‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 44 sur 81 · Tacuit au- Toute l'assemblée earda le silence ; et l'on · texte numérisé non relu

Tacuit au- Toute l'assemblée earda le silence ; et l'on

tem omnjs mul- , r» i

titudo ( fc audie- ccouta Barnabe et Paul^ qui , ce pour montrée erp;iu?um !nl!i^ ^^ ^F^ ^^ ^^^^ appvouvait la doctrine que Pierre rantes quanta » venait d'cxposcr, » racontèrent coHîbien de

JJ g y 5 I (-» ClSSCtSl"

jgna et prodigia miracles et de prodiges Dieu avait faits par In/Î^'^pr L'' eux parmi les gentils.

eos. 1 j> h,t post- I c5

guaoi t^cuerunt, Après qu'ils eurent cessé de parler, Jacque»

respnndit Jaco- . , , ,. -, /• \ r

bus, riicens : vi- pi'it la parole, et dit: Mes treres, ecoutezri iratrrs, audite j^^| gjjj^Qf^ ^fo\^.^ a représenté comme Dieu

aie. 14 oiQiop i

narravit quem- a commencé de tirer d'entre les gentils un

adcaodum pri-

(1) Cette impossibilité ne signifie qu'une grande difficulté. Dieu rend témoignage à plusieurs qu'ils ont porté ce joug , c*est-à-dire qu'ils ont gardé toute la loj. Tels furent Zacharie et Elisabeth , dont il est écrit qu'ijs étaient tous deux justes devant Dieu ; « observant tous » les commaudemens , et toutes les ordonnances du 5) Seigneur d'une manière irrépréhensible. » Luc. ir.

(2) De même qu'eux. Saiut Augustin l'entend de nos pères qui n'ont pu être sauvés que par la grâce de Jésus-Christ ; et il se sert de ce texte pour prouver contre Pelage que sans cette grâce ceux qui sont appelés ici nos pères n'oiil pu être sauvés ni sous la loi naturelle, ni sous la loi écrite, Le dogme est certain, et il appartient à la foi; mais la preuve n'est concluante que contre ceux qui entendent le de même qu'eux de nos pères , et non pas des gentils, ainsi que Tentendent Ja plupart des interprètes. Peut-être Pelage l'entendait-il des premiers.

DES APÔTKES. CHAPITRE XV. l6l

-peuple qui lui fût consacré, mais les paro- m"m Deus vîsiles des prophètes s y accordent, selon quil geniibus popuest écrit : Après cela ie reviendrai, et ie rebà- ^"'" "°f"'." *'"'•

1 ' ' J i5 E: huic con-

tirai la maison de David (i) qui est tombée; cordant verba

, ^,. . . . , . , . • X prophetarum, si-

je rebâtirai ce qui en a ete ruine, et je la cutscripium est: relèverai, afin que le reste des hommes, et P°^' ^^'^ '^^\'?^l'

' ^ ' tar, et reaediti-

toules les nations sur lesquelles mon nom a cabo tabemacuete invoque, cherchent le Seigneur (2}. L- est «lecidit et diiuta lui-même qui le dit et qui le fait : Dieu ejusreœdiecabo,

^ , et engaoi illud :

connaît de tout tems son œuvre. 17 ut reqnirant

P'j. j ' • J ' 1 • 1 11 "■ caeteii hominiim

lerre avait décide ; les miracles alie- Oominum , et

» ffués par Paul et Barnabe étaient venus omnes gentes sw-

> n • 1 I ' • • 11 u r P^"" ^"^* invoca-

A) a 1 appui de sa décision , a laquelle Jac- tum est norue^ » ques venait de surajouter la preuve tirée ™^n°s' 'fàc'icns" y> des oracles prophétiques : il ne restait plus ^œc. 18. Notum

, , r r • 1 ^ seciilo est Do-

)) qua conclure; et ce tut Jacques qui le mino opus sunm. i) fit encore , en proposant l'avis suivant , i) qui fut adopté de tous. Il continue donc )) ainsi : »

C'est pourquoi (3) je juge qu'il ne faut 19. Propter

quod ego jiidicoj

(i) Par la maison de David on entend la nation jniYe incrédule et réprouvée , et conséquemment détruite et dispersée. De ses restes, qui seront les Juifs convertis , auxquels les gentils viendront se joindre, Dieu formera une nouvelle maison de David, c'est-à-diie un nouveau peuple de Dieu, enté sur la maison de David, duquel le Messie, fils de David, sera le Roi éternel.

