‹ Histoire des Albigeois (volume 2)Chapitre 20 sur 190 · Ibid. Chap. II · texte numérisé non relu

Ibid. Chap. II

Gontaud, ravage Tonneins, et remontant le Lot, se présente devant Cassanhol, où vint le rejoindre l'évêque d'Agen avec les peuples des deux rives de la Garonne. Dans Cassanhol, commande pour le comte de Toulouse le chevalier Seguin de Balens, digne de son nom valeureux, avec des Gascons agiles et bons archers. Seguin repousse l'assaut, et content d'avoir satisfait à l'honneur, se rend, non à l'archevêque, mais au comte Gui, qui sauva ses vaillants défenseurs, et s'adjugea le pillage de la ville probablement pour le rendre aux malheureux habitants fugitifs de Cassanhol. De là une querelle violente avec l'archevêque, qui vraisemblablement revendiquait sa part du butin et la mort des chevaliers- Le prélat contenta sa vengeance en massacrant maints hérétiques, et en jetant dans le feu mainte belle patarine qui ricanait en mourant. Dans cette guerre, l'humanité sera toujours laïque1. Puis, l'ost traversa les âpres collines qui séparent le bassin du Lot de la vallée du Tarn, pour remonter le cours intermédiaire de l'Aveyron ; se grossit dans ce trajet des renforts conduits par l'évêque de Cahors qui descendent avec les châtelains du Quercy. De ce nombre, Bertram de Cardaillac, frère de l'évêque ; Bertram de Gourdon, d'une race chevaleresque célèbre dans les ballades, alliée à la maison de Turenne ; et Bertram de Castelnau qu'il ne faut pas confondre avec le vaillant Rattier, seigneur de Castelnau et de Caussade, gendre d'Esclarmonde de Foix, et conséquemment hostile à la croisade.

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