LIVRE DEUXIÈME
comte Roger-Bernard, son marj, l'usufruit de sa yicomté de Gastelbon, à Roger, son fils, le domaine de cette principauté catalane, et à sa fille Esclarmonde dix mille sols morlans ^, sur ses revenus d*Ândorre. Elle fait divers legs à une femme d'une illustre maison cathare, Guillelma de Montréal, attachée à son père, et parente d'Améric de Laurac et de Giralda de Lavaur, martyrs de la patrie romane. Elle recommande au comte Roger-Bernard de gratifier de Tordre de chevalerie quelques-uns de ses serviteurs, défenseurs de l'indépendance méridionale, faisant de leur noblesse et de leur liberté patriotique la décoration de son tombeau. Le testament d'Ermessinde n'est daté d'aucun lieu, comme si elle était errante et se regardait comme proscrite dans ses États occupés par les Français. Mais il a dû être écrit à Tarascon où Guillabert de Castres vint sans doute, des cavernes de Bédaillac etdeLombrives, ses cellules sauvages, la consoler dans son agonie, et c'est dans ce château que la comtesse s'éteignit pendant l'hiver (1230). Le rocher de Tarascon, où il ne reste que quelques ruines informes, est parfumé du souvenir mélancolique de la double pompe nuptiale et funéraire d'Ërmessinde K
L De Morlas en Béarn : ces monnaies perlaient l'effigie de la vache ibère aux cornes solaires.