‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 16 sur 81 · Surprn5aii- » ment ils ne s'attendaient pas. )) Un plia · texte numérisé non relu

Surprn5aii- » ment ils ne s'attendaient pas. )) Un plia

tPtn quidam in ... . , „ i- i i t ,

conciiu) pharisœ- HSicn ( I ) nomme Gamaliel , docteur de la «Viid.itisdr l«i' ^'^i ^t'î^t respecté de tout le peuple, se tor honorabilis levant au milieu de l'assemblée, ordonna qu'on

( I ) Ce n'est pas à dire qu'il en eût , les vices , ni qu'il en suivît les mauvaises doctrines; mais il avait la même croyauce qu'eux sur le dogme capital de la résui'rection : c'en était assez pour être réputé pharisien , et il était louable de l'être, lorsqu'on ne l'était que sur ce point. Tel était encore Nicodcme, et apparemment quelques autres qui avaient su se garantir du mauvais levain des pharisiens. Gamaliel était-il comme lui un disciple caché, ou bien ne faisait-il alors qu'entr'ouvrir les yeux à la lumière ? C'est de quoi l'on est en doute , et son discours ne le décide pas. Ce que l'on peut dire , c'est que s'il ne faisait encore qu'entrevoir la vérité , il a parlé exactement , eu égard à sa disposition présente. S'il ayait déjà la foi , en taisant ce qu'il fallait taire pour que ses parples produisissent l'effet qu'il avait en vue, il n'a rien dit qui fût contraire à la vérité. Quoi qu'il en soit , il finit par croire , et par être un saint , reconnij pour tel par l'Église. Ce fut lui qui , sous l'empire d'Honorius , apparut au prêtre Lucien pour lui découvrir le lieu où était le corps de saint Etienne , avec ceux de trois autres saints , dont il était un ; Nicodème en était un autre. On peut se souvenir que celui-ci s'opposa au dessein des prêtres et des pharisiens lorsqu'ils délibéraient de faire mourir le Sauveur. On voit par ces deux exemples combien Dieu se montre libéral à l'égard de ceux qui , obligés d'assister au conseil des méchans , aiment mieux s'exposer à leurs rcssentimens que de consentir à l'injustice.

les fit retirer pour un peu de tems; puis il miivcrs» plebi,

dit : Israélites , faites bien vos réflexions sur i^^eve homine?

ce que vous ferez de ces hommes; car il y ^^"'3/i^,"Q3*:^v'J.[

a quelque tems qu'il parut un certain Théo- israeiitae, aitn»-

, , ^ • j •. j dite vobis supt-r

das(i), qui se donnait pour un grand per- hominib.,3 isii. sonnage, auquel se joignirent environ quatre qmd actun sitis. cents hommes. Il fut tué, et tous ses sectateurs nim dies extitit

r .!••' i'j*i^* A ''I* i. Theodas , dic< ns

furent dissipes et réduits a rien. Apres lui parut ^^ ^^^^ aiiquem , Judas le Galiléen , au tems du dénombre- cuiconsensitnu.

. , . , merus viromm

ment (2) du peuple ; et il attira a soi beaucoup circiter quadrin-

(i) Josèplie, au livre 20® des Antiquite's , parle d'un Théodas qui se donne pour un prophète, contre lequel Caspius Fadus, alors gouverneur de la Judée, euAoya des troupes qui le tuèrent, et avec lui plusieurs de son parti , dont les restes furent dissipés sans retour. Ceci arriva , selon lui , la quatrième année de l'empire de Claude. C'est ce qui embarrasse les interprètes, parceque cette époque est postérieure de bien des années au discours de Gamaliel^ et qu'il n'y a nulle vraisemblance que Josèphe se soit mépris de plus de quarante ans en assignant la date d'un événement public qu'il dit s'être passé de son tems. Que l'on se débarrasse de Josèphe comme on pourra, il est toujours certain, i" que Gamaiiel a cité ce fait dans la circonstance présente; 1" qu'il l'a cité à des hommes qui en étaient aussi bien informés que lui; 3° que ces hommes, bien loin de le contredire, se sont rendus à son avis : docc ce fait ne peut pas être révoqué en doute.

Lorsqu'on a la preuve directe d'un fait, il ne faut plus admettre contre ce fait d'autres objections que celles qui en attaquei'aient la preuve.

Ce principe est certain; et, seul, il suffit pour faire disparaître presque toutes les difficultés que l'on forme contre la religion.

