Petrus vero ad illos
Pœnitentiain , inquit , agite , et baptizetiir unusqiiisqiie vestrum in nomine Jesu Chiisti , in lemissionem pec— catomm vestro— rum : et accipietis domiin spiritus saiicfi 89 Vobis enira est repromissio, et filiis vestrjs, et omnibus qui longe sunt , quosciim— que advocaveiit Ûominus Deus noster.
Jesus-Christ pour la rémission de ses péchés , et vous recevrez le don du Saint-Esprit ( i ) : car c'est à vous que la promesse est faite, et à vos enfans, et à tous ceux qui sont éloignés , autant que le Seigneur notre Dieu en appellera.
40. Aiiis etiam Pierre apporta encore plusieurs autres preuyerhis piiirimis yg^ ^^ £(■ pQ^j. f^jj-g p|^^g d'impression sur les
tcstihcalus est: ^ -T r l
» esprits, après les avoir éclairés, » il les Et exhortaba- exliortait en disant : Sauvez-vous du milieu
tiir eos diceiis :
Salvamini a ge- ,
si l'on veut encore, où Jc'sus-Christ est nommé comme seconde personne de la sainte Trinité. Quelques anciens, d'une autorité respectable, ont cru que les apôtres avaient commencé à baptiser avec cette formule : Ja te baptise au nom de Jésus-Christ. Ce sentiment a été abandonné depuis, et avec l'aison. L'ordre que Jésus-Christ leur avait donné de baptiser toutes les nations au nom du Père , et du Fils et du Saint-Esprit , cet ordre , dis-je, est trop précis et trop absolu pour être susceptible de changement ou de dispense. Aussi ne peut-on montrer par aucun fait positif que les apôtres s'en soient jamais écartés. C'est donc pour distinguer le baptême de Jésus-Christ des autres baptêmes judaïques, et surtout du baptême de Jean , que plusieurs ci'oyaient leur suffire j c'est , dis-je , pour cette raison que saint Pierre dit ici : Que chacun de vous reçoive le baptême au nom de Jésus-Christ. On achèvera d'en donner la preuve au commencement du chapitre xix.
(i) La grâce sanctifiante, suivant ce mot de saint Paul : La charité de Dieu est répandue dans nos co'urs par le Saint-J^nprit qui nous a été donné. On l'entend encore du Sauit-Esprit donné par le sacrement de la confirmation, que les apôtres conféraient ordinairement aussitôt après le baptême.
DES APUTRES. CFIAPITRE II. 21
de cette race perverse. Ceux donc qui reçurent neraiione isfa
sa parole turent baptises ; et environ trois ^it;.. re<:.p<MUQt
mille Ames f O furent agrée;ées ce iour-lù « à se»"Qot.t;m ej.13,
^ / 00 i biijitizati sunt :
» l'église naissante. » et appositae snnt
)) lis étaient les prémices de 1 esprit sanctiti- cuciter tria mil-
» cateur; ils en furent aussi les chefs-d'œuvre. *i^- » Ces premiers chrétiens furent les plus par- » faits de tous les chrétiens; et la même grâce o) qui les rendit justes, en fit aussitôt des saints 5) dd premier ordre. » Ils étaient assidus à 42- Erant au-
^ T • 1 A \ t^"' perseveran-
entendre la doctrine des apôtres, a comrau- tes iu tloctrina
niquer ensemble dans la fraction du pain (2) «P^stolorum, et
(i) Alors l'Église fut fondée. Jésus -Christ avait fait les pasteurs, les pasteuis firent le peuple, qui, lorsqu'il y entra, trouva le gouvernement tout établi. Le peuple ne peut donc s'y arroger les droits de se donner des pasteurs, sans renverser sa constitution primitive. Il peut bien contribuer au choix par ses vœux, par son témoignage ; tout au plus par la présentation. L'élection proprement dite, la conservation et la juridiction doivent venir de plus haut. Tel a été le christianisme dans son berceau ; tel il sera jusqu'à la fin des siècles.
