‹ Histoire des Albigeois (volume 3)Chapitre 98 sur 292 · Liber. Mémoires, r. XIV, p · texte numérisé non relu

Liber. Mémoires, r. XIV, p

« Nous sommes chrétiens, nous suivons la doctrine des apôtres, nous repoussons l'autorité de l'Eglise romaine. » Sur les sacrements, il dit : « Nous rejetons l'Eucharistie et le baptême, et nous les remplaçons par le baptême de l'Esprit. » Pour la perfection, ils subordonnaient le mariage à la virginité. Déclarés hérétiques, ils marchèrent au supplice en chantant ces paroles du Christ : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car ils auront le royaume des cieux. * Ils ne furent pas brûlés, mais marqués d'un fer rouge sur le front. Gérard le fut au front et au menton. Puis ils furent mis à nu, fouettés par le bourreau, et tout en sang chassés d'Oxford. Ils moururent de faim et de froid dans les bois, car c'était l'hiver1.

Un autre concile bien plus imposant fut tenu trois ans après (1 163) à Tours, sur le sépulcre miraculeux de Martin, le magnanime défenseur des priscillianites. Le pape Alexandre III le présida : dix-sept cardinaux, cent quatre-vingt-quatre évêques et plus de quatre cents abbés y assistèrent. Voici le sommaire de son 4e canon : Que tous évitent le commerce des hérétiques albigeois. C'est la première fois qu'apparaît ce nom, destiné à devenir si célèbre. « Une damnable hérésie, dit le concile, s'est élevée depuis longtemps dans le pays de Toulouse, d'où elle a gagné peu à peu la Gascogne et les autres provinces, et a infecté plusieurs personnes. C'est pourquoi nous ordonnons sous peine d'excommunication,

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