité de canaux qui $e croisent dans tous les sens* En faisant couper le terrain par les nombreux canaux, le roi eut particulièrement en vue de remédier h la disette d'eau qu’éprouvaient les habitants des villes situées loin du Nil, dans l'intérieur des terres, et qui se trouvaient réduits à l’eau saumâtre des puits, dès que le fleuve s’était retiré,
« Les prêtres m’ont aussi assuré que ce même roi partagea le sol de TÉgypte entre tous les habitants, leur assignant par le sort un espace carré d'égale grandeur, et qu'il se créa un revenu d’après cette distribution, en fixant l'impôt annuel que chaque lot aurait à lui payer. Si le fleuve venait à emporter quelque portion, le propriétaire allait le déclarer au roi, qui envoyait sur les lieux des commissaires et des géomètres, pour déterminer la quantité de terrain dont Le lot était diminué, et régler en proportion ce que Je reste devait supporter d'impôt. Je croirai volontiers que ce fut là la nai&sance de La géométrie, science que la Grèce reçut de L’Egypte, comme elle tient des Babyloniens le pôle, le gnônion etla division du jour en douze parties,
KG V me,N 5.
Hérodote parle comme Moïse relativement au?
canaux qui sillonnaient FEgyple: on a pu Ieremar quer. Quant à la propriété, on le voit, elle dépen daît du roi, qui en lit le partage entre tous le! habitants; et cela nous prouve que Sésostris vécu avant Joseph, fils de Jacob, qui devait venir un pet après détruire son œuvre, en remettant encort toute la propriété à l'entière disposition du ehe de l'Egypte.
Sésostris fit élever dans chaque ville un tenv pie à la divinité dont le culte se trouvait le pim en fa\-eur parmi ses habitants. Ces travaux furen tous exécutés par des prisonniers de guerre; et 1< roi fit inscrire sur les temples ces mots : aucun in oïgène ne s'est eatigcé a cela* Des prisonnier* amenés de Babylone se révoltèrent, s’enfuirent, e pendant longtemps ils commirent du ravage. Ce furent ces mêmes prisonniers qui, plus tard, fondérent la ville égyptienne qu’on appela Babylone, du nom de leur mère-patrie.
Temples, palais, obélisques, levées, jetées, canaux, lacs, labyrinthes, pyramides, couvraient h pays! et là, tout était colossal, imposant, merveilleux!... Combien d’ouvriers durent être employés 3 tant de travaux!... mais, ces ouvriers, furent-ils heureux !... La chose est fort douteuse, et nous croyons même pouvoir dire : Non.
llhampuinlto. Clicops.Cheprhcn. ffilceriium. Hc
Hérodote nous apprend que les prêtres lui di-
CltEOPS. OUVRIERS. TRAVAUX DIVERS. 25
reDt que : «jusqu'à Uhampsinite, on avait vu fieuf< rir la justice et régner l'abondance dans toute « i Égypte, mais qu'il n’y eut point de méchancetés « où ne se portât CnÉorg, son successeur (ces rois « pouvaient exister dans le xiie siècle av. J.-C.), II « ferma d’abord tous les temples, et interdit les « sacrifices aux Égyptiens; il les fit après cela ira- « vaiïler tous pour lui* Les uns furent occupés à
* fouiller les carrières de la montagne d’Arabie, à « traîner, de là jusqu’au Nil, les pierres qu’on enti-
* rail, et à passer ces pierres sur un bateau de « 1 autre côté du 11 cuve; d’autres les recevaient, et a tes traînaient jusqu’à la montagne de Libye. On « employait tous les trois mois cent mille hommes « à ce travail. Quant au temps pendant lequel le
peuple fut ainsi tourmenté, on passa dix années
* à construire la chaussée par ou on devait traîner c tes pierres. Cette chaussée est un ouvrage qui n’est c guère moins considérable, à mon avis, que la py- [ mm ^ e même; car elle a cinq stades de long, 1 sur orgyios de large, et huit orgyies de haut,
: dans sa plus grande hauteur ; elle est de pierres polies et ornées de figures d’animaux. On employa dix ans à travailler à cette chaussée, sans compter le temps qu’on employa aux ouvrages de la colline, sur laquelle sont élevées les pyramides, et aux édifices souterrains qu’il fit faire, pour lui servir de sépulture, dans une île formée
par les eaux du Nil, qu’il y introduisit par un canal, La Pyramide même coûta vingt années de travail : elle est carrée; chacune de ses faces a
Égyptiens.
