‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 25 sur 81 · Et ilii qui- Lgg deux apôtrcs , après avoir rendu té · texte numérisé non relu

Et ilii qui- Lgg deux apôtrcs , après avoir rendu té

(lem testuicati et i. ' x

(i) Il lui dénonce le cbâtiment qu'il a me'rite' : peutêtre le lui prédit-il, comme on l'a remarqué au sujet de Judas ^ chap.-i. Mais quoiqu'il parle sur le ton de l'imprécation, il ne le lui désire pas, puisqu'il ajoute incontinent , faites pénitence.

(2) Ce peut-être tombe sur les dispositions du pénitent, qui sont toujours incertaines. Car si les dispositions étaient certainement bonnes , quelque énorme que fût le crime, le pardon serait toujours assuré.

(3) On ne convient pas du sens de cette expression^ le fiel de V amertume. Les uns entendent une âme tout empoisonnée de malice; les autres, le dépit que ressentait Simon de se Aoir refusé; d'autres enfin, la haine de Dieu contre Simon, excitée par un si horrible sacrilège. De ces trois explications la première est la plus vraisemblable.

(4) Il est toujours bon de se recommander aux prières des gens de bien, mais il faut prier aussi de son côté. Il n'y a nul fond à faire sur les prières d' autrui lorsqu'on ne les emploie que pour s'éviter la peine de prier soi-même.

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nioîgnage à la vérité , et prêché la parole du Seigneur, s'en retournèrent à Jérusalem. (( Leur retour fut une seconde mission. Che- )) min faisant , » ils publièrent l'Évangile en plusieurs contrées de Samarie.

« Les conseils de Dieu se développaient y) par degrés ; et dans la personne d'un seul )) homme , une nouvelle nation allait encore 3) être appelée à la foi. Philippe fut encore y> l'instrument que Dieu y employa. )) L'ange du Seigneur lui parla, et lui dit : Levez-vous, et allez du côté du midi , sur la route de Jérusalem à Gaza (i); c'est celle qui est déserte. Il se leva donc et se mit en chemin. Or un homme d'Ethiopie, eunuque (2), fort puissant auprès de Candace , reine des Éthiopiens (3), et surintendant de tous ses trésors,

(1) Gaza avait été anciennement une ville des Philistins, celle dont Sarason enleva les portes, et où il fit pe'rir avec lui plusieurs milliers de Philistins sous les ruines d'un même édifice. Alexandre-le-Grand la prit après un sicge de deux mois, et la détruisit de fond en comble. On bâtit ensuite dans le voisinage une nouvelle ville , à laquelle on donna le nom de Gaza. C'est de la première qu'il est ici parlé. On la nomme la déserte pour la distinguer de la nouvelle, qui était habitée.

(2) Le mot d'eimuque, dans son origine, signifiait simplement un officier du palais. Il est permis de croire que celui-ci ne l'était que dans ce sens.

(3) Peuple d'Afrique , aujoui'd'hui plus connu sous le nom d'Abyssins. Ils regardent encore cet eunuque comme leur premier apôtre , et se vantent dètre la première nation qui ait embrassé le christianisme, suivant ce mot

Inciiti verlmm Domini , reili— bant Jerosoljr— mam , et mnltis regionilius Samarilanorum evangelizabant.

26. Argelua autem Domini loculiis est ad Philippum, di— cens : Siirge et varie contra meridianntn , ad viamqiiae descendit ab Jérusalem in Gazam : haec est déserta. 27, Et surgens abiit.

Et ecce vir JEthiops , enuu-*

clius,potensCandacisreginae JEthiopiim,qiii erat super omiies gazas ejus , venerat «florarc in JcriisaieDi : 28. et revcrlebatiir se— tiens super ciirriim siiiiin , leginsqiie Isaiam pfophetatu. 29, Dixit aulem Spiritiis J'hiiippo :

Accède et adiunge te ad curnim istiim.So. Acciirrens autem Philippus , audivit eiiin legentem Isaiam prophetam , et dixit :

Pntasne iutelligisquae legis?3i.

