‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 14 sur 81 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Ananie €t Sapliire. — Miracles des Apôtres. — Us somt mis en prison et délivrés par un ange. — Conseil de

Gamaliel. — Apôtres battus de verges.

« Telle est la dépravation du cœur humain, » que le vice trouva le moyen de s'introduire » jusqu'au milieu de tant de vertus. L'avarice » prétendit à la gloire du désintéressement, » et crut qu'elle pourrait y parvenir par )) l'imposture et par le mensonge. Mais telle » est la haine que Dieu porte aux coeurs douï) blés et trompeurs, que, jusque sous la loi » de grâce et d'amour, il signala son courroux » par un coup aussi terrible qu'aucun de ceux » qu'il ait portés sous la loi de rigueur et de » crainte. Par où il nous apprend que, s'il » est le père des miséricordes, nous ne devons » jamais oublier qu'il est aussi le Dieu des » vengeances. L'exemple suivant en est une » leçon bien effrayante. ))

Un homme, nommé Ananie, vendit, con- Cap.v i. vir

. . o 1 • r 1- antem qiiicJaia

jomteraent avec Saphire sa temme, un champ „ominp Anmias, qu'il avait (O, et, de concert avec elle, il cum Saph.ra nx-

^ \ /' ^ ' ore sua, veudi-

(i) Ananie avait-il fait le vœu de pauvreté, ou ne 1^ avait-il pas fait ? Cette question partage les interprètes. Presque tous les anciens sont pour l'affirmative ; et si l'on compte les voix, si même on les pèse, il semble qu'il n'est plus permis d'en douter , lorsque l'on voit que c'est le sentiment des saints Atlianase, Basile, Jérôme,

dit agrum , 2. Et fratidavit de pretio agri , conscia uxore sua . et afferens partem quamilam , ad pedes apostolorum posdit 3.

Dixit autem {'etriis : Anariia , ciir tentavit Satanas cor tniini mentiri te Spiri-

retint frauduleusement une partie du prix , qu'il apporta cî qu'il mit aux pieds des apôtres. Sur quoi Pierre dit : D'où vient, Ananie , que Satan a séduit votre cœur jusqu'à vous faire mentir au Saint-Esprit, et garder frauduleusement une partie du prix de votre champ? N'ctait-il pas à vous avant la vente, et depuis n'étiez- vous pas maître de l'argent ( i )? Pour-

Augustiu, Grégoire, etc. Ce qui le rend très-probable, c'est ce mot, il retint J)^aiiduleusemenû , en latin fraudavit. Si Ananie n'avait pas fait un vœu, il n'y avait point de fraude dans son action. Son champ , ou l'argent qui provenait de la vente ^ lui appartenait, comme saint Pierre va le lui dire. Il pouvait en disposer à son gré. A qui donc faisait-il tort ? et quelle fraude pouvait-il y avoir à eu sacrifier une partie aux besoins de ses frères ? Bien loin de pécher , il faisait une bonne œuvre : moindre à la véx'ité que s'il eût sacrifié tout ; mais bonne cependant , et méritoire à proportion du sacrifice qu'il faisait. Dès lors ou ne voit plus sur quoi peut être fondé le reproche de saint Pierre et le châtiment dont Dieu le punit. Mais si Ananie a consacré tous ses biens au Seigneur par une promesse irrévocable , tout est expliqué. Il a fraudé, il a menti au Saint-Esprit , il est digne de moitj Dieu est juste, et son ministre est irrépréhensible.

Au premier exemple du dépouillement religieux , Dieu a joint le châtiment des premiers violateurs d'une si sainte promesse. Ne doutons pas qu'il n'ait voulu instruire et épouvanter ceux qui regardaient comme im badinage de promettre à Djcu et de ne pas tenir. On ne se moque pas impunément de Dieu. Gai., vi. 7.

' (i) En parlant ainsi, saint Pierre nous apprend que les apôtres n'obligeaient pas les premiers fidèles à la vente et au sacrifice universel de tous leurs bieus. C'était un conseil; ils n'en faisaient point un précepte.

quoi avez- vous conçu un tel dessein ? Ce n'est tui Sancto , et

1 ,. • frauclare de pre-

pas aux hommes que vous avez menli, mais iioagn? 4. Nonà Dieu ( I ).

ne mannes tibi manebat , et ve- . iiundatum in tua

Mais de ce gu'Ananie e'tait encore maître de sou bien, ^''*' po'«^*t/'te ?