(2) Cette prophétie est d'Aïuos, ix, 12. Il y a quelques différences dans les expressions entre le prophète, et l'apotre qui le cite; mais ces diff'érences ne changent point le fond.

(3) C'est pourquoi. La prophétie n'exprime que l'4

non înquîfitari poîiit inquiéter ceux d'entre les gentils qui

eos qui ex çen- ,• , \ t-w' • ' j v i

tibus converiun- se convertisscut a Dieu , mais qu on doit leur

turadOeum, 2(K écrirc ou'ils s'absticnnent des souillures des

bed scnbere '"!.,, , ,

eosutabstineant idoles (i), de la fomication (2), des aiu-

se a contamina- '. /r>' . j

tion.bus simula- «laux etouffes et du sang.

crnrum , et for- <( i\ prévient cusuite la question qu'on pou-

nicatione , et . , . „ . . ,

suifocatis, etsaa- » vait lui faire, Pourquoi ne pas adresser

^"'"^' » la même défense aux Juifs convertis? C'est » parceque ceux-ci sont sufiisaramenl instruits

21. Moyses e- )) sur tous ces points , » car, « ajoute-t-il, )>

bus antiqi'!iF°h"- Woïse a de tout tems en chaque ville des

betinsingniisci- orgjjs q^j \q prêchent dans les synagoî^ues

Vitatibiisqm eiim . ^ . ^00

prœJiceut in sy- 011 On le lit tous les jours de sabbat.

oS'VabbItu'al A^o^s les apôtres et les anciens, avec toute

vocation des gentils. L'apôtre en conclut que les gentils appelés ne seront point assujettis au joug de la loi mosaïque. On n'aperçoit pas au premier coup d'œil la liaison de la conséquence a^ec le principe 5 mais pour peu qu'on y réfléchisse , ou la trouve. Toutes, les nations seront appelées : donc la circoncision sera abolie ; car elle a été instituée pour distinguer de tous les autres peuples le peuple particulier que Dieu avait choisi pour être son peuple. Or , par la A'ocation des gentils , le peuple de Dieu devait être foimé de tous les peuples de la terre ; toute distinction devenait donc superflue , et par conséquent la circoncision j dont l'abolition emportait celle de tout le Judaïsme.

(i) Les viandes souillées par l'oiFrande qui en avait été faite aux idoles.

(2) Les gentils ne regardaient pas la fornication comme un crime. Il était à craindre que quelques-uns d'entr'eux n'apportassent ce mauvais préjugé dans le christianisme.

DES APÔTRES. CriAPITRE XV. l63

IVglise (i), furent d'avis de choisir quelques- legîtnr. 22. Tune

entreux, et de les envoyer a An- iis,etsenioiibus

tioclie avec Paul et Barnabe (2). On choisit c«m omni ccde-

, . . , . sia , eligere vi-

Jude, surnomme Barsabas, et Sdas, qui étaient ros ex eis , et

1 • • • 1 r ' !.••„„ mittere Antio-

des principaux parmi les ireres; et voici ce ^^j^^^ ç,,^ p^^^. qu'on écrivit par eux : Les apôtres et les an- '» et Barnaba , ciens (o) d entre les ireres (4j •> '^^^^ ireres nomioabatur

(i) Toute l'e'glise pouvait avoir part au choix des députes , mais non pas à la décision.