Qui ait, kt quoluodo posstim , si non aliquis ostendeiit mihi?

Bogavitque Philippum ut ascenderet et sederet seeiim. Sa Locus atMeiu Scriptiirœ qiiem legebat , erat hic ; Tauqiiana ovis ad occisioiiem ductus est : et sicut agnns C(»ram tondente se , sine voce, sic non aperuit os siinui.

33 In huruilitate judiciiiin ejiissiiblatuoi est. Generationein ejus quis enarrabit, quoniacn tollctiir de terra yita ejus?

était venu à Jérusalem pour adorer. Comme il s'en retournait assis dans son chariot, et lisant le prophète Isaïe , l'Esprit dit à Philippe : Approchez-vous et joignez ce chariot. Philippe accourut, et entendant l'eunuque qui lisait le prophète Isaïe ( i ") , Pensez-vous , lui dit-il , entendre ce que vous lisez ? Et comment le pourrais-je, répondit l'eunuque (2) , si quelqu'un ne me l'explique ? Et il pria Philippe de monter et de s'asseoir auprès de lui. Or l'endroit de l'Ecriture qu'il lisait était celui-ci : 11 a été mené à la mort comme une brebis*, et de même qu'un agneau muet devant celui qui le tond, il n'a pas ouvert

de David : U Ethiopie sera la première qui lèvera ses J7iains vers Dieu. Ps. lxyii, 32.

( I ) Si cet iiomme n'était pas Juif d'origine , il e'tait au moins prosélyte, et un bon prosélyte, puisqu^il était venu adorer à Jérusalem , et qu'en voyageant il lisait la sainte Ecriture. Parcequ'il pratiquait le bien qu'il connaissait , Dieu lui donna la connaissance du bien qu'il Ignorait. C'est la conduite ordinaire de la grâce , et peut-être le sens littéral de cette parole mystérieuse de saint Paul : La justice divine y est révélée ( dans l'Evangile ) en faisant passer d'une foi à une autre foi ( Rom., I. 17. ); de la foi judaïque à la foi chrétienne, de la foi au Messie à venir à la foi au Messie venu et déclaré.

(2) Un bon protestant, fût-il d'ailleurs le plus ignorant de tous les hommes, parlant selon le principe fondamental de sa secte, aurait dû répondre : Je l'entends^ au moins je puis l'entendre sajis interprète ; il n'est pas nécessaire qu'on me l'explique.

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la bouche ( i ). Dans son abaissement , son jugement a été élevé. Qui racontera sa génération, vu que sa vie sera retranchée de la terre ?

L'eunuque, prenant la parole , dit à Philippe : Dites-moi, je vous supplie, de qai le prophète dit- il cela? Est-ce de soi-même, ou de quelque autre ? La-dessus Philippe ouvrant la bouche et commençant par cet endroit de l'Ecriture, il lui annonça Jésus. Comme ils continuaient de marcher, ils vinrent à un lieu où il y avait de l'eau , et l'eunuque dit : Voilà de l'eau, qu'est-ce qui empêche que

(i) On a traduit de mot à mot ca texte, que les interprètes expliquent diversement , sans qu'il soit possible de décider quel est le sens véritable. Il a paru plus à propos de lui laisser ses ténèbres que de lui prêter un faux jour. Avouons notre ignorance , et n'eu rougissons pas , après que saint Augustin , le ptas éclairé de tous les docteurs, n'a pas rougi d'avouer que dans l'Ecriture sainte il y a beaucoup plus de choses qu'il n'entendait pas , qu'il n'y en a qu'il entendait : In sacris scripturis multo plura nescio, quant, scie. ( Aug. episi. 119.) Ce fut sans doute le Saint-Esprit qui fit rencontrer à l'eunuque cet endroit de l'Ecriture qui est tiré du cliap. liu d'Isaïe. On trouve dans ce chapitre un si grand nombre de traits qui ne conviennent manifestement qu'à Jésus-Christ , qu'il aurait suffi seul pour faire donner à ce prophète le nom d'évangéliste de l'Ancien-Testament. Philippe ne pouvait trouver une plus belle ouverture. Il n'avait qu'à raconter simplement la passion de Jésus- Christ , pour porter la lumière et la conviction dans l'esprit d'un liojnme qui la voyait clairemeut prédite depuis tant de siècles.