(2) Ce dénombrement peut bien être celui dont il

grntoriim , qui de monde ; mais il fut lue aussi , el tous ceux

occisiis est ; tt . ,, . • • r •. J' ' ir • • J

on.nes. qui cre- *]"! i avaient SUIVI tarent disperses. Voici donc dibant ei , dissi- ^^ ^^^ ^ présent mon avis : cessez de pour-

pati Mint . rt re- T ^ i

dacitacii.iiiiinm. suivre ces hommes, et laissez-les faire; car

3t Posl liiinc ex- . ,. . • .. • . j

tifit Jri.ias Gaii SI Cette entreprise ou cette œuvre vient des

lœi.s in (iiebiis J^ommes , elle se détruira d'elle-même; mais

proi''ssionis , et / -

avertit pojiuiuui si elle vicnt de Dieu, vous ne pourrez point

est parlé au tcms de la naissance de Jésus-Christ , ou bien un autre qui se fit huit ou dix ans après , lorsqu'Archélaiis cessa de régnfer en Judée. Un des motifs qu'eut Auguste en l'ordonnant, fut d'imposer une capitation sur tous ses sujets. Comme les Juifs étaient dans l'attente prochaine de leur Messie conquérant, plusieurs d'entr'eux ne purent souffrir ce tribut. Judas de Galilée , qui s'était mis à leur tête , périt , comme on vient de le lire. Mais que l'on remarque bien que Gamaliel, parlant des partisans de Théodas , dit qu'ils furent dissipés et réduits à rien, au lieu qu'il dit seulement de ceux de Judas qu'ils furent dispersés. C'est qu'en effet Judas laissa dans les esprits un levain de sédition qui continua de fermenter, surtout parmi les GaUléens, dont plusieurs, au rapport de Josèphe, aimèrent mieux souffrir la mort et les plus cruels supplices que de payer le tribut à César, et de le reconnaître pour leur souverain. On tient même que ce fut parceque Jésus-Christ était Galiléen , au moins d'éducation et d'habitation , que ceux qui voulaient le tenter lui demandèrent s'il était permis de payer le tribut à César. Quoi qu'il en soit de cette conjecture^ il est certain que ce mauvais germe ne fut jamais entièrement étoufié ; que, de la Galilée où il s'était conservé , il gagna le reste de la nation , et qu'il fut enfin la cause de cette l'évolte universelle (pji ne finit que par la ruine de Jérusalem, et par la dispersion de tout le peuple.

DES APÔTRES. CHAPITRE V. Sq

la détruire. Il est même à craindre que peutêtre on ne vous trouve opposés à Dieu.

« Il leur aurait donné un mauvais con- » seil , s'il n'eût pas été au moins probable » que l'œuvre était divine. Dieu seul a le » droit de changer la religion , parceqn'il n'y » a de véritable religion que celle dont il » est l'auteur. Il fallait donc examiner si celle- » ci était son ouvrage; et si l'on eût reconnu » qu'elle ne l'était pas , bien loin de lais- » ser faire ceux qui s'en disaient les apô- )) très , il fallait les réprimer, et sauver par » ce moyen la religion et l'état même, pour )) qui toute innovation en matière de reli- » gion est une secousse qui l'ébranlé jusque » dans ses fonde mens ; ou , si l'on y recon- }) naissait le doigt de Dieu , il ne fallait 3) pas , en s'y opposant , s'opposer à Dieu » même , et s'exposer à tout perdre , sous M prétexte de vouloir sauver tout. Or c'est à » cet examen, dont apparemment le succès ne » lui paraissait pas douteux , que Gamaliel » les induisait par son discours ; et puisqu'ils » ne l'avaient pas fait encore , ils les dé- » tournait au moins de la pensée d'employer y> les moyens extrêmes jusqu^à ce qu'il eût » été fait. C'était le point qu'il fallait gagner » pour le moment , et il y réussit. » Ils se rendirent à son avis , « sans rien objecter )) de ce qu'on vient de dire. Mais , parce- » qu'ils avaient été persuadés sans être conî) vertis, » ayant fait venir les apôtres, après

post se , et ipse periil ; et oinnes, quotquot con— scusernnt ci, dispersisuiit. 38. lit niuic ilaqiie dico vobis, «liscfdite ab bomiiiibiis istis,ctsitiile illos:

quoniam si est ex bonjinibus coiisiliiim hoc, aut opus, dissolvelur:

3g.' Si vero ex Deo est , non poteritis dissolvere iilud, ne forte et Deo repiigaare iuveniamini.

Consenserunt autem ilii.

4o Et convocantes apostolos, cœsis demiïitiaverunt ne om«i- Qo loquerentur

in nomine Jesii, et dimiseriint eos 4i- Et illi qiiideoi ibant gaudcntcs a conspectu coDcilii, quoniam digni habili siint pro nomine Jesucontumeliam pati.

42. Omni autem die non cessabant , iu templo et circa domos docentes , et evangelizanles CbiistumJesuia.

les avoir fait flageller , ils leur défendirent de parler en aucune manière au nom de Jésus, puis ils les renvoyèrent. Alors les apôtres sortirent du conseil, tout joyeux (i) d'avoir été jugés dignes d'être outragés pour le nom de Jésus. (( Leur zèle , bien loin d'en être y) ralenti , n'en parut que plus ardent et plus » intrépide. )j Tous les jours, sans discontinuer, ils enseignaient, et ils prêchaient Jésus- Christ dans le temple et dans les maisons.

(i) Ils se représentaient Je'sus-Clirist sous les fouets, et ils triomphaient de joie en voyant en eux ce trait de conformité avec leur divin maître. Ainsi le juste persécuté, outragé, dépouillé, souffrant, voit Jésus -Christ dans tous ces états : alors s'il lui reste une peiue , c'est celle de voir que la peine de son Sauveur surpasse encore la sienne.

DES APÔTRES. CirAPlTRE TI. 6l

Page 1