. \ Quare posuistiin

d'autres interprètes que ceux dont on a parlé ont conclu corde tno hanc

qu'il ne s'e'tait lié par aucune promesse. Gela . est vrai '"^'i" ' ^on es

» * * •*'» '1 j :\/r • ni mentitus homi-

avant et même aussitôt après la vente. Mais, i° depuis JJj]3^,J jg^j j)gg

la vente jusqu'au moment où il parut devant saint Pierre , il a jHi s'engager. Nous ignorons combien ce tems a duré , et il n'en faut pas beaucoup pour former un pareil engagement. 1° Eu mettant son argent aux pieds de saint Pierre, il a pu prononcer la formule de l'engagement^ soit par manière de vœu , soit par manière de consécration j l'Écriture ne le dit pas , mais elle ne dit pas le contraire. 3° Cette action même^ sans être accompagnée de paroles , pouvait signifier qu'on s'engageait solennellement à suivre le conseil donné par Jésus-Christ et par les apôtres, de se désapproprier de tout, pour n'avoir plus rien qu'en commun. Il y a des actions qui parlent ; et le sens de celle-ci , déjà assez expressive par elle-même, pouvait encore avoir été déterminé par les apôtres; en proposant le conseil, ils ont pu déclarer qu'ici la promesse serait exprimée par l'offrande, et que donner et vouer serait réputé une même chose. C'est ainsi que, sans proférer une seule parole, on s'engage solennellement à la continence en recevant les ordres saci'és, auxquels on est averti que la continence est attachée.

(i) Après avoir dit à Ananie^ vous avez menti au Saint-Esprit , saint Pierre lui dit, vous avez menti à Dieu. Donc le Saint-Esprit est Dieu, concluaient les Pères contre l'hérésiarque Macédonius.

Ananic avait également menti au Père et au Fils. C'est par appropriation qu'il est dit avoir menti au Saint-Esprit , qui est appelé par Jésus-Christ Yesprit de vérité. Joan. , xiv. 17.

'5. Audiens autem Anaiiiashajc veib.i cccidil et exjjiiavit; et tactus est tiiuor magnus super omnés tjtii aiiiiie— ruut. 6 Siirfjentes atiteiu juve— nés aiuoverunt eiiui , et efterentes sepeiierunt.

n Factuia est aiitem quasi liorarum trium spati-itu , et uxor ipsiMs , nesciens qi'.oJ facttiin fuelat , intravit. 8.

Oixit antetn Petrus : Die mihi , uiiilier, si taiiti agruiTi vendidistis? Atilladixit :

Eliam tanti. 9.

Petrus autem ad eatn : Qnid uli— que eouvenit vobis tentare Spiritual Douiiui ?

Jicce |)edes eo— rum qui sepelierunt virum tiium, ad ostiuLu ; et et-

ce La foudre n'est pas aussi prompte que » le fui l'effet de C(\s paroles. » Ananie en les entendant tomba, et il expira. Une grande frayeur saisit tous ceux qui les entendirent. Des jeunes gens se levant à l'heure même l'ôtèrent de là, et l'emportèrent pour l'ensevelir.

(( Cette scène tragique s'était passe'e dans » une maison particulière. » Environ trois heures après, la femme d'Ananie entra, ne sachant rien de ce qui était arrivé. Femme, lui dit Pierre, dites-moi, votre fonds de terre, l'avez- vous vendu tant? Oui, répondit-elle, nous l'avons vendu tant. Alors Pierre lui dit : Pourquoi donc vous êtes- vous accordés ensemble pour tenter l'esprit du Seigneiu' ( i ) ? Voilà ceux qui viennent d'enterrer votre mari, qui sont à la porte ; ils vous porteront aussi en terre. A l'instant mêine elle tomba à ses pieds, et elle expira (2). Ces jeunes hommes en entrant la trouvèrent morte. Ils l'emportèrent et l'enterrèrent auprès de son mari.

