‹ Histoire des Albigeois (volume 3)Chapitre 279 sur 292 · Doat, Procéd. des Inquisit · texte numérisé non relu

Doat, Procéd. des Inquisit

peut-être aux mêmes soupçons dans ses monastères de Rome et de Bethléem 4.

Selon un précepte du Christ, ils ne voyageaient jamais seuls: chaque Parfait avait son Socins, et chaque Parfaite sa .Socia. Cet usage ancien s'était aussi conservé chez les moines. Dans le catharisme la femme occupe une plus grande place que dans le christianisme, et cela dérive du dogme cosmogonique2. La femme était essentiellement consolatrice; toutefois, bien que missionnaire et médiatrice excellente, elle ne s'éleva jamais jusqu'au sacerdoce suprême, et Tarchidiaconesse resta toujours subordonnée au patriarche. Les Parfaits formaient le conseil canonical de l'Église cathare, et en même temps le séminaire où se recrutait incessament l'ordre sacerdotal. Cet ordre se composait, comme dans la primitive Église, de l'ancien, du diacre, et de l'évêque. Mais entre le diacre et l'ancien se plaçait le sous-diacre, et entre le diacre et l'évêque, deux archidiacres. Ceux-ci s'appelaient le Fils-Majeur et le Fils-Mineur: c'étaient les grands vicaires de l'évêque. Enfin le système comportait un ecclésiarque universel ou pontife souverain qui peut-être n'exista jamais que dans les rêves de Manès.

Le manéisme fut évidemment dès l'origine une secte égalitaire et antisacerdotale, un quakérisme

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