AMASI3- TRAVAUX DE CONSTRUCTION
pierre de la môme grandeur que celui de Memphis, et dans la même attitude. Ce fut aussi ce même prince qui fit bâtir h Memphis ce vaste et magnifique temple d'Isis qu'on y admire*
« On dît que l'Egypte ne fut jamais plus heureuse, ni plus florissante que sous le règne d’Amasis, soit par la fécondité que le fleuve lui procura, soit par rabondance des biens que la terre fournît à ses habitants, et qu'il y avait alors dans ce pays vingt mille villes, toutes bien peuplées*
« Ce fut Àmasis qui lit cette loi, par laquelle il était ordonné, h chaque Egyptien, de déclarer tous les ans au nomarqm quels étaient les fonds dont il tirait sa subsistance, Celui qui ne satisfaisait pas à la loi, ou qui ne pouvait prouver qu'il vivait par des moyens honnêtes, était puni de mort. Solon ï'Athéufeu emprunta cette loi de l'Egypte et rétablit à A thènes, où elle est toujours en vigueur, parce qu'elle est sage, et qu'on n'y peut rien trouver à redire. » Amasis se lia d'amitié avec les Grecs* plusieurs grands philosophes allèrent lui faire visite; il ouvrît ses ports au commerce étranger, et l'Egypte fut heureuse et tranquille, 11 mourut en 526, après un règnede quarante trois ans, Psamménite, son fils, lui succéda, mais six mois après il était écrasé sous la puissance des rois de Perse, qui furent pendant longtemps les maîtres de l'Egypte, de cette terre des Pharaons, qui ne devait plus recouvrer son entière indépendance, car si elle échappait à un joug, c'était pour retomber aussitôt sous un joug nouvcau, comme nous en parlerons ailleurs.
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égyptiens»
KoH, üloaiir», Coutumes. ChlllNtiilüii,
Si lesChahîéens de Babylone étaient très avancés dans l'astronomie et autres sciences, les prêtres d’Égyple ne Fêtaient pas moins, et nous le rappellerons surtout lorsque nous aurons à traiter des philosophes de la Grèce.
L'Égypte jouissait d'une grande réputation de science et de justice ; cependant nous ne pouvons pas conclure de là que ce fut un pays de liberté et d’égalité. Nous conclurons même dans un sens oppose, d f après les paroles des historiens*
Hérodote dit : « Les Égyptiens sont partagés en « sept classes : les prêtres, les gens de guerre, les « bouviers, les porchers, les marchands, les inter- « prêtes, les pilotes ou gens de mer. w Cette division esL incomplète; les artisans iTy figurent pas, cl c’est là un oubli que nous réparerons par la ‘citation suivante de Diodore de Sicile : «Tout a le sol de l'Égypte est partagé en trois portions. « Là première, et la plus considérable, appartient « au collège des prêtres ; la seconde appartient aux « rois, et la troisième est affectée aux giukhieïis « et à tous ceux qui sont sous les ordres des chefs « de milice. Très attachés à leur patrie à cause des « biens qu’ils possèdent, ils atïmntent, pour La dé- « fendre, tous les dangers de la guerre. » Le même auteur ajoute : « Il est en effet absurde de confier « le salut de tous a des hommes qui ri'onl aucun lien « qui tes attache au bien commun . »
Nous acceptons les détails de Lliïstoricn, nous re-