(2) La dispute avait commence' avec Paul et Barnabe. Les Judaïsans auraient pu les regarder comme parties dans cette affaire , et ne pas s'en fier à leur rapport. Ou leur donne donc des adjoints , qui , n'étant pas présens lorsqu'on avait entamé la question , ne devaient être suspects à aucun des deux partis.

(3) C'est toujours le même mot grec , que la Y ulgate traduit tantôt par celui d'anciens, et tantôt par celui de prêtres , ce qui donne lieu de croire que par ces deux mots elle entend la même chose.

Ou sait que dans ces premiers teins le nom de prêtres et celui d'évêques se donnaient indistinctement aux évêques et aux prêtres. Il y a quelque apparence que la grande supériorité de l'ordre apostolique sur toutes lesi dignités inférieures les faisait presque païaîtrc égales. Lorsqu'il n'y eut plus d'apôtres, les évêques parurent tout ce qu'ils étaient, les chefs du peuple, et des prêtiez proprement dits. Il n'y eut plus de noms communs, et chaque ordre fut distingué par le sien.

(4) Quelques-uns traduisent^ les anciens et les frères. Les frères , ainsi distingués des anciens , ne peuvent être que les simples fidèles qui paraissent concourir avec les apôtres , et les anciens ou les prêtres , à un décret qui est en même tcms dogmatique et législatif. On sent la conséquence , qui irait à introduire la démocratie dans le gouvernement ecclésiastique. Il faut doue dire.

l64 HISTOIRE DES ACTES

Barsabas, et Si- d'entre les gentils qui sont à Antioche, ext

lam, viros cri- ^ ^ .^.,. . i .. / \ a .. •• j*

mosin friJtiibus. ^jnc et en Liiicie , salut (r). Ayant oui dire

' Scnb.ntes „yg quelques- uns partis de chez nous vous

pef maiius eo- ^ , .

ium: Apostoiiet Ont troubiés par des discours qui tendaient

seniores fratres , \ i • i a i

his , qiiisuiit An- ^^ ^^ ruHie de VOS auies, sans que nous leur eu

tiochiie,.!tSyrire, eussiOns douné aucun ordre : nous étant as-

et LUicifC iratri- ^ .

bus ex g^^ntibus, semblës , uous avons été d'avis de choisir et

salutem. 24.O110- j 1

niara ai.divitnus ^^ "^0"^ envojcr quelqiics personnes , avec

quia qiiuidua ex jjQg très-chcrs Barnabe et Paul , a deux »

iiohis exeuntes

tuibavenmt vos, liommes qui Ont exposé leur vie pour le nom

tes animar ves~ ^^ nolrc Seigneur Jésus-Christ. Nous vous

tras , quibiis non avons douc euvové Jude el Silas , qui vous

maiidavimus: 25. ^. "f ^ *

Piac.iifc nobis diront de bouclic ics mcmes clioses « quc nou§

n»m fenKère vN '' ^^^^^ écrivous. » Car il a semblé bon au

ros, et mittere Saiut-Esprit et à nous (2) de ne vous point

ad vos , cum ca-

comme la Vulgate , les anciens d'entre les frères , seniores fratres. Il est vrai que le grec ordinaire dit , les anciens e£ les frères ; mais on lit dans de très-anciens exemplaires grecs , comme dans la Vulgate , les anciens d'entre les frères.

Il y a déjà long-tems qu'on a vérifié que plus le^ manuscrits gi'ecs sont anciens , plus ils ont de conformité avec la Vulgate.

( I ) On croit que ce fut saint Jacques qui rédigea cette lettre. Outre qu'il en avait fourni la matière , on a remarqué qu'il est le seul des apôtres qui , dans son épltre canonique, se sert, comme on fait ici, du mot salut.

