Garvas Dorob. clir
Dieu seul est capable de vaincre par la force de son bras. Le glaive spirituel est impuissant, il faut la force matérielle. C'est pourquoi j'écris au roi de France. » Malheureux prince ! Il invoque le glaive matériel ! il viendra sur la tête de son successeur ! il retranchera sa dynastie ! Toutefois sa lettre est un tableau ému et vivant du bouillonnement de l'Aquitaine, Les prêtres, les nobles, le peuple, passent au catharisme. Plus de culte, plus de sacrements, des églises désertes et en ruines, le prince débordé par la révolution. 11 invoque le glaive spirituel et matériel, mais il ne veut pas être le bourreau de son peuple, il laissera l'odieux de la croisade au pape et au roi de France.
Louis VII accepta, maisvoulut en partager la responsabilité avec le roi d'Angleterre; puis, les deux monarques, qui se jalousaient et se disputaient Toulouse, jugèrent plus prudent de ne pas marcher ensemble vers le Midi ; ils se firent devancer par le légat Pierre, cardinal de Saint-Chrysogone l. Le légat s'adjoignit Guérin, archevêque de Bourges, métropolitaine de l'Albigeois; Réginald, évêque de Bath, en Angleterre; Jehan de Bellemains, évêque de Poitiers; Henry, abbé de Glairvaux, et d'autres docteurs cisterciens. Les archevêques de Narbonne et d'Auch, les évêques de Toulouse et de Gahors se joignirent au légat pontifical, et le comte Ramon V eut ordre de prêter main forte aux missionnaires. Ainsi la croisade de la parole préparera la croisade du glaive,, et