‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 43 sur 81 · C. XV. 3. IIH · texte numérisé non relu

C. XV. 3. IIH

ergo (leducti ab ecclesia pertransibantPhtenicem et S.) m aria m , narrantes conversioneai gentium : et f<(ciebaiit gauùium maguum onmi— bus fratribus. 4- Ciiin anlern ve— nisseiil Jerosolyniam , siiscejjli sunt ab ecciesia, et ab apostolis etsenioribus,anliuniianlcs quanta Deus frcisset cuin jllis. 5. Surrexeruiit auteni quiJanulebœresi pliarisœoruci, qui credidcrunt dicentes :Quia opportet circuaicidi eos , prœcipere quoque servare Icgem Moysi.

l58 HISTOIRE DES ACTES

» il le dit encore dans la même épître*, Je'- :» sus-Christ l'avait pleinement instruit ; mais )) comme il n'avait été instruit que par ré- » vélation, il était à propos que le monde )) apprît de son exemple que toute révélation )) doit être confrontée avec la doctrine de )) l'Eglise , et recevoir de son approbation i> le dernier degré de certitude. Si cette » règle avait toujours été suivie, il n'y aurait )) jamais eu ni visionnaires ni fanatiques.

» Pour revenir à la députation , qui était » le sujet public et connu du voyage , les )) deux apôtres » étant conduits par « plu- » sieurs de » l'église « d'Anlioche, » traversèrent la Phenicie et la Samarie , racontant la conversion des gentils; ce qui causa une grande joie à tous les frères. Arrivés à Jérusalem , ils furent reçus par l'église , par les apôtres et par les prêtres , auxquels ils racontèrent les grandes choses que Dieu avait faites avec eux. Mais, k disaient-ils (i), » quelques-uns de la secte des pharisiens , qui. ont embrassé la foi , se sont élevés, et ont avancé qu'il fallait circoncire les gentils, et leur ordonner de garder la loi de Moïse.

(i) On aioule disaieni-ils j comme si ce qui suit avait été rapporté par Paul et Barnabe ; rien ne paraît plus naturel. D'autre part le texte induit à croire que ce fuient les Juifs zélateurs de la loi qui , présens au récit des deux apôtres , proposèrent leur difficulté. Ni l'une ni l'autre explication ne fait rien au fond de la chose ^ et chacune a pour elle de bons interprètes.

DES APOTRES. CHAPITHE XV. l5c)

« La question était proposée , il fallait la » décider. » Les apôtres donc et les prêtres s'assemblèrent pour l'examiner. On la discutait avec beaucoup d'application , lorsque Pierre se leva , et leur dit : Mes frères , vous savez que dès les premiers tems Dieu m'a choisi parmi vous pour que les gentils ([) entendissent de ma bouche la parole de l'Evangile , et qu'ils crussent. Et Dieu qui connaît les cœurs a rendu témoignage (2), leur donnant le Saint-Esprit , comme il nous l'a donné à nous-mêmes, et l'on n'a mis aucune différence entre nous et eux , purifiant leurs cœurs par la foi. Pourquoi donc à présent tentezvous Dieu (3) y en imposant aux disciples

(i) Corneille et ceux de sa maison ^ comme on Ta \u au chapitre x.

(2) Le témoignage dont il est parlé en cet endroit ne tombe pas directement sur les vérités que Pierre annonçait, mais sur la purification, c'est-à-dire sur la sanctification des gentils. Le Saint-Esprit, en descendant sur eux d^me manière sensible^ prouvait qu'ils étaient actuellement saints, tout incirconcis qu'ils étaient. Donc ni la circoncision , ni le judaïsme tout entier n''étaient pas nécessaires à la sainteté, ni au salut qui en est le fruit.

(3) Tenter Dieu , c'est en exiger ou en attendre des • miracles inutiles et superflus. C'est en ce sens que Jésus*

Christ même se sert de ce mot. Matt. iv. Ceux h qui saint Pierre adressa ici la parole étaient dans ce cas j car Dieu ayant suffisamment déclaré sa volonté par la descente visible du Saint-Esprit sur les incirconcis, demander de nouvelles preuves , c'était demander à Dieu uu nouveau miracle, que le premier avait rendu superflu.

6. CoTiveneruntque apostoli et seniorcs vide" re de verLo hoc.

7, Cum autem, magna conquisitio ficret, surgens l^etrusdixit ad eos : Viri fiatrès vos scitis quoni;ini ab antiqiiis diebus Deus in nobis elegit per os meiitn audire gentes verbum evaiigelii , et credere 8. Et qui novit corda Deiis , lestimo— niiim peihibiiit, dans illis Spintum sauctum, sicut et nobis. g. Et nihil discrevit inter nos et illos, flde ptiri— ficans corda coruai. 10. Niuic ergo qtiid tentatis Deum , im— ponere jngumsuper cervices discipulorum, qiiod neqne l'atres nostri, nequenos portare potui— mus ? 1 1. Sed per gratiam Donnini Jesu Chrisli crediniiis salvari , quemadmoduM et illi.

iGo HISTOIRE DES ACTES

un joug qiie ni nos pères ni nous, n'avons pu porter (i). Nous croyons au contraire "devoir être sauvés de même qu'eux (2) par la grâce du Seigneur Jésus-Christ , « et non )) par les œuvres de la loi. »

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