L-’aymant et luy portant honneur
Dieu qui est père de lumière Laisse tous ces motz divertir,
Et à l’hérétique adversaire,
S’il te plaist les feras sentir.
Recognois donc peuple ta faute En criant tretous, Peccavi ,
Suppliant la puissance haulte,
Ainsi qu’a faict le roy David;
Lors Dieu par sa miséricorde Nous fera mercy et pardon,
Nous donnant paix et concorde,
Et de tous biens à grand foison.
Malgré du temps la violence,
Si nous quittons tous noz malfaictz.
Dieu vous donra par sa clémence De tous biens selon noz souhaitz Car s’il nourrist l’oiseau qui voile,
Bien plus tost il nous nourrira,
Comme il le dit par sa parolle,
Heureux celuy qui y croira.
Fuions avarice et rapine,
Usure et toute pauvreté,
Paillardise qui le corps mine,
Orgueil et toute vanité,
Et prions la Vierge bénigne,
Qu’intercéder veuille pour nous,
Appaisant la bonté divine,
Affin qu’il ayt pitié de nous.
Vous, discordans François, sans armes, priez Dieu Affin qu’accord et paix demeurent en tout lieu.
Les enfants dont parle la complainte, enfants précoces s’il en fut jamais, ne semblent être restés que le terme ordinaire dans le sein de leur mère. Mais il en est d’autres qui, trouvant ce séjour agréable, l’ont prolongé durant plusieurs années. Tel est l’enfant de Volsung qui, suivant la tradition, tut retiré vivant, au bout de six années, par une opération sanglante et embrassa sa mère mourante. Tel est encore cet enfant mâle qui vécut vingt-huit ans dans le sein maternel et y serait encore resté si les chirurgiens ne l’avaient obligé à sortir de sa retraite. Il était enfermé dans une coque osseuse et, pour occuper ses loisirs, il avait appris le latin ; le narrateur affirme « qu’il partit pour voyager et qu’il racontait dans cette langue les particularités si curieuses de son entrée dans la vie »