‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 333 sur 506 · Hi«(. du Long., t, Vf, liv. XXV, addit., note S · texte numérisé non relu

Hi«(. du Long., t, Vf, liv. XXV, addit., note S

ISk LES ALBIGEOIS ET L'J»Q[I[SIT10N

louse, d'autres inquisiteurs jetaient l'épouvante et i'horreur dans le Quercy. A Cahors, ils exhumèrent et traînèrent plusieurs cadavres. A Moissac, ils brûlèrent plus de deux cents vivants '.L'uu d'eus, évadé du bûcher et réfugié dans l'abbaye de Bellaperga, endossa l'habit monastique, et, sous ce déguisement claustral, gagna la Lombardie, où il revêtit de nou- Teau la robe johannite. Mais Pons de,Saiat-Gillea et son farouche collègue, l'abbé de Saint-Saturnin, appellent à leur secours, pour dompter les Toulousains désolés et menaçants, les inquisiteurs du Quercy. Le prieur et l'abbé s'adjoignent les dominicains, les franciscains, une armée de moines, de prêtres et d'archers, et commencent une perquisition générale dans la métropole. Us cernent les quartiers, ferment les rues, fouillent les greniers, les caves, les tombes. Ils traînent un peuple de vivants, un peuple de morts A leur tribunal, et de là, vivants et morts, au bûcher. Le Pré-du-Gomte, du matin au soir, fumait d'holocaustes humains. On eût dit la vallée de Hinnon et l'autel de Moloch. Nous avons négligé le nom du viguier qui fut le servile et féroce instrument des inquisiteurs. 11 s'appelait Durand de Saint-Bars. Ne serait-il pas un parent de ce Catholica de Barsa, compagnon de saint Dominique? Le couvent de Saint-Rome n'aurait-il pas imposé son sateUite à l'infortuné comte T Quoi qu'il en soit , il a choisi sa part avec les dominicainâ. Qu'il la garde éternellement , et qu'éternellement l'histoire, qui le juge à. son tour, l'attache inexora-

Page 1