LIVRE HUITIÈME
excepté, à Dominique et au monastère de Prolha, sous l'obsession évidente de Navarra, évêque de Oonserans» et de Vidal le perfide abbé de Pamiers. Amauld, dépouillé de son héritage, résidait au Val, non loin de Guelha, où vivaient aussi plusieurs autres faidits illustres, tels que les Mir et les Romegos, des environs de Garcassonne. Pendant les quatre jours qu'il fut au château, il disposa les machines de guerre sur la forteresse et aux deux barbacanes. Le vieillard, après avoir baisé les Amis de Dieu, redescendit de Montségur, mais laissant, pour en défendre les murailles, ses deux fils Jordan et Hugo du Villar ^ A cette époque, on comptait encore au nombre des combattants, Arnauld et Bérenger du Vivier, près de Pierrepertuse ; Bordus, c'est-à-dire le seigneur de las Bordas ; Rhodos, de Roussillon; Fénolhèdes, vraisemblablement le même que Pierre de Fénolhet, de la maison de Saissac, dépouillé de sa vicomte pyrénéenne et qui, depuis le siège infortuné de Garcassonne, s'était retiré à Montségur; Pascal du Clairan, qui se prétendait avocat de Perpignan ; Mainet et Malosa et Bérenger de Ossieiras; enfin Vasco et Joan Gonil et la femme de Joan, Doulça, qui, malgré son nom et sa mansuétude cathare, était intrépide et guerrière. Unis aux chevaliers de Perelha, de Mirepois et d'Aniort, ils guerroyèrent pendant quatre ans contre Sinum : c'est-àdire contre les sires de Lévis, de Bruyères, et les sénéchaux du roi de France. • Simon de Montfort