« huit plèthres (1) de largeur sur autant de hau- <t leur; elle est en grande partie de pierres polies « parfaitement bien jointes ensemble, et dont il
n'y en a pas une qui n'ait moins de trente pieds.
<< Cette pyramide fut bâtie en forme de degrés, <t Quand on eut commencé à la construire de cette « manière, on éleva de letre les autres pierres, et « a raide de machines faites de courtes pièces de « bois, on les monta sur le premier rang rï'assises. « Quand une pierre y était parvenue, ou la mettait « dans une autre machine qui était sur cette pre- « mièreassise; delà on ta montait par le moyen k d'une autre machine, car il y en avait autant que ff d'assises; peut-être aussi n'avaient-ilàqu’une seule tf et même machine facile à transporter d'une as- « sise à l'autre, toutes îes fois qu'on en avait ôté la « pierre. Je rapporte la chose des deux façons <t comme je fai ouï dire- On commença donc par « revêtir et perfectionner le haut delà pyramide; tt de là on descendit aux parties voisines, et enfin « on passa aux inférieures et à celles qui touchent t< u terre. Ou a gravé sur la pyramide, en caractères a égyptiens, combien on a dépensé pour les ou- A vriers cü raiforts, en oignons et en aulx ; et celui « qui m’interpréta cette inscription me dit ; Comme a je m'en souviens très bien, que cette dépense se A montait à seize cents talents d'argent (2) ; si cela « est vrai, combien doit-il en avoir coûté pour les
(1) Le plèlhre vaut 30 ru tires.
(2) 8,640,000 francs de notre monnaie.
“ OUVRIERS. C0ÏÏST RtJCj lOïf S * PYRAMIDES* 27
* outils 611 fer, pour le reste de la nourriture et « pour les habits des ouvriers, puisqu'ils employé* w rent à cet édifice le temps que nous avons dit, « sans compter celui qu'ils mirent, h mon avis, à « tailler les pierres, â les voiturer et à faire leséditr f * ces souterrains, qui fut sans doute considérable.» (Hérodote.)
« Chéops, ajoute Hérodote, toujours sur la foi des « prêtres, en vint, au point d’infamie de prostituer “ sa fille dans un lieu de débauche, et de lui or- « donner de tirer de ses amanis une certaine somme « d'argent, etc. »
Cjï-bphsett, successeur de Chéops, fit aussi construire une pyramide, mais elle n’approche pas de U grandeur de celle de Chéops. Hérodote les a mesurées toutes deux, et U dit ceci de la dernière:
« Elle na ni édifice souterrain, ni canal qui y cou- « duise les eaux du Nil ; au lieu que l’autre, où l'on
* dît qu est le tombeau de Chéops, se trouve dans w une île, et qu elle est environnée des eaux du Nîl,
* S V rendent par un canal construit à ce des- ,f sein. La première assise de cette pyramide est de « pierre d'Éthiopie, de diverses couleurs, et elle a, n en hauteur, quarante pieds de moins que la py- " p ™ ïde ' à laquelle elle est contiguë. Ces deux pyra- <f m ^es sont bâties sur la même colline, qui a en- « vïron cent pieds de haut.
« Les mêmes prêtres m'apprirent que Chéphren n régna cinquante-six ans : ainsi les Égyptiens lu- « rent accablés cent six ans de toutes sortes de « maux, et pendant tout ce temps les temples res-
EGYPTIENS
« tèrent fermés. Les Égyptiens ont tant d'aversion « pour la mémoire de ces deux princes, qu'ils 11 e « veulent pas même les nommer : ils appellent par * celte raison ces pyramides du nom du berger Phi- « lîtis, qui, dans ce temps-là , menait païlre ses « troupeaux vers l'endroit où elles sont, »
Avoir fait fermer les temples a dû singulièrement nuire à la mémoire de ees deux princes. Les prôtros étant alors les seuls écrivains, ils faisaient et défaisaient les réputations à leur gré. Mais il se peut fort bien aussi que ces rois constructeurs fussent très durs pour le peuple, qu'ils l'accablassent sous le fardeau et qu'ils l'empêchassent même de prendre un jour de repos après six jours d'un pénible labeur. En ce cas, ils méritaient la haine des populations. Mais ma conviction n'est point formée ïi cet égard, et je ne puis condamner Chéops et Chéphren.
