‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 398 sur 506 · LIVRE SEPTIÈME S · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME S

méprisaient, ils Thonoraient mort. L'âme, à leurs veux, sanctifiait son vêtement. Ils respectaient leurs cendres. Ils dérobaient leurs sépultures, avaient horreur de la profanation des tombes, et les inquisiteurs qui fouillent les sépulcres leur paraissaient des hyènes et des vautours. De là, tant de ' secrètes nécropoles *.

Montségur fondé, quarante ans auparavant, pour être une arche de salut, ne fut que le dernier et solennel sépulcre. L'inquisition, n'a pas, que nous sachions, découvert ses cryptes funèbres. Ses entrailles renferment encore, chacune dans sa cellule de granit, comme des abeilles dans leur alvéole, les cendres des évêques, les ossements des barons. C'est là que reposent la comtesse Philippa et la vicomtesse Ësclarmonde. C'est là que dort depuis six siècles Guillabert de Castres. Son mausolée est unemontagne. Moïse a le mont Nébo, Guillabert a le Thabor pyrénéen.

Page 1