(2) L^Eucharistie , selon la plupart des interprètes. Quelques-uns l'entendent de la distribution du paiu commun ; il est vrai que le pain rompu a ces deux sens dans rÉcriture. Le premier doit être préféré, non-seulement parce qu'il est presque universellement suivi, ce qui est d'un grand poids à l'égard des textes qui sont susceptibles de divers sens; mais encore par le heu où ce mot se trouve ici placé. Il est naturel de penser que la fraction du pain, qui est mentionnée entie deux actes de religion, telles que sont l'assiduité à la parole de Dieu ' t la prière, que cette fraction, dis-je^ est plutôt la com-
eommunicatione et à prier. Cependant tout le monde était
fractionis p.inis, • . ■ a, c ' • , • »
et orationibiis. ^n Crainte; car les apolres taisaient aussi a 43.Fiebataittem Jérusalem beaucoup de prodiges et de mira-
eraiii aiiimœ ti- , . . .
mor : milita quo- clcs, en sorte que tous(i) étaient saisis de
que pro(Ji2;ia Pt r t, • • . 'i •
signa poraposio- payeur. Pour ceux qui croyaient , ils vilosm Jérusalem yaieiit ensemble et ne possédaient rien qu'en
tiebant et mctus / \ i i • i ri
erat magnus in coiumun ( 2 ). Ils Vendaient leurs fonds
munion du pain eucharistique que la manducation du pain commun.
Notez que le plus grand nombre de ceux qui ne l'entendent que du pain commun sont des protestans. Ils ne veulent plus voir TEucliaristie où il n"est parle' que du pain. C'est parce qu'il s'ensuivrait qu'une seule espèce suflit.
(i) Tant les croyans que les incrédules. Les premiers ressentaient cette frayeur religieuse dont on est toujours saisi à la vue des grands prodiges. Ceux qui ne croyaient pas craignaient pourtant , en voyant les miracles des apôtres ; ils craignaient dis-je , que ces hommes toutpuissans ne voulussent être les vengeurs du Christ qu'ils avaient massacré. Un grand crime est toujours suivi de grands remords : l'assurance a beau être sur le front, la terreur est au fond de l'âme.
(2) C'est l'idée de la plus parfaite de toutes les sociétés. Platon l'avait eue ; mais , suivant la coutume des philosophes, à qui il n'arrive guère d'imaginer quelque chose de bon sans y mêler des extravagances, le divin Platon voulait que tout fiit commun , jusqu'aux femmes. Du reste , son idée avait été jugée impraticalîle : on la regardait comme un beau songe. La voici parfaitement épurée et réalisée par le pêcheur de Bethsaïde. On ignore ce que nos philosophes pourront penser de la comparaison; mais on sait fort bien qu^aucun d'eux ne vaut Platon.
Le bras de Dieu n'est point raccourci 3 les apôtres du
( I ) et leurs autres effets , et on en faisait part à tous, selon le besoin de chacun. Ils allaient aussi tous les jours au temple où ils s'unissaient pour prier ^ et rompant le pain de maison en maison (2), ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et se rendant agréables à tout le peuple. Cependant le Seigneur augmentait tous les jours le nombre de ceux qui devaient être sauvés par le même genre de vie.
Nouveau- Monde ont e'tabli cette bienheureuse communauté parmi des peuples barbares; et, à la honte de toutes les nations policées , cette admirable police y a subsisté pendant plus d'un siècle.
(i) La foi de la ruine prédite de Jérusalem et de la Judée, pouvait leur rendre ce dépouillement plus facile; mais qu'elle était grande cette foi qui facilitait de pareils sacrifices !
(2) Ici il est plus vraisemblable que la fraction du pain signifie la manducation du pain commun. Ce qui donne lieu de le croire , c'est qu'il est dit immédiatement après : Ils prenaient leur nourriture avec joie , etc.
iiniversis. 44* Oiiines eti.im qui crcclebant, erant paiiter et habebant omnia communia. 45. Possessiones et subslaiitias vende— baiit , et diviilebant iila omnibus , prout ouique opus erat.
46 Quotidiequoque perdurante* unanimiter in templo , et frangenles , circa domos panem , suincbant cibum cum exultatione, et simplicitate cordis , 47- Collaudautes Deum, et habentes gratiam ad omnem plebem. Dominus aiitem augebat qui salvi fièrent quotidie in idipsum.