‹ Histoire des Albigeois (volume 3)Chapitre 192 sur 292 · Gariel, Bouche, Zurita · texte numérisé non relu

Gariel, Bouche, Zurita

ligieusement contre le pape de Rome. Car tous ces princes, de cœur, étaient albigeois, Le roi Pierre, seul, oscillait encore par rancune contre le Justiça d'Aragon, dont la verge populaire humiliait son sceptre royal. Dans son dépit, il venait de s'embarquer à Marseille pour jeter son sceptre avili aux pieds du saint siège. Mais cet inconséquent monarque se relèvera pour être le martyr de Falbigisme et de l'Aquitaine. Toulouse était pleine & ariens et de manichéens, c'est-à-dire de Vaudois et d'Albigeois. Un évêque cathare siégeait à Toulouse, un autre à Carcassonne, d'autres dans l'Agenais, le Périgord, la Gascogne, le Val d'Aran. Les montagnes de Foix étaient le refuge de tous les proscrits religieux. Le comte faisait élever ses enfants par les johannitee ; ses princesses se convertissaient à l'albigisme ; l'une d'elles allait devenir la papesse du Paraclet1.

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