Fauriel, poés. prov
et comme un bourgeois, faisant de la sorte honnir les Français.
« Le monde va de telle façon que ce qui était mal hier est pire aujourd'hui. Et depuis que le guide des guerriers de Dieu, le vaillant Barberousse, a péri, nous n'avons plus entendu parler d'empereur glorieux ni brave. »
Cet empereur, c'est Conrad; c'est celui qui retient captif Richard Cœur de Lion, celui que Peyrol appelle à la défense de la Tour blanche; mais l'aigle germaine fuit devant le vautour musulman. Philippe- Auguste aussi s'est évadé de la terre sainte. Le bruit de sa mort avait couru en Orient. Peyrol la déplore; mais Vidal n'en est pas touché; Philippe est l'auteur du désastre de la croisade ; Vidal, en toute occasion, est l'ennemi de Philippe-Auguste et de la France ; il pressent que c'est de là que viendra la ruine de l'Aquitaine. Peyrol revit la Provence, mais ne revint pas auprès de Saïl de Mercor et du dauphin d'Auvergne1.
Pierre Vidal, plus heureux que son compagnon, avait retrouvé l'amour en Orient. Vidal rencontrait partout ce Dieu; cette fois, c'était dans l'île de Vénus. Richard Cœur de Lion avait en passant conquis l'île de Chypre, comme Achille avait subjugué Naxos. Parmi les captives de Paphos et d'Amatonte, il se trouva une Briséis, dont le roi fit présent à son ami. Les mauvaises langues prétendirent qu'elle n'était qu'une Gytana. Mais Vidal soutenait qu'elle était une