(r) Ils tentèreut l'esprit du Seigneur , parcequ'ils crui'eiit que saint Pierre n'aurait aucune connaissance de leur fraude. Dans ceux qui voyaient avec quelle profusion le Saint-Esprit s'était répandu sur les apôtres, c'était une sorte d'infidélité de croire qu'il n'eussent pas reçu le don de propiiétie avec tous \i-s autres dons miraculeux ^ et il est écrit : Vous ne tenterez point le Seigneur votre Dieu.

(2) Porphyre , l'un des plus subtils agresseurs du christianisme, fait un crime à saint Pierre de la rigueur dont il usa envers ces deux personnes. Ne duait-on pas

« Ainsi périt avec eux l'espérance de ces ferent te. lo.

, • / v A T 111' VI Confestim ceci-

» hypocrites (i). Au lieu de la gloire quils ^^^ a„te pedes )) voulaient se procurer par la fraude et par ^j"^ f^ expira-

■T i A vit. Intrantes aii-

)) le parjure, ils se sont attiré une confu- tem juvenes, ia-

<-^> , , , 1 '. 1 verierimt illana

)) sion ineitaçable, et un opprobre éternel; mortuam , et ex- » préjugé presque infaillible de leur répro- tuleiunt, et se-

i^ f a s: .,, , ,. peuerunt ad vi-

y) bation. Car , s'ils étaient morts dans la jus- rum suum.

)) tice , le Seigneur n'aurait pas travaillé di-

)) rectemeut à déshonorer leur mémoire, en

» inspirant à l'écrivain sacré l'histoire qui

)) l'a flétrie ; c'eût été contredire cette pa-

» rôle du psalmiste : La mémoire du juste

» sera éternelle. Une craindra point qu'on

)) parle mal de lui (2). »

Cet événement répandit une grande crainte n. Et facius dans toute l'Eglise ^ et parmi tous ceux , même f^* ^riveî^a^ec- « du dehors, » qui en entendirent parler, ciesia, et inom-

^ T 1 c 1 j nés *!"• autiie-

(( Ce prodige de terreur tut seul de son runt hœc. )) espèce , et les faveurs furent innombra-

que le saint apôtre leur a passé une épée au travers du corps ? Dieu seul frappa le coup. La parole de saint Pierre n'eii fut que le signal. Un ancien père ( ïertulL, lib. de Pudidtia , cap. 21 ) a regarde' ceci comme une image de l'excommunication. Il y a de la ressemblance, en ce qu'à la parole di3 Pierre, le pécheur est retranché de la société des fidèles , comme Auanie et Saphirc furent retranchés de la société des vivans. Mais il y a aussi de la différence : coi* ici Pierre a parlé , et Dieu seul a agi; mais^ dans l'excommunication, Pierre agit en parlant, et Dieu ratifie,

(i) Job, viu, 12 : Spes liypocritœ perihit.

(2) In memoria ceterna erit justils. Ah auditions thaia non iunehit. Ps. cxi. 6.

5o HISTOIRE DES ACTES

la.Permanus « bles. » Par les mains des apôtres (i) il se fai-

autem apostolo- •. • i i i i • i .

rumfiebant>igiia Sait parmi 16 pcuple DcaucoLip Qc iniracies et et prodigia miii- jg prodigcs « qiil étaient autant de bienfaits.»

ta in pit'be ; et ^ o i

erantunanimiter Tous (2) dans iiH même csprit s'assemblaient Saiomonis^"'^ is" *^" poiliquc dfc Salomon (3) , et nul des autres Caeteroruui au- n'osait se îoindre à eux : mais le peuple leur

tem nemo aiule- , ' •"■ *

bat se conjun^e- donnait dcs grandes louanges.

re iliis : s:d ini-

gniflcdbateos^jo- ~"

° "' (i) Nos traducteurs disent seulement /)«7' /é-s a/?d^/-es.

On a consacré les mains , parceque c'était en effet par l'imposition des mains que les apôtres opéraient ordinairement les guérisons miraculeuses , en conséquence de cette promesse du Sauveur : Ils mettront les mains sur les malades , et ils se porteront bien. Marc. , xvi. 1 8.

