‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 114 sur 506 · Cbàt. de Foix, cais · texte numérisé non relu

Cbàt. de Foix, cais

230 LES ALBIGEOIS ET L'LNQCiSlTION

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TUTES LT UNE ARMÉE DE CROISÉS. — TROL'BLCâ DË8 éCOL^S DE PARIS. — DISPERSION DBS MAITRES. — QUATORZE JSUIVENT LE LÉGAT A TOU- LOUSE. — DEGRADATION DU COSITE KAUON DANS FA CAPITALE.

Au milieu de ces douleurs et de ces effrois, on attendait le cardinal qui devait y mettre le comble. Il suivit de près sa victime, le comte Ramon. Romain de SaintrAnge avait enfin pris congé de la reine Blanche et de la cour de France. Sa mission se trouvait achevée par Técrasement des Albigeois. Il retournait à Rome par le Midi, pour triompher dans sa conquête, et consommer leur ruine par l'établissement de l'inquisition et de l'université. Le proconsul descendait à travers les forêts du Limousin, à la tête d'une nouvelle armée de croisés, comme un nuage menaçant. Il amenait avec. lui l'abbé de Grandselve et une phalange de théologiens, de décrétistes et de maîtres de grammaire, recrutés dans les tumultes de l'Université de Paris. Ces troubles 'provenaient du légat et du saintsiège. Rome s'alarmait d'Aristote comme de l'esprit humain. Grégoire IX avait interdit les livres du stagyrite sur la Naiurê. De là des mécontentements sourds auxquels une rixe de cabaret mit le feu.

La veille du Mardi-Gras, des écoliers picards se prirent de querelle avec un tavemier, et par suite

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