‹ Histoire des Albigeois (volume 3)Chapitre 108 sur 292 · Papazzigopoulo, Hist. de la civilis. hellén · texte numérisé non relu

Papazzigopoulo, Hist. de la civilis. hellén

Prince cénobite, cuirassé d'un triple entêtement d'Auvergnat, de baron montagnard et de théocrate triomphant, il convoqua ses collègues pour brûler les pauliciens. A son farouche appel répondirent le primat de Septimanie, l'archevêque de Lyon, l'évêque et les chefs des monastères du Morvan. L'archevêque de Narbonne, venu de si loin, et passant du concile de Lombers au concile de Vézelai, établit la présomption que ces pauliciens n'étaient autres que les disciples d'Olivier. Mais cette présomption se change en certitude, quand nous voyons que ces hérétiques étaient les conjurés de Hugues de Saint-Pierre. Il est évident que le primat venait traquer les proscrits de Narbonne jusque dans Vézelai. D'ailleurs, de vieilles relations existaient entre le Morvan et le Midi, et saint Amador, premier évêque |d'Autun, était venu d'Aquitaine.

Ces prélats s'assemblent dans la puissante abbaye et dressent leur tribunal dans l'immense basilique qui couronne la montagne sinistre et stigmatisée d'un Vœ de malheur, l'une de ses créneaux et de ses tours et l'autre de sa forêt de colonnes et d'arcades ogivales 4. Les pauliciens sont tirés des prisons abbatiales. Ils sont calmes et fiers. Ces hommes du Morvan ne tergiversent pas comme ceux de Lombers. La controverse s'engage non pas seulement scripturaire mais encore rationnelle et métaphysique. Ce sont des philosophes et des théologiens. Du premier bond, ils s'élancent jusqu'au plus haut du ciel, jus-

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