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2. Voici, entre eent, un échantillon du travail de déduction auquel a dû se livrer rhistorieo . Parmi les diaconesses de Montségur, il a trouvé Braïda Peyrona. Braïda est le prénom, Peyrona est le nom domestique. De plus, Peyrona est la contraction de Peyratona qui désigne la fille aînée de la maison du Peyrat. Donc Peyrona est l'héritière du château du Peyrat sur l'Ers. Son père ni ses frères ne sont men* tiennes nulle part : ils ont dû périr dans les batailles. Ce* pendant sa race masculine a survécu; nous la retrouverons quatre-vingts ans plus tard à Tarascon. Braïda, expulsée de son manoir du Peyrat, se retira à Pereille avec son époux Isarn de Monservat. Probablement elle était parente de Ramon de Pereille, qui la recueillit encore à Montségur* Elle maria son fils Isarn à Pélégrina de Saint-Andréo, et sa fille à Arnauld-Roger de Mirepois. Peyrona, réfugiée à Montségur, y fut marraine de Braïda de Belissen, sa petitefille, et de Braïda de Pereille, sa petite-nièce. Un nom a suffi pour recomposer la mémoire perdue d'une des plus touchantes martyres du Thabor.
avaient partagé la destinée des comtes dans les combats et dans Texil de Gastelbon. L'un d'eux mourat dans ce champ d'asile de Catalogne. Le vieux chevalier expirant légua son cheval de guerre à l'Église du Paraclet*. Le noble coursier eut le bonheur que lui enviait son maître infortuné, de revoiries pâturages de l'Ers, les poétiques tours de Mirepois et les glorieux champs de bataille de la patrie romane triomphante.
Bernard-Isarn de Fanjaus, chef de la troisième et dernière branche masculine de Bélissen, était fipère de ce poétique et valeureux Pierre-Roger dfe Mirepois, mortellement blessé en reprenant Fanjaus sur les Français (1222). Il avait épousé Auda de Prouille, hénîtière de la première maison de Fanjaus, dont elle porta le nom et la terre dans celle de Mirepois. Rétablis par l'expulsion des Montfort, Isarn et Auda, revenus de l'exil, purent mourir dans leur antique manoir de Fanjaus. Mais Isam, leur fils unique, fut dépouillé de nouveau et sans retour par le roi de France. Fanjaus, donné par Simon de Montfort à l'évoque de Toulouse, fut rendu par le traité de Paris au comte Ramon VU, son suzerain , mais démantelé de ses murailles, désarmé de son seigneur Isarn de Bélissen, et dénudé de son territoire inféodé au monastère de Prouille. Avec Isam de Fanjaus furent expulsés et dépossédés ses cousins Isarn et Ramon de Prouille, et les chefs des maisons chevaleresques de Got, de Mir, de Festa, de Ferrand, de Fenouillet, de PLa-