(2) Tous , selon quelques interprètes , doit s'entendre des seuls apôtres. Selon d'autres^ il signifie tous ceux qui composaient la nouvelle Eglise^ tant le peuple que les pasteurs. Selon les premiers, ce qui suit^ nul des autres n'osaient se joindre ci eux , est dit des fidèles qui se tenaient éloignés des apôtres, soit par respect pour ces hommes divins, soit qu'ils craignissent de s'attiier la persécution. Selon les seconds , il doit s'entendre de ceux qui ne croyaient pas, lesquels, soit par crainte ou par respect , n'osaient pas se mêler avec les croyans. La seconde interprétation doit être préférée, 1° parceque le respect obligeait bien les fidèles à aborder respectueusement les apôtres, mais non à s'en tenir écartés, et que rien n'est moins croyable de ces fervens chrétiens, que cette crainte pusillanime qu'on leur suppose ici à tous ; 2° parceque ce qui a été déjà dit cli. u, f. ^6, qu'ils se trouvaient tous les Jours au temple dans le même esprit, est dit manifestement de tous les fidèles, ce qui paraît n'être ici que répété.

(3) Voyez ce qu^on a déjà dit de ce portique un peu plus haut. C'était le lieu ordinaire d'assemblée pour les apôtres et pour les premiers fidèles , x° parceque,

la

Domino niullitudo virorum , ac

DES APÔTRES. CHAPITRE V. 5l

Or le nombre de ceux qui croyaient au i4 Masîsau-

^ . , ^ I, • tem ane'baliir

Seigneur, tant nommes que lemraes , allait ciotienimm toujours en augmentant ; de sorte que l'on

exposait les malades dans les rues (i), et qu'on mniii mm lô.ita

les mettait sur des lits et sur des couche t- cerenî iniirmos,

tes, afin que lorsque Pierre viendrait à pas- f^ pouerent la

^ ^ , ^ lectiilis ac graba-

ser , son (2) ombre au moins couvrît quel- tis,ui , v.nifnte

qu'un d'eux, et qu'ils fussent délivrés de leurs i„t,h,Viiiin.s ob-

infirmités. On accourait aussi en foule à Jéru- "n'ijraret qm-m-

qiMifii lUoriiœ, et

salem des villes voisines , et on apportait les iibeiaientur ab

étant fort spacieux , il pouvait contenir une très-grande multitude; 2° parceque ne faisant pas pai'tie du temple proprement dit , on pouvait y annoncer la parole de vie à toutes sortes de personnes, hommes et femmes, juifs et gentils, juifs purifiés et non purifie's; 3" parceque les offrandes , les sacrifices , et tout le service du temple , qui se faisait dans l'intérieur , n'en était pas interrompu.

L'Église est née au sein de la synagogue, et l'ancien temple en a été le berceau; après cela, il n'a plus été bon qu'à brûler. Sa destinée était remplie.

(i) Plusieurs les exposaient parcequ'ils croyaient déjà ; d'autres croyaient , parcequ'ils voyaient que ceux qu'on kvait exposés étaient guéris , à plus forte raison ceuxmèmes qui l'avaient été. Voilà pourquoi saint Luc a lie ce qui précède avec ce qui suit, les guérisons avec les conversions, par la particule de sorle que,

(2) Ou a vu constamment que , dans les occasions importantes , c'était Pierre qui parlait , et qui parlait seul , ce qui montre l'autorité du chef, reconnue par ses collègues. Il fallait qu'il fût aussi reconnu du peuple en cette qualité. C'est sans doute pour cette raison que Dieu voulut que le don des miracles parût en lui d'une manière beaucoup plus remarquable que dans les autres.

iofinnitatibus suis. i6. Concurrebut autem et luultitudoviciuarnm civitatuia Jérusalem, afférentes SBgros , et vexatos a spiriti- Ijus ituinundis ; qiii curabantur omnes.

17. Exurgens autem prjuceps sacerdotum , et omnes qui cum illc erant ( quae est liœresis sadduoeorum ) reple.i sunt zelo :

i8. Stinjeceruat mauus ia apostolos, it posueriiut eos in custudia puJiica.

19 Angélus anten iJomiiii per mctem apexicas aniui car-

Si HISTOIRE DES ACTES

malades avec ceux qui étaient tourmentés par les esprits immondes, et ils étaient tous guéris.

