BoUand. Acta lanclorum, Sainl-Pierrt Nolaïque
911 LES ALBIGSOIS ET L'INQUlSITIO.f
un sacerdoce odieux, une papauté sauvage 7 Chaque
génération a ses douleurs et ses combats ; et des
révolutions analogues reparaissent sous des formes
presque identiques, à de longues distances dea
siècles.
Le jeune roi s' élança de sa nef, l'épée i la main, sur la plage couverte de barbares. Dans ce premier choc avec les Africains périt uu chevalier albigeois, Ramon de Durfort, frère d'Adhémar de Rodeilla, et cousin du comte de Foix. Sa tombe consacra le valloD et la baie des Gnii/ois.Palma, le port, AlGudia,lacapitale,Malhorca tout entière, l'archipel baléare furent succesaivementconquis *. LesBarbaresques échappés aux combats furent rejetés dans l'écume des flots, réservés i la servitude des galères, ou au servage encore plus dur de la glèbe. Les chrétiens trouvèrent un butin immense dans cet entrepôt de toutes les rapines musulmanes de l'Occident. Les dames maures di;saient en pleurant aux soldats : Voilà notre or, nos perles, nos bracelets I Laisseznous seulement du pain ! Et telle est la nature humaine que le souvenir de leurs mères et de leurs sœurs brutalement expulsées de leurs châteaux par les croisés n'empi'cba sans doute pas les cathares d'infliger les mêmes rigueurs et peut-ijtreles mêmes outrages aux femmes arabes. L'albigisme était de sa nature plus hostile encore que le catholicisme au sensualisme musulman. Le jeune monarque partagea aux chevaliers le territoire des îles. Ils
1, HUtoria gênerai del reinoBalearUo o de MaUkorea, por Juan Datneto, y Vicente Mut. Malioica, lC3â-G0, 2 vol. in-fol.