‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 19 sur 81 · Stephanus · texte numérisé non relu

Stephanus

(i) Chrysost. , Homil. i4, in Acla.

autem plenus plein de grâce et de force (i), faisait de

gratia et fortitii- , ,. , , j • i

dine , fjciebat graiids prodiges et de grands miracles parmi prodigia et signa jg peuple. (( On parut alors oublier les apô-

inagnajnpopulo. i r r r

)) très, et toutes les forces ennemies se tour- 9 Smrixpnint » nèreut contre lui. )> Quelques-uns de la

autf mquidam de / \ i

syna^oga, q-iœ sjuagogue (3) qu OU appelle la synagogue

iTuoru;n"'c'i Cy-' ^^^ affranchis (3), et de celle des Cyrénéens,

f< nfiiisiiim , ft et des Alexandrins , et de ceux qui étaient

mm , . t eornin QG Lilicie et Q Asic (4) > S elevcrent contre

q.ii eruii a Ciii- Éticune , et disputaient avec lui: mais ils ne

ci^ . et \sia , dis- i '

piiiHiitis ciitn pouvaient résister à la sagesse et à l'Esprit

Slcphiiio: 10. Et /^-\ . , .. , ,

non poi.-rant re [y] <ï"i parlait (c par sa bouche.

sisteresapipiiri.-e, ^

et Suiriliji , ci'ii / \ m • 1 /-• i-i < - 1 • i -1

loquebulur ' ' ) rlem de force parce qu il était plein de grâce :

l'homiae réduit à ses propres forces n'est que faiblesse.

(2) Comme la religion attirait à Je'rusalera des Juifs ' de toutes les nations qui sont sous le soleil , chaque

nation y avait sa synagogue , oii se réunissaient ceu5 qqi étaient du même pays, et qui parlaient la même îanguç. C'es^ ce qui avait multiplié les synagogues a, Jérusalem jusqu'au nombre de plus de quatre cents , comme ou l'a dit ailleurs.

(3) Le mot latin Liber tlnorum signifie proprement des fils d^ affranchis. C'étaient des Juifs nés à Rome, de parens esclaves, et ensuite affraiicliis : Auguste leuf avait assigné un c|uartier au-delà du Tibre, où ils avaient droit d habiter, et de professer leur religion.

(4) L'Asie mineure, aujourd'hui la Natolie, qui n'est qu'une province de la grande Asie , l'une des quatre parties du monde. On a remarqué que saint Etienne eut à disputer contre des hommes des trois parties du monde , qui étaient les seules que l'on connût alors : car ks Cyrénéens et les Alexandrins étaient d'Afrique ; et les affranchis , nés à Rome , étaient d^Europe.

(5) On vit dans sa personne l'accomplissement des promesses que Jésus-Christ avait faites à ses disciples^

» Ils ne pouvaient lui répondre , mais ils » pouvaient le calomnier. » Ils apostèrent (Jonc des hommes pour dire qu'ils l'avaient entendu proférer des paroles pleines de blasphèmes contre Moïse et contre Dieu (i). Ils animèrent ainsi le peuple , les anciens et les scribes, qui , tous ensemble , se saisirent d'Etienne et l'emmenèrent au conseil. Ils produisirent en même tems de faux témoins pour dire : Cet homme ne cesse point de parler contre le lieu saint et contre la loi; car nous lui avons ouï dire que Jésus, cet homme de Nazareth (2), détruira ce lieu-ci

que ce ne serait pas eux qui parleraient, mais l'Esprit de son Père , qui pai'lerait en eux ( Matt. x. 20. ) , et qu'il leur donnerait une bouche , et une sagesse à laquelle tous leurs advei'saires ne pourraient ni résister , ni contredire. Luc. xxi. 1 5.

( I ) S'il avait blasphémé contre Moïse , il aurait blasphémé contre Dieu, auteur de la mission de Moïse; mais c'était une calomnie manifeste, car il n'est pas douteux qu'il ne parlât de Moïse suivant les principes du christianisme. Or, un chrétien qui sait sa religion, ne s'est jamais avisé de parler mal de Moïse, qu'il regarde comme le plus grand homme et peut-être le plus grand saint de l'Ancien Testament.

(2) On a déjà remarqué ci-dessus que c'était pour rendre Jésus-Christ méprisable qu'jls l'appelaient l'homme de Nazareth.

On produisait contre lui, non ses propres paroles, mais le sens qu'on leur donnait ^ et les conséquences qu'on en tirait : c'est en cela qu'on était faux témoin, four être témoin véridique, il fallait rapporter ses propres termes, et pour être juge équitaltle, eu examiner le sens naturel et littéral.

11. Tnnc summisermit viros , qui diccrent se audivisse euua dicentem verba blasplictniœ' in Moysen , et in Deura. 12. Com. movertint itaque plebena, et seniores , et scribas : et concurrentes rapiierunt eum, et adduxerunt in concilium. i3. Et staiueruntfalsos testes, qui dicerent:

Homo iste non cessât loquiver-

ba aJvfrsns locum sanctiira, et legem. i4- Audivimus enim etim dicentern : Qiionisiu Jésus iNazareniis hic destruet locum istuni , et mntabit traditioiies, quas tradidit nobis Moyses. i5. Et intiientes entn omnes qui sedebant in concilio , viderunt faciem pjus lanqnam faeieta angeli.

(i) et changera les traditions que nous avons reçues de Moïse. Cependant tous ceux du conseil ayant les yeux attachés sur lui, son visage leur parut comme le visage d'un ange. (( Ce prodige suspendit leurs fureurs, et leur )) tint les mains liées pendant le long disï) cours qu'il leur fit , et que Dieu voulait » qu'ils entendissent jusqu'au bout. »

(i) II avait" pu dire que la loi nouvelle qu'il annonçait était la perfection, mais non qu'elle fût la destruction de la loi ancienne ; il avait pu dire que Jésus-Clirist aA'ait prédit que la ville et le temple seraient détruits , mais non qu'il en serait le destructeur.

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