(2) Et à nous. Ce mot ajouté signifie que les apôtres n'étaient pas seulement les oi'ganes du Saint-Esprit , mais qu'ils jugeaient avec lui et comme lui ; et , en un mot , que le Saint-Esprit était le président de l'assemblée , et que les apôtres étaient comme ses asses-

CES APÔTRES. CHAPITRE XV. l65

charger d'autres choses que de celles-ci, qui rissimis nostris

" , . , 1 Barnaba et Pau-

sont nécessaires : c est que vous vous ans- jo ^ ^q Hominiteniez de ce qui aura été sacrifié aux idoles, bus qm traduie-

i , runt animas suas

du sang, des chairs étouffées et de la fornica- pro nomme Do-

,^T-. i.j.^ii mini noslri Jesu

tion (i). En vous gardant de tout cela, vous christi 27. Mi ferez bien. Adieu. «J'""^ f ?°., ^"-

■ dam et Silam j

seurs. Tel est le rang auquel Dieu élève ses ministres, et tel est le pouvoir qu'il leur communique.

De ce qu'il semblait bon à eux , ils ont dû conclure sans he'siter qu^il semblait bon au Saint-Esprit , en vertu des promesses faites à l'Église qui était représentée par leur assemblée. Il en est de même de toute assemblée qui représente l'Eglise.

(i) De ces quatre défenses , une seule subsiste et subsistera toujours , celle qui interdit la fornication. La loi qui la proscrit est de droit divin , et même , selon saint Thomas et la plupart des théologiens, de droit naturel. La raison générale des trois autres était une sage condescendance pour la faiblesse des Juifs, dont plusieurs n'auraient pas pu se. résoudre à s'unir aux gentils dans l'unité d'une même église , s'ils les avaient vus user d'alimens que leur loi leur avait appris et que l'habitude les avait accoutumés à regarder comme abominables. Il y avait une raison de plus pour les viandes offertes aux idoles : manger de la victime ( quasi idolothytum. i. Cor. viii. ^. ) comme victime , c'était participer au sacrifice. Ils est vrai qu'on pouvait n'avoir pas cette mauvaise iijtention; mais il était à craindre que les premières idées, qui ne s'effacent jamais entièrement , ne se réveillasseait dans plusieurs gentils , et qu'en mangeant ces viandes , ils ne s'imaginassent erjcore faire un acte de religion.

Ces lois ont cessé d'obliger lorsque les raisons qui les avaient occasionnées ont cessé d'exister. L'église latine les a observées pendant quelques siècles. L'église grecque les observe encore aujourd'hui.

.«(iii et ipsi vobis verbis réfèrent eadem. 28. Visum est enim Spiritui sancto , et nobis , nihil ultra itnponere vobis oneris quam hase neces- . savia. 29. Utabstirieatis vos ab immoJatis simulacrornm, et sanguine et stiffocato, et fornicatione ; a qnibiis cus- Indienles vos , bene agetis. V^a- Jete. 3o. lili ergo dimissi , descenderunt Antiochiam : et congregata nmltitiidine Iradidernnt epistolam. 3i.

Quam cutn legissent gavisi smit super consoiatione. Sa. Judas autem, et Silas, et ipsi cum es— sent propheta; , verbo plurimo consolati sunt fratres , et confirtnaverunt. 33.

Facto autem ibi aliquanto tempère , dimissi sunt cum pace a fratribus ad eos qui misenmt illos. 34- Visum est autem Silse ibi remanerc.

Judas autem soins abiit Jérusalem. 35. Pauiiis autem et Barnabas demorubautiir Anliochiie, doeentesetevaa-

Les députés ayant reçu leur mission, s'en allèrent à Antioche. Ils y assemblèrent les fidèles , et leur remirent la lettre , dont la lecture les remplit de joie , voyant la consolation qu'on leur donnait. Jude et Silas, qui étaient eux-mêmes prophètes, consolèrent et fortifièrent aussi les frères par plusieurs discours. Après qu'ils eurent séjourné là quelque tems , les frères les renvoyèrent en paix à ceux qui les avaient envoyés. Mais Silas jugea à propos de demeurer à Antioche , et Jude s'en alla seul à Jérusalem.

