Voici sur ce comte Topiaion de la cour de France
Et ci vint li quens de Saint-Gille Qui n'aimait mie l'évangile.
Phil. Monskes.
su LES ALaiGGOIS BT L'MQIIISITIIW
Mirepois se hâta d'approvisioaDer la forteresse patriotique. U descendit de la montagoe avec ses chevaliers et les diacres albigeois et fit une tournée dans le pays d'Olmès, sur les bords de l'Ers et da Lectorier. Quand il trouvait du blé, des légumes ou de la farine, il les achetait et les chargeait sur ses mulets. Quand les villageois résistaient, il s'emparait des récoltes, et leur en laissait fixer le prix *■ Plus souvent, ces pieux colons ne voulaient pas accepter |d'argent : ils partageaient leur pain avec les proscrits et les Amis de Dieu. Un jour, Pierre- Roger fit une razzia jusqu'aux portes de Pamiers, et revint avec un nombreux troupeau de bœuls, de brebis et de chèvres enlevés aux moines et aux croisés. Dans le nombre se trouvèrent quatre vaches d'un bourgeois qui vint en réclamer le prix ù MoDtségur'. Ces animaux abattus, et salés dans des cuves de pierre, devaiept nourrir le camp du Thabor. Pierre-Roger, homme de proie, ne pillait cependant que le roi de France et l'Église romaine, ces deux grands déprédateurs du Midi.
Dès que le bruit se répandit que Mootségur allait être assiégé, un ingéuieur fameux (un élève d'Escot de Ltnars, le grand ingénieur des guerres patriotiques] accourut pour munir la forteresse albigeoise. Il se nommait Amaold, seigneur du Villar, près de Faujaus. Amauld était vraisemblablement le fils de ce Ramon de Villar, qui, trente ans auparavant, avait légué tous ses domaines, son château seul