(c C'en était trop pour les chefs de la na- » tion : de si grands miracles , suivis d'un » si grand succès , devaient les mettre au » désespoir. Si l'on n'en arrêtait au plutôt » le progrès , que devenait leur considéra- » tion et leur crédit? Fallait-il les voir passer )) à ce pêcheur et à cette poignée d'hom- » mes de la lie du peuple qui l'accorapa- » gnaient ? Il n'y avait donc plus rien à mé- » nager : c'est pourquoi « le grand-prêtre parut comme se réveiller ; et , transporté de jalousie , lui et tous ceux de son parti ( c'était la secte des sadducéens ) (i), ils firent arrêter les apôtres , et les mirent dans la prison publique.

c( Mais que peuvent les hommes contre le )) Tout-Puissant ? » L'ange (2) du Seigneur

(i) On a déjà remarqué que les sadducéens niaient la résurrection. Ou a encore remarqué que les gens de cette secte avaient un double intérêt à empêclier la prédication des apôtres. Ceux-ci prêchaient au nom de Jésus- Christ , dont ils ne voulaient pas. Si le grand-prêtre n''était pas des leurs , quoique le texte le fasse entendre assez clairement, au moins il les favorisait ouvertement. Croyons que les fondemens de la religion et de l'état étaient déjà bien ébranlés, puisque le chef du sacerdoce, et le premier homme de la nation , ne rougissait pas d'être le partisan, ou du moins le fauteur déclaré du matérialisme.

(2) Les apôtres ne faisaient point des miracles pour eux-mêmes j il ne paraît pas même qu'ils demandassent

ouvrit , pendant la nuit, les portes de la prison ; et les faisant sorîir , il leur dit : Allez , et annoncez hardiment au peuple dans le temple toutes les paroles de cette « doc- » trine de » vie. Ce qu'ayant entendu, ils entrèrent dans le temple à la pointe du jour, et se mirent à enseigner.

« lis y étaient encore, lorsque » le grandprêtre et ceux de son parti étant arrivés, ils assemblèrent le conseil et tous les anciens du peuple d'Israël, et ils envoyèrent à la prison pour faire amener les apôtres. Les officiers y étant allés et l'ayant fait ouvrir , ils ne les trouvèrent point ; de quoi ils vinrent faire leur rapport. Nous avons, dirent-ils, trouvé la prison bien fermée et les gardes en sentinelle devant les portes; mais, l'ayant ouvert, nous n'avons trouvé personne dedans. Le commandant du temple et les princes des prêtres ayant oui ce rapport , avaient bien de la peine à s'imaginer ce qu'ils étaient devenus.

ce Ils ne furent pas long-tems sans le savoir. » Il survint alors un homme qui leur dit : Ces hommes que vous avez fait emprisonner, les voilà qui sont dans le temple , et qui enseignent le peuple. Aussitôt le commandant s'y transporta avec les gardes, et amena les apô-

à Dieu fp^i'il en Ht. Leur sort était entre ses mains ; tout leur désir était qu'il disposât d'eux selon son bon plaisir. Ainsi des saints accablés de maladie ne lui demandaient pas leur guérison, quoiqu'ils la demandassent et qu'ils t^htinssent pour tous les malades qui s'atkessaient k eux.

ceris, et educens eus , dixil ; -^o.

Ile, et sUriles Joqiutuiniiu templo picbi uainia vcrba vita; hujus.

21 . Qui ciim au— dissent , inlraveruut rliluculo iii templiim, el doccbdiit.

Adveniens aiitem princeps sacrnlotum , et qui cuin eo eraiit , convocaverual concilium , et oiniies senioies liliolum ijiael : et miseriiuL ad caicoreru ut adducereiuur. '1-2.

CumautemvenissenL ministii , et apei to caicere non i .vcuissent illus , reversï nunliaverunt , iô, dicentes : Carcercm.

quidr-ra inveuiinus clausum cum unini diligeutia , el custodes stantes aille januas : apcrientf s autera neniinem iutus iiivenimus. 24. Ut autem auJieruut hos sermones magistratus templi , el principes saceidutum , ambigebanl de Mis quidiiam ûerct.

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