Paul et Barnabe s'arrêtèrent aussi à Antioche , où ils enseignaient et annonçaient avec plusieurs autres la parole du Seigneur. Quelques jours après , Paul dit à Barnabe : Retournons , et visitons nos frères par toutes les villes où nous avons prêché la parole du Seigneur , poiu' voir en quel état ils sont. Or Barnabe voulait prendre avec lui Jean, surnommé Marc; mais Paul le priait de considérer qu'il n'était pas à propos d'admettre celui qui les avait quittés en Pamphylie, et qui n'était pas allé avec eux faire l'œuvre (( du Seigneur. )) Il y eut donc entr'eux une contestation (^i) qui fut cause qu'ils se

C'est par la tradition que nous avons appris qu'elles ne devaient pas être perpétuelles. Si ceux qui rejettent la tradition raisonnent conséquemmeut , ne doivent-ils pas se croire obligés à les garder?

(i) Les saints veulent toujours ce que Dieu veut , mais ils n'en ont pas toujours la connaissance certaine.

DES ArÔTRES. CHAPiTRE XV. 167

séparèrent l'un de l'autre : Barnabe prit Marc avec lui , et s'embarqua pour aller en Chypre; Paul ayant choisi Silas, partit avec lui, après avoir été recommandé à la grâce de Dieu par les frères. Il parcourut la Syrie et la Cilicie, affermissant les églises , et ordonnant qu'on gardât ce qui avait été prescrit par les apôtres et par les anciens.

Alors leur attachement à leur propre sentiment n'est point blâmable , parcequ'ils croient de bonne toi que ce qu'ils pensent est ce que Dieu veut.

L'ange tutélaire de la Perse re'sista pendant vingt-un jours à l'ange qui parlait à Daniel. Dan. x. Voilà parmi les anges l'opposition des sentimens; mais elle ne produisait pas la division des cœurs. Nous devons en croire autant des deux apôtres.

Ceux-ci, persuades que ce qu'ils pensaient était selon Dieu et la raison, fîreut bien, chacun de sou cote', de ne pas céder par complaisance pour son collègue. Dieu qui leur révélait tant de choses , les laissa ignorer qui des deux se trompait ou ne se trompait pas. Il savait que cette ignorance occasionerait leur séparation , que Dieu voulait alors, afin que la semence de la parole se répandît en plusieurs lieux à la fois.

Si l'on en juge par l'événement, ils firent bien l'un et l'autre. La douceur de Barnabe empêcha que Marc ne fût exclu du ministère, et la sévérité de Paul produisit en lui un si grand accroissement de ferveur , qu'il fut associé de nouveau à l'apôtre des nations , et qu'il en mérita les éloges. Enfin, il parvint à une si haute sainteté, qu'il est dit de lui , comme de saint Pierre, que son ombre seule guérissait les malades. Voy. h Martjr, romain , au i'] de septembre.

gelizantes cutn aliispliiribusverbuin OoQiini. 3G.

Post aliquot autem dies , clixiL ad Baruabain Paulus : Reveitentes visitemus fratrcs per uni versas civitates, in qiiibus prxclicaviinns vcrbuiu Domiiii , qiiomodo se habeaiit.

37. Barnabas autem voJebat se cum assutnere et Joanneai , qui cognomiiiabatur Marcus. 38. Paiilusautemrogabat euna ( ut qui discessisset ab eis de Pampliylia , eb non esset cum eis icopus ) non debere recipi.

39 FîCta est au teia dissensio, ita ut discederent ab invicem , et Carndias quidcm assumpto M:irco navigarel Cypruiu. l^o.

Paulusveroelecto Sila profectus est , tradi tus gratis Dei a fraliibus \i. Peraaibulabat autem Syiiam et Ciliciain, contirmans ecclesias, pr;ecipiens custodire prœcepta apostoloruiuetseuiôrum.

l68 HISTOIRE DES ACTES

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