‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 139 sur 506 · Regist. de l'inquisition de Toulouse · texte numérisé non relu

Regist. de l'inquisition de Toulouse

néens. Les évoques fallacieusement procédèrent par degrés; ils interrogèrent d'abord des cathoUques ; puis il appelèrent les suspects ; puis enfin les vrais coupables. Ceux-ci d'abord se concertèrent pour ne faire aucune révélation. Mais comme il arrive toujours, les peureux tremblèrent; ils firent des aveux, et demandèrent leur grâce au légat. Le cardinal se montra d'autant plus indulgent avec les timides qu'il se proposait d'être inflexible envers les obstinés. Quelques-uns, mais peu nombreux, voulurent se défendre juridiquement; ils demandèrent qu'on les confrontât avec les délateurs. Romain de Saint-Ange refusa et partit pour la Provence (déc. 1229). Mais ces châtelains, l'obsédant de leurs réclamations, le suivirent jusqu'à Montpellier, Le légat, pour se débarrasser des accusés sans compromettre les accusateurs, leur déroula la liste des témoins. Ils s'en retournèrent enfin, de guerre lasse, ne connaissant avec certitude d'autre traître que Guilbem del Soler^ Romain de Saint- Ange, passfint le Rhône, vint tenir àOrangeun concile qui probablement ne fut qu'une répétition de celui de Toulouse. Puis étant à Momas, ce château assis sur des rochers escarpés, non loin de Montélimart, il remit à Foulques qui l'accompagnait par honneur, les décrets de pénitence rendus contre les suspects, et dit adieu à son vieil et cruel ami qu'il ne devait plus revoir. Rappelé par Grégoire IX, il repassa les Alpes, emportant à Rome les autres informations dont la révélation fortuite eût provoqué dans tout

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