Et pi.icuit Cette proposition fut agréée de toute l'as
ïi7"m.rhHâdrti'e semblée; et ils choisirent Etienne (i), homme
Eteieger.ints,^"- yj\c'm de foi et du Saint-Esprit, Philippe,
jiliauuia . virtina 1^ *■ , "^
plénum fîcie, et Prochore , JN'icanor , limon j Parmenas , et
erphn.p;r;:t Nlcoks, prosélyte. d'Antioche. Ils les pré-
Prochoiimi, et sentèrcRt aiix apôtres, qui, en priant « sur
JN'icanoicm , et 1 / i • / \
TimoueaijeiPar- » eux , )i leur imposèrent les mains (2}.
(i) Etienne est connu de toute la terre. Le plus cé-^ lèbrc apiès lui fut Philippe , qui occupe ici le second rang. C'est lui qui baptisa l'eunuque de Candace, reine d'Ethiopie. Il convertit aussi , par ses prédications et par ses miracles, un grand nombre de Samaritains, parmi lesquels se trouva Simon le magicien. Il eut quatre filles vierges et prophétesses. On lui donne (tVi. xxi ) le nom d'évangéliste, qui n'exprime à son égard que la qualité de prédicateur de l'Evangile. L'Eglise en fait la mémoire le 6 juin. Les quatre suivans sont reconnus pour saints. Nicolas est le seul dont le nom ne soit pas dans le martyrologe romain j ce qui laisse indécise la question qui a partagé les anciens , savoir s'il a été ou s'il n'a pas été l'auteur de la secte des nicolaïtes dont il est parlé au chapitre n de l'Apocalypse. Le nom de prosélyte, qui lui est donné, nous apprend que c'était un gentil qui avait embrassé le judaïsme.
Les sept ont tous des noms grecs. Il paraît bien qu'on youlait oter aux Grecs tout sujet de se plaindre.
(2) Quoi qu'en aient pensé quelques théologiens , l'imposition ^t^ mains , jointe à la prière , décide ici une ordination sacrée. C'est le sentiment commun adopté par l'Eglise, qui, dans l'ordination des diacres, demande à Dieu que les sujets présentés soient dignes du grade et de V ordre auquel Etienne avec ses compagnons , au nombre de sept, fui'ent élevés par le choix des: apôtrest
« Ainsi la religion acquit un nouvel or- » dre de ministres. On s'en était passé tandis » que le premier ordre avait pu suffire à tout; » lorsque par l'accroissement du troupeau, » les apôtres eurent besoin de coopérateurs, )) Dieu leur inspira de se donner ceux-ci. )) Le service des tables en fut l'occasion. C'é- » tait en effet une de leurs fonctions d'y » présider, mais c'en était la moindre : la po- » lice des assemblées ecclésiastiques , la pré- » dication de l'Evangile, et jusqu'à la dispen- » sation du corps et du sang de Jésus-Christ , )) étaient de leur ressort. Les apôtres n'étant » plus distraite par d'autres soins, et se trou- » vaut secondés par de nouveaux évangé- » listes, )) la parole du Seigneur ise répandait de plus en plus, et les disciples se multipliaient beaucoup dans Jérusalem. Il y avait même un grand nombre de prêtres qui soumettaient à la foi (( leur raison auparavant si rebelle )) et si intraitable (i) ; effet bien remarquable » de la prière que Jésus fit en mourant pour » les auteurs de sa mort.
)) Dieu voulait qu'on fût instruit que l'ordre )) nouvellement institué n'était pas une po- )) lice humaine, mais un ministère sacré dont i) il était l'auteur. Il en convainquit le monde » par l'éclatant succès qu'il donna à la pré- » dication du premier des diacres. » Etienne,
menam et Nicolaiim advenani Antiocheniim.6.
Hos statuerunt ante conspectura apostolorum : et orantesitnposuerunt eis mcinus.
^. Et verbuni Domini crcsce— bat , et multiplicabatur mimeris cliscipdlunim in Jérusalem valde; mnlta etiam turba sacerdotura obediebat fidei.