‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 49 sur 81 · C. xvni. ^ i · texte numérisé non relu

C. xvni. ^ i

Post ha?c egressus ab Athenis , venit Corintbum. 2. Et in-

« Athènes avait reçu la semence, et l'a- » pôtre en avait recueilli les premiers fruits. » C'était le moment de la répandre dans une » autre contrée, où elle devait produire sous » ses yeux la moisson la plus abondante. » Il partit donc d'Athènes, et alla à Corinthe. Il y trouva un Juif, nommé Aquila, originaire du Pont, venu depuis peu de l'Italie, avec

lUUUl. Li. JZit 111— 'il '

veniens quem- Priscilla, sa femme. ( (( Ils avaient quitté

nomine Aqui- ^^ l'Italie )) parceque Claude avait ordonné à

tous les Juifs de sortir de Rome (i). ) Il se

(i) Suétone dit que les Juifs furent bannis de Rome à cause des troubles qu'ils y excitaient, impulsore Chresto, à l'iustigation de Chrest. Ce sont en deux mots deux ignorances^ l'une du nom de Jésus-Christ, qu'il appelle Chrest, l'autre du tems de sa mort, arrivée bien des années avant ces troubles dont il l'accuse d'avoir été l'instigateur. Nous y trouvons cependant la véritable cause du bannissement : ce fut le soulèvement des Juifs incrédules contre ceux de leur nation qui embrassaient la foi de Jésus-Christ. Claude^ sans examiner qui avait tort ou raison, les bannit tous. Il paraît que ce ne fut pas pour long -tems. Lorsque saint Paul alla à Rome pour la première fois, il y trouva des Juifs établis- et nous ipprcnons de l'Epître aux Romains , qui fut écrite avant ce premier voyage, qu'Aquila et sa femme étaient retounu'« à Rome, puisqu'il leur y donne le salut.

joignit à eux; et comme il était de leur métier, inm , Pontîcnm

il demeura dans leur logis, et il y travail- per^v'enJrat^ab

lait (î) : or leur métier était de faire des ^tai'a , et Pris-

ciUam uxorem

lentes. ejiis(eoquoclpr.-E-

Cependant il parlait dans la synagogue tous dîiî's^^^disceder"

les jours de sabbat, mêlant dans ses discours omnes Judœos a

1 J c • T' 1 -1 iA 1 -^ j Roma), accessit

le nom du seigneur Jésus ; et il tachait de ad eos. 3. Et

persuader les Juifs et les Grecs. Or, quand ^"'^ ejusdem e-

. rr- I ' ' r •' 1 rat artis , mane-

Silas et Timothée furent arrivés de Macé- bat apud eos , et

j • r> 1 ',. ^ * i. operabatur ( e-

doine , raul se mit a prêcher avec encore rant antem sce-

plus de force , assurant et prouvant aux Juifs nofi\cfori.Te artis).

que Jésus est le Christ, iuais comme ils le in synagoga per

contredisaient et qu'ils blasphémaient, il leur rn^erVone^nsTo-

dit, secouant ses habits (2) : Que votre sans^ ™^" Domini Je-

■* "^ su , suadebatque

^__ Jndœis , et Gi\-c-

cis. 5 Ciim ve-

, s -t, ■ , ■ ■ 1, 11 nissent aiitem de

(i) U avait appris ce métier , suivant 1 usage des pha- Macrdonia Siîas

risiens, qui étaient obligés par leurs règlemens d'appren- et Timothms ,

dre quelque art mécanique et de l'exercer: en quoi ils l^^ ^ ^ .^^'.1^"

. , ,, ,., t n Paulus , Icsli/l-

etaient louables, soit qu ils le fissent pour gagner leur cans Judœis esse

vie, ou seulement pour éviter l'oisiveté. J< snm Chrisfiim.

n 7 ^ 17 -j. T* ' * n\ ^* ^ Contiadicen-

PauL travaillait , avl a ce propos saint Lbrysostome, ii}j„s a„te.

et ilprêchait. Rougissons , nous autres qui ne prêchons et blasnheman-

pas et qui ne faisons rien. *'^''?' "cutiens

.,. ,, ,1 «1. . vestimenta sua.

Il travaillait poiir n être pas à cbarg" aux fidèles , quoi- dixit ad eos :

qu'il eût droit d'en exiger sa subsistance. Il en est qui Sanguisvestersu-

sont nourris et engraissés des biens de l'Édise , et qui L,,„ . „„I,j^~

ne font rien pour elle. Quel contraste ! ego ; ex hno ad

On a déjà dit qu'aucune des vertus qui ont paru dans S^^iit^s vadam. le cbristianisme ne disparaîtra jamais entièrement. Saint Paul y aura donc toujours des imitateurs de ce noble désintéressement ; et la religion a encore quelques ministres assez généreux pour la servir, je ne dis pas sans profit , mais à leurs dépens.

(2) Signe de dctestation et d'imprécation , dont on

soit sur votre tête (i); pour moi, j'en suis

innocent : désormais j'irai vers les gentils.

(( Obligé de les quitter , un reste d'espé-

» rance fit qu'il ne voulut pas trop s'en éloi-

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