34- Responderis autem eunuclitisPhilippo, dixit : Obsecro te , de quo propheta dicit hoc?

de se . an de alio aliquo ? 35. Aperiens autem Philippns os suntn , et incipiens à Scriptura ista , eyangelizavit illi Jesum. 36. Et dum irent per viam , venerunt ad quamdam a— qiiam ; et ait eunuchtjs : Ecce aqua , qnid prohibetmebaptizari?

Sj. Dixit atitetu PhilippiiSiSi credisex toto corde, licet. Et respondens, ait: Credo Filium Dei esse Jesum Cliristum.

38. Et jussit stare currum : et descenderunt uterqtie in aqnain , Philippus et eunnchus, et baptizavit enm. 3g Cum autem ascendissent de aqiia , Spiritus Domini rapuit Pbilippum, et amplius non vidit enm eunuchus. Ihat autem per viam suam gaudens.

je ne sois baptisé ? Vous pouvez l'être, répondit Philippe, si vous croyez de tout votre cœur. Il repartit : Je crois que Jésus-Christ est le fds de Dieu. Au même teras il fit arrêter le chariot; et Philippe étant descendu dans l'eau avec l'eunuque (i), il le baptisa (2). Dès qu'ils furent dehors de l'eau, l'Esprit du Seigneur enleva Philippe , et l'eunuque ne le vit plus. Celui-ci, « fortifié par ce nou- » veau prodige, « continua son chemin avec joie, (( et, ravi du bien qu'il avait trouvé, )) il ne s'affligea point de ne plus voir celui 4o.Philippusau- '' q^" Je lui avait procuré. Pour » Philippe, teoi inventiis est U se trouva transporté dans Asot(3), et il

in Asota, et per- ,^ ., , i -n x -i

transiens evan- anuonça Uiivangile a toutes les villes par ou il gelizabat civita. passa,' jusqu'à ce qu'il vînt à Césarée (4).

(i) Saint Jérôme parle de cette eau, qui s'appelait la fontaine de l'Ethiopien; elle est sur le chemin de Jérusalem à Gaza , près d'un lieu nomme Bethsura , où on la voit sortir de terre , et y rentrer aussitôt.

(2) On doit croire que Philippe lui avait expliqué au moins les principaux mystères de la foi, et les principaux devoirs du christianisme. Sa profession de foi renferme tout cela en abrégé ; car reconnaître que Jésus- Christ est vraiment fils de Dieu , c'est confesser équivalemment qu'il faut croire tout ce qu'il a dit, et faire tout ce qu'il a commandé.

(3) Ancienne ville des Philistins, entre Gaza et Césarée , mais beaucoup plus voisine de la première.

(4) Appelée auparavant la Tour de Straton, située sur la mer Méditerranée , différente d'une autre Césarée surnommée de Philippe , du nom de Philippe , {A?> d'Hérode , qui l'avait fait bâtir en l'honneur de Tibère

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« Il y faisait sa demeure ordinaire, et l'Esprit Ubus cunciis, » du Seigneur aurait pu l'y transporter d'à- c*"âreaiu!^""^'^ )) bord; mais c'était le moment auquel Dieu » voulait que l'Evangile fût prêché à tous ;) les peuples qui se rencontraient sur cette :» route. »

César. Celle-ci, dont il est parlé dans l'Evangile; était au pied du mont Liban.

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