‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 4 sur 506 · I. Enéide, vi, 687. YenisU tandem... natel · texte numérisé non relu

I. Enéide, vi, 687. YenisU tandem... natel

combats et de massacres, la croisade dévastatrice expirait devant Garcassonne. Pendant que le comte de Foix, le héros de la délivrance romane, entrant dans cette cité par la porte orientale, ramenait son jeune pupille, l'héroïque orphelin des Trencabel, dans le palais de ses ancêtres, antique demeure des rois wisigoths , Amaury de Montfort sortait par la porte occidentalei emportant le cadavre de son père exhumé de la basilique de Saint-Nazaire. Il retournait en France avec ce cercueil, ses compagnons abattus, les débris honteux de la croisade, et, symbole horrible qui avait si longtemps épouvanté le Midi, son morne et famélique lion. Le lion avait été vaincu par la brebis I II s'éloignait en silence par la Strade antique , la voie romaine de l'Albigeois et du Rouergue, à travers les malédictions vengeresses et les chants de victoire des populations méridionales : « Montfort est mort, est mort, est mortl Vive Toulouse, cité glorieuse et puissante I Reviennent parage et honneur I Montfort est mort, est mort, est mort * I » .

Certes, ce fut un ^beau jour, un jour glorieux et triomphant, que celui où le comte Ramon VII vit son territoire enfin délivré, depuis le sommet des Alpes jusqu'aux landes de Gascogne, voisines de l'Océan. Toulouse, à leur retour, fêta magnifiquement le prince et ses chevaliers victorieux. Il était entouré de toutes les tribus romanes, chacune sous son pennon et sen symbole. Ces figures désignaient la race ibère, la vie nomade, l'origine orientale.

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