Archives et scels de Pamiers
plus affidés. C'est ainsi que s'explique l'élection de l'abbé Pétronius, évidemment de la maison du Peyrat. Il vivai't vers 1050, et c'est le plus ancien titre connu de cette famille pyrénéenne. Après sa mort, les discordes recommencèrent et remplirent tout le xne siècle. Les comtes opposèrent à Saint-Antonin Sainte-Marie de Bolbonei leur monastère favori et leur nécropole. Enfin l'abbé Vidal conçut l'audacieux dessein de trancher toutes ces querelles féodales par le fer. Il offrit à Montfort le château, la cité, le territoire de Pamiers, le royaume de Frédélasck, sous la réserve de les tenir directement de Saint-Antonin, condition toujours repoussée hautainement par le comte Ramon-Roger
Montfort eut hâte d'accepter et l'hommage et la conquête, et pour l'exécuter se mit aussitôt en campagne. De Fanjaus, son plus court chemin était d'aller par Belpech passer l'Ers au pont de Mazères, bourgade vassale du monastère de Bolbona, où il se fût trouvé à trois lieues de Pamiers et à deux de Saverdun. Mais il fit un. détour vers le sud; son ambition était contrainte d'obéir au fanatisme du légat ; il marcha, par des coteaux boisés, sur Mirepois, siège de l'épiscopat cathare de Toulouse, et l'un des principaux foyers de l'albigisme pyrénéen. Mirepois est une ville antique; son nom évidemment phénicien était Bélicerte2. Le château de Mirepois s'appelait au moyen âge la Tour, parce qu'il se composait d'une tour centrale entourée de manoirs