‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 261 sur 506 · Inq. de Toul. Mas-Sain tes-Puelles · texte numérisé non relu

Inq. de Toul. Mas-Sain tes-Puelles

qui ea est le symbole, et donne à la figure humaine la toison de la bête sauvage ^

Les Amis de Dieu étaient les Esséniens et les Thérapeutes de TOccident. Ils eussent, à l'exemple des Grecs d'Égyte, écrit sur le fronton d'une bibliothèque : Pharmacopée! Comme 1|3 Parade t est à la fois lumière et amour, le catharisme multipliait les écoles qu'il appelait des hospices. Les écoles sont, en effet, les hospices de l'âme : l'ignorance est une infirmité ; elle est fille du mal ou des ténèbres. L'Albigeois instinctivement était pédagogue non moins que consolateur. Il fondait partout des établissements d'éducation ; il v recueillait les fils et les filles de la noblesse indigente. Cette indigence s'était démesurément accrue par l'immense spoliation du Midi. Il restait toute une petite population d'enfants expulsés de leurs châteaux paternels. Le Consolateur les ramassa sur les chemins ou dans les forêts. Il recueillit pieusement les enfants des chevaliers tombés sur les champs de bataille, l'innombrable et blonde tribu des orphelins de la croisade. Les hospices de Pamiers, Fanjaus, Mirepois, s'étaient une seconde fois transportés à Montségur. Sous la présidence maternelle de la grande Esclar-

1. Doat, xxn. Dansla grotte de Cabanac près Mirepois, où vivaient sept ou huit hérétiques, Pierre de Léra, chevalier, en saigna trois, et de ce nombre G. de rile, oncle d'Indiu qui fut brûlé depuis. Dép. de P. de Léra. — A Laurac» le diacre Arnauld et sou compagnon furent saignés et rasés, dans la maison de Pierre-Roger, par le chevalier Ramon de Calhao, cousin de Tévéque B. d'Ën Marti. Inq. de TouU Laurac.

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monde de Foix, ils étaient dirigés par de vieux guerriers. Les vieillards des maisons cheyaleresques de Bélissen, de Lantar, de Saint-Ândréo étaient à la tête de ce séminaire patriotique, et nous aimons à nous figurer le patriarche des Cap-de-Porc du Mas, le stoïque et savant légiste qui avait défendu les droits du comte de Toulouse devant les conciles de la croisade, couronner sa carrière, vénérable évêque, en faisant épeler les petits faidits de Montségur. Tels étaient encore Ramon de Pérelle et ses deux cousins et compagnons Arnauld- Roger de Mirepois, et Bérenger de Lavelanet. Arnauld-Roger s'était retiré sur le Thabor avec toute sa tribu d'Amis de Dieu : Fornéria sa vieille mère, Cécilia sa femme, Braïda sa fille, et sa belle-mère Braïda de Montservat ; Aladaïs de Massabrac, sa sœur, sa nièce Fais, et ses deux neveux, Alzeu et Othon. Aladaïs était veuve : Alzeu de Massabrac son mari, expulsé de son château de Bénaïs, était mort à Pérelle (1228), chez sa bellemère, Fornéria de Mirepois, consolé dans son agonie parle diacre Joan Cambiaïré *. Bérenger de Lavelanet s'était réfugié sur le Thabor, avec sa femme et ses deux filles, qui épousèrent deux servants d'armes de la forteresse. Un fils lui naquit dans sa vieillesse, et sur ce rocher, qui reçut le nom d'Arnauld Olivier : enfant destiné aux prisons de Carcassonne, oh il retrouvera les os de son aïeulfe Olivéria, enlevée par la cavalerie de Montfort {1 21 2) , comme elle fuyait éperdue sous les bois de Serra-

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