Bisons encore quelques mots des pyramides construites sous ces deux rois.
« Les deux plus grandes pyramides sont à environ deux heures de marche de Ghizé,» dit Browne, voyageur anglais, qui parcourut l'Égypte au temps de notre première révolution. « A Ghizé sont les pyramides les plus célèbres par leurs masses, dit Champollion-Figeac, frère de Champolliûn le jeune | qui voyagea longtemps en Égypte et en Libye, Il décrit ainsi la plus grande des deux pyramides, celle attribuée il Chéops,
« La première assise de pierre repose sur îe ro- » cher même qui forme la plaine, et cette assise y
fl
pyramides, 20
est placée dans une ligne parfaitement dressée et creusée verticalement de sept à huit pouces,
« Au-dessus de la première assise encastrée, on en trouve deux ecnt deux autres placées successivement en retraite, la supérieure sur l'inférieure, d'environ neuf pouces et demi par pied d’élévation, mesure moyenne, et formant au tant de gradins. Ces deux cent trois gradins, au-dessus du socle qui les porte, donnent à la pyramide pour hauteur verticale quatre cent vingt-huit pieds, trois pouces et quelques lignes(130 mètres, 117 millimètres); niais, dans l'état actuel du monument, on voit que deux assises ont été abattues à son sommet : en tenant compte de cette destruction et du socle pris dans le rocher, la hauteur totale et primitive de la grande pyramide devait être de 450 pieds moins quelques pouces; e'est plus de deux fois la hauteur des tours de régi i se Notre-Dame de Paris, La hase du menu ment a été mesurée à la ligne d’encastrement de la première assise, et elle a été reconnue longue de sept cent seize pieds et demi (332 mètres, 747 millimètres). » Hérodote nous dit que chacune de a faces de i(t pyramide a huit plèthres de largeur sur autant de hauteur , Le pièthre vaut 30 mètres, ce qui donnemit à chaque arête de triangle de la pyramide une longueur totale de 240 mètres. On voit que le vieux grec est loin d’avoir exagéré. Pour les parties intérieures de la pyramide, chambres , galeries, vrslîl iules, je n'en parlerai pas dans la crainte d’ètre trop ■ long. On croit que ecs pyramides étaient des tombeaux.
égyptiens.
Après dès rais que Thistoire dit très méchants, il en vint qu elle glorifie, niais la passion des pyramides, gigantesques tombeaux qui flattaient leur vanité, fut toujours Pune de leurs passions dominantes. Ifs étaient aussi très portés aux plaisirs charnels, et le bon Micérinus , qui rouvrit les temples et pour lequel Phistoire n'a que des louanges, viola sa propre tille et adora des prostituées, au dire d'Hérodote*
Le même auteur rapporte qu’une courtisane éleva une pyramide du fruit de ses débauches.
Micérixus régnait dans le xi ü siècle avant notre ère. Après, vint àsychis, qui établit la loi qui permettait aux fils d’emprunter sur les corps desséchés, sur les momies de leurs pères. Il y eut ensuite des rois dont les noms mêmes sont perdus pour l'histoire. Puis parurent Pharaon, qui donna sa fille en mariage à Salomon, fils de David; Sesac, qui châtia les Israélites; Zaiu, l'Éthiopien; A nysïs, que Sa bacon vînt délrôncr. Sabacon, dont le règne peut être placé 740 ans avant notre ère, étendit son sceptre de rfelhiopie sur l'Êgypte.
Séthos, le fils du conquérant éthiopien, était en même temps prêtre et roi; il donna la suprématie aux prêtres sur les guerriers; il négligea les armes, et il eut k souffrir des humiliations de la part des Assyriens et des Arabes, qui Pavai eût vaincu. À SÉtiios succéda Taracà, qui fut, disent nos historiens modernes, le dentier Éthiopien qui régna sur rft-ypte.