Le Pecq
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Hais Philippe, ce paissant et cantelenx ami de Simon de Montfort» n'était plus ; Philippe, ce grand et habile monarque féodal qui avait méiîté le sur* nom d'Auguste, comme le César de Rome, soi t qu'on Tentende dans le sens antique de Majesté, comme Ta consacré l'histoire; soit, comme le traduisaient malignement ses contemporains, dans le sens d'acftiéreur et d'accapareur^ ce qui fut le caractère distinctif de son règne et de son génie plus politique que cheyaleresque ^. U fut le premier des yigou* leûx constructeurs qui échafaudèrent solidement an moyen âge la jeune monarchie de France. In- Dooent III lui avait offert le commandement de la croisade contre les Albigeois. Le prudent Philippe avait refusé ; il avait en tête deux grands liom : le roi d'Angleterre et l'empereur d'Allemagne. Il avait à rejeter Othon au delà du Rhin, Jean Sans-Terre dans rOcéan*. Mais il resta le patron secret de l'expédition an commandement de laquelle il eut l'habileté d'élever son vassal direct, un officier de sa cour, un allié même de sa maison, Simon de Montfort. Parmi les chefs auxiliaires figure toujours un prince de sa race pour exercer sa surveillance : d'abord, son parent, le duc de Bourgogne, puis son
i, Angoatut, de Augeo. Math« Pftris.
Del rey francés qu'on ten per dreyturier Veulh pane parlar, car pauc val, e pauc dona. Ans per tolre euld'aver pretz entier.
Le troubadour Pierre Vidal.