Bernad-ot, ou Bernadot
ohef de Tantique maison dlmpéria, et l'un des héros de l'Église du Paraclet. Blessé au front à l'attaque de Vertfeuil, contre les soldats de l'évêque de Toulouse, il fut rapporté mourant à Laurac. H venait d'épouser Nova de Cab-Aret, fille probablement de ce Pien*e Roger, le plus vaillant châtelain du Gabardez, et de cette Brunissenda, si célèbre par sa beauté et les chants du troubadour Ramon de Miraval. Nova résolut d'ensevelir son yeuvage, dans une de ces grottes où vivaient, selon la perfection cathare, Béatrix, sœur de son père et la mère du poëte, Aladaïs de Naïvoras. Mais Othon, dont elle attendait la mort, revint inopmément à la vie, et, guéri de sa blessure, ressaisit aussitôt ses armes. Il fut fait prisonnier dans Qn combat, mais échangé, bientôt après, contre Jehan de Brigier * , chevalier français, capturé par ses frères à la bataille de Baziège, et longtemps détenu dans les tours d'Âniort.
Othon, léger et mobile, s'effraya de la croisade de Louis VIU. Mais il revint bientôt au parti national.Les fils d'Impéria vivaient comme les princes laïques du catharisme, sans tenir compte du pape de Rome ni du roi de France. Othon fréquentait Goilhabert de Castres, Bernard de la Motta et les aatres évoques. Cinq ministres albigeois prôdiaient publiquement dans son château d'Âniort. Us diacres Navarra, Cemian et la dame de Caraman résidaient dans son manoir de Dorna. D'autres à Belsplans, d'autres à Laurac. Cette diaconesse
i. Jehan le Doutefeu.
gnostique était l'épouse de Gérald de Gourdon, fils de Ramon de Caraman. Ramon, dans le dernier siècle, reçut dans son château de Saint- Félix, l'évêque Nicétas, venu de Constantinople. C'est sur leurs terres qu'était né le catharisme occidental. Gérald fut l'un des plus vaillants faidits qui ramenèrent d'Espagne le comte Ramon VI : au siège de Toulouse, où fut tué Montfort, il combattait à la barbacane du Pont-Neuf, théâtre de si grands exploits.
Le roi de France maintint la confiscation prononcée par Montfort de la terre de Caraman, pour frapper l'hérésie dans son premier berceau et dans son premier héros. Gérald, expulsé une seconde fois et pour toujours de son château paternel, se retira chez ses cousins d'Aniort. Après la guerre, il devint évêque, et sa femme diaconesse; elle prêchait à Doma et lui prêchait et bataillait dans les bois. C'est ainsi qu'Othon d'Aniort s'entourait de prêtres et de chevaliers faidits. Un jour, c'était un dimanche, le peuple se réunit dans l'église de Laurac. Le prêtre romain se présenta pour monter en chaire. Arrière, arrière, prêtre de Lucibel, s'écria Othon, en l'écartant de son épée, et toi, dît-il au diacre cathare, ministre saint du Paraclet, parle et console-nous * 1
Aussi lorsque après le traité de Paris, les fils d^Impéria furent cités devant le tribunal de l'Inquisition, refusèrent-ils de descendre de leurs rochers. Pour les y décider, Pierre-Amiel, archevêque de