Le camp de las olas
IllSTOIlîE DES ALBIGEOIS
e fleuve et regagner so'h ermitage construit sur la rive gauche de l'Àriège. Cet ermitage se changea en monastère sur sa tombe. Ce monastère fut détruit vers l'an mil par un débordement du fleuve, et reconstruit sur l'autre rive, au sud de Frédélas. Ses reliques furent transportées en grande pompe au nouveauMas, dans la barque dusaint. On y voyaitle saint assassiné. Une colombe conduisait la nacelle. Sur la poupe était sculpté le Castellar. Ce tableau miraculeux fut gravé sur le sceau abbatial ' . Les cénobites se portaient comme les héritiers du Castellura et du royaume de Frédélas. Les comtes le réclamaient comme successeurs des princes cantabres, libérateurs de l'isthme pyrénéen. De là, froissements continuels de la crosse et de l'épée. Roger II rapporta d'Orient les reliques d'Antonin d'Appamée. Le martyr syrien éclipsa le martyr d'Occident. Frédélas perdit son nom et prit celui de Pamias. Les comtes bâtirent une ville nouvelle au pied du Castellar et la dédièrent au patron asiatique. Les moines ne .furent pas embarrassés pour si peu. Ils réclamèrent l'héritage du saint goth au nom du martyr oriental. Ils revendiquèrent tout, ville neuve, ville vieille, Castellum. Notez que Pamias ne possédait qu'une portion du corps du martyr. Sa tête était à Saint-Antonin-surl'Aveyron, et une omoplate à Palencia, en Espagne. Tous ces monastères avaient le même droit d'hériter du microscopique et fabuleux royaume de Frédélas. Les comtes tâchèrent de maîtriser la turbulente abbaye en lui donnant pour